Doris Weiss 2009

Doris Weiss a soutenu avec succès sa thèse de doctorat en Sciences du Langage à l'université de Lyon 2 le vendredi 6 mars 2009.

 

doris Weiss

Elle a depuis retrouvé son cher pays d'adoption.

Elle habite dans un appartement au centre de la SIL à N'Djamena.

Pour les fêtes de fin d’année, elle n'avait pas de projets particuliers, sinon de profiter de ce que le bureau est fermé pour prendre une bonne semaine de vacances chez elle (lectures, calligraphie, marché, ...).

Pour l'université, elle doit se préparer pour enseigner un cours de linguistique, Structures des langues africaines, au second semestre.Elle doit aussi préparer une ébauche du programme des cours pour 2010-2011 et se pencher sur le budget, comme il faut préparer les demandes de fonds pour février.

Pour la SIL Tchad, elle doit préparer un cours de grammaire de base de trois jours (pour fin février) en préparation d’un cours sur l’analyse du discours. Les participants à ce cours seront en principe des novices complets qui n’ont jamais réfléchi à leur langue, et auxquels il faudra enseigner le B A BA de l'analyse grammaticale. Doris intervient aussi comme conseillère linguistique pour aider l’un ou l’autre de ses collègues à résoudre des problèmes linguistiques.

En février aura lieu la célébration officielle des 20 ans de la SIL au Tchad (le contrat avec le gouvernement a été signé en décembre 1989).

Elle prévoit de rentrer en France fin avril pour un mois de vacances.

 

Annelise Goldschmidt 2010

Annelise Goldschmidt était en France pour quelques semaines au mois de septembre dernier. Elle a pu assister à la rencontre du comité qui s'est tenue à Toul le samedi 12 septembre 2009.

 

Elle est depuis quelques mois de retour à son poste à Thiès, au service de la Mission Inter Sénégal (la MIS).

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Marianne Goldschmidt avec Annelise à Toul le 12 septembre 2009

A cette rencontre à Toul, elle nous rappelait qu'en octobre, elle aurait passé 30 ans de sa vie en Afrique. Elle vit toujours dans le même appartement à Thiès, ce qui lui permet de recevoir du monde. Au bureau, il y a moins de place, mais un projet de construction de bureaux plus spacieux est en route.

La restructuration de la MIS avance lentement. Un assistant de direction a été embauché, cela soulage beaucoup José Oliveira. Une aide devrait aussi arriver pour le bureau, ce qui nécessitera de revoir le cahier des charges d'Annelise.

Le couple allemand Johan et Lydia Isaak (ayant déjà une expérience à Am Sénéna au Tchad) devrait rejoindre l'équipe début 2010 comme directeur des opérations.

Le projet de parrainage de village avance lentement, cela réjouit Annelise. Plusieurs assemblées de l'AEEMF sont sur les rangs pour s'engager. 

Philippe Manga a donné son accord pour coordonner les efforts du projet de parrainage.

Annelise GOLDSCHMIDT /Mission Inter Sénégal

BP 715   THIES - SENEGAL

Tél. : ( 221) Dom. 33.952 03 48/ Cell. 76 597 82 86

 

Qui sont les Mennonites ?

menno_simonsLes Églises mennonites appartiennent à la famille des Églises protestantes. Elles sont apparues en même temps que la Réforme de Luther, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Alsace et en Suisse, au début du XVIème siècle. Comme les autres Églises protestantes, elles ont mis l'accent sur la lecture directe de la Bible par les fidèles et sur des formes de culte plus dépouillées que ce qui se pratiquait à l'époque.

La spécificité des Églises mennonites, issues du mouvement anabaptiste parfois qualifié de Réforme radicale, a été d'insister sur une démarche personnelle de choix de la part du croyant. C'est pourquoi elles ne baptisent que des adultes. Elles ont encouragé aussi leurs membres à pratiquer autant que possible la non-violence et ont favorisé la participation de tous, sans distinction entre clercs et laïcs, à une vie de simplicité, de partage et de prière. Elles ont ainsi été les premières « Églises de professants », forme de l'Église des premiers siècles après Jésus-Christ.
Le mouvement anabaptiste a été, selon certains historiens, précurseur de la modernité par son refus de la fusion Église-État qui prévalait alors. L'appellation « mennonite » provient de Menno Simons, prêtre néerlandais passé à la Réforme.


Le refus de porter l'arme, voire dans certains cas d'endosser la religion du prince local, a exposé ces Églises à de nombreuses persécutions. Elles se sont alors repliées dans des zones de tolérance : en Hollande et en Allemagne du Nord. Dans certains cas, elles ont été tolérées dans des zones agricoles non défrichées qu'elles mettaient en valeur, en Suisse, en Allemagne du sud ou en Ukraine.
L'implantation française s'est, pendant plusieurs siècles, concentrée en Alsace, et, au fil des ans, ceux qui n'émigraient pas firent des concessions à la société du temps pour pouvoir être acceptés.

Au XXème siècle, dans un contexte de tolérance et de séparation de l'Église et de l'État, les choses sont devenues plus faciles pour les Églises mennonites. Elles s'inscrivent aujourd'hui dans la mouvance « évangélique » constituée d'Églises baptistes, méthodistes, etc. issues de renouveaux. Les Églises mennonites en France ont développé des institutions sociales depuis la Seconde Guerre mondiale : maisons d'accueil pour personnes handicapées et Centres d'Aide par le Travail, foyers pour enfants et adolescents en difficultés, résidences pour personnes âgées ou personnes marginalisées...

Il y a en France 31 Églises locales pour un total de 2100 membres. Dans le monde, les mennonites comptent 1.3 million de membres répartis dans 51 pays sur 6 continents.