Nathanaël Rediger

Nathanaël Rediger, de l’assemblée de Delle, a été recruté par le Service Fraternel d’Entraide (SFE) pour superviser le projet soie sur le plateau des Boloven.

 

Extraits de sa lettre de nouvelles :

NathRed web

Chers famille et amis,

Départ sur les chapeaux de roue !!

Arrivé à Vientiane le 18 août, je suis accueilli par la famille Niess qui va me faire visiter la ville et m’aider à trouver mes premiers repères. Un super cadeau. De même, juste quelques jours avant mon arrivée, la famille Lebreuil faisait aussi ces grands débuts au Laos. Une arrivée simultanée qui m’a permis d’être entouré, moins isolé, de pouvoir vivre ensemble la découverte et de compter les uns sur les autres. Une vraie bouffée d’oxygène.

Le lendemain de mon arrivée je suis déjà dans le vif du sujet, à savoir apprendre le lao. Un démarrage un peu chaotique mais qui s’avère semaine après semaine utile pour s’intégrer, et échanger avec les Lao. J’ai eu la chance d’être dans un petit groupe de 3 personnes pour apprendre la langue. Ce fut plus facile. Le plus dur pour moi c’est le respect des tons. Plusieurs mots s’écrivent à l’identique mais se prononcent différemment et c’est ce qui donne le sens du mot. Attention aux erreurs. Exemple pour mou = cochon et ami. Pas vraiment la même chose. Ces 2 mois de langue ont vraiment été d’une grande aide et permettent une adaptation en douceur.

J’ai aussi pu faire de nombreuses rencontres car presque toutes les ONG ont leurs bases à la capitale. Ainsi notre voisin le plus proche est le MCC.

Transition en douceur:

Ensuite pendant 1 petit mois j’ai pris connaissance du projet en faisant des allers et retours entre le bureau du SFE à Vientiane et puis le Plateau des Bolovens (800 kms). J’ai eu droit au bus V.I.P du Laos, tout confort, conçu spécialement pour les falang (= étrangers = français). Seul bémol, le lit est à taille asiatique (1,70 sur 0,60). Tout est petit ici.

Durant ce temps j’ai appris à connaître l’équipe de travail (13 personnes) tous Lao, à prendre connaissance des activités (production et élevage de vers à soie), à découvrir les vrais plats lao (riz gluant, viande crue, piments à chaque repas, vers grillés, herbes et racines sauvages…) avec une vraie cuisine laotienne (terre battue, cuisson au charbon de bois…). Pas de pain et de dessert. C’est dur, dur mais je n’ai toujours pas perdu un kilo!!!

Nouveau départ :

Depuis le 10 novembre je suis autorisé à vivre sur la ferme, mon lieu de travail même si nous n’avons encore pas obtenu l’accord des autorités pour la poursuite du projet. Je fus accueilli comme un hôte de marque. On me prépara ma chambre avec soin, me cuisine pas épicée, me sert le verre d’eau à chaque fin de repas…. Des attentions auxquelles je ne suis pas habitué mais qui font très plaisir.

La vie en communauté se passe bien pour le moment. Nous sommes 9 à vivre sur le lieu de travail pour la semaine ou plus longtemps.

Sur le terrain c’est passionnant. Pour le moment nous suivons les 150 familles qui ont été équipées durant ces 3 dernières années : nous les aidons à travailler avec plus de rigueur, ceci pour améliorer la qualité des cocons et du fil produit, à se positionner sur le marché et enfin dans un délai plus ou moins bref à devenir indépendante en s’autogérant elles mêmes par l’organisation de groupement.

Tout un programme qui demande patience et persévérance mais qui vaut la peine quant au vue des premiers résultats encourageants.

J’ai pu profiter de la famille Lebreuil, de Christian qui vient aider au bureau par période, des collègues du bureau pour faire des sorties et être invité à découvrir la culture lao riche et variée. Enfin j’ai pu partager avec la famille Amstutz et Aude de bons moments. Très utile car ce sont les sages du projet.

Nathanaël.