De l’obéissance

Jusqu’à quand refuserez-vous d’observer mes commandements et mes lois ? (Exode 16, 28). Plus on avance dans le livre de l’Exode, plus il va de soi que l’obéissance à Dieu est capitale. Tout le livre en parle, depuis Pharaon jusqu’au tabernacle qui est situé au milieu des douze tribus d’Israël. Dieu désire que son peuple l’écoute dans l’esprit d’une humble confiance. Il aimerait en faire une nation sainte (Exode 19, 6 ; 1 Pierre 2, 9). Aujourd’hui, le Père brûle de nous voir soumis à son Fils Jésus. Alors demandons-nous où en est notre obéissance au Sauveur ?

 

Comme par la désobéissance d’un seul homme [Adam] beaucoup ont été rendus pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul [Jésus] beaucoup seront rendus justes (Romains 5, 19). Par son obéissance libre et totale jusqu’à la Croix, le Christ a pallié la difficulté à honorer les alliances contractées avec le Père. Impeccable Maître ! Cherchons son image ! L’irrépréhensible sinon l’irréprochable obéissance dans notre Seigneur est le cachet du disciple fidèle.

 

Dieu sait tout. Il sait surtout notre faiblesse. La laborieuse obéissance du peuple hébreu ressemble beaucoup à la nôtre. C’est un peuple esclave fraîchement libéré de la tyrannie égyptienne par Moïse. Par notre Seigneur Jésus-Christ, nous sommes aussi libérés du despotisme des ténèbres. Dans la traversée du désert, les commandements et les lois de l’Eternel dirigent toujours son peuple vers lui. Pour nous, chrétiens, Jésus a proclamé la Bonne Nouvelle pour que nous ne nous égarions pas dans ce monde. Suivre les préceptes évangéliques nous tient rassemblés autour du Père. Commençons par de petites choses. Et le mur qui nous sépare de la Lumière s’amincira. Qui obéit aux petites choses pourra obéir aux plus grandes !

 

Depuis qu’il a été chassé du jardin d’Eden, l’obéissance à Dieu est nécessaire à l’être humain pour grandir dans sa communion avec le Père. Mais celui-ci ne veut pas des idolâtres  rampants. Il n’est pas un « césar » ! Christ, réalisant l’adhésion parfaite à la volonté de son Père en tout et pour tout, est notre meilleur exemple. Nous avons aussi celui des anges : ils exécutent les ordres de l’Eternel en obéissant à la voix de sa parole ! (Psaume 103, 20). Or, sa Parole est Jésus (Jean 1, 1). Les anges exécutent les ordres de l’Eternel en obéissant à la voix de Jésus-Christ.

 

Si vous avez l’occasion d’observer la vie des petits enfants de deux à trois ans, l’obéissance est pour eux un apprentissage. Elle contribue à former en eux le futur adulte, l’enseigne, l’initie. C’est pourquoi les gens  responsables leur répètent sans cesse les mêmes interdits, les mêmes règles, les mêmes procédés à accomplir jusqu’à ce que ceux-là soient acquis et compris par l’enfant. Telle est aussi l’attitude de Dieu envers nous. Il est LE pédagogue qui fait croître en nous l’homme nouveau (Ephésiens 4, 13 et 24).

 

Dans le texte biblique,  le verbe obéir  signifie entre autres « apprendre », « écouter », « être exaucé (de Dieu) ». Je puis confirmer, pour l’avoir vécu et vu chez divers contemporains, que si nous obéissons à ses lois, Dieu répond à nos prières. Cependant, à lui seul appartient la façon de nous combler de ses bienfaits. Sa réponse est toujours juste même si nous ne le sentons pas constamment. Elle ouvre des horizons inespérés, procure du repos, une tranquillité inattendue, un bonheur solide. Que Dieu est bon et fidèle dans ses promesses ! Il nous faut lui rendre grâce pour son immense clémence car il est écrit : la patience de notre Seigneur est votre salut (2 Pierre 3, 15) et il est lent à la colère (Nombres 14, 18). Cependant, n’abusons pas de cette patience, car il y a des saisons où « les ouvriers du Seigneur » récoltent le raisin du Père. Que nous soyons trouvés « vierges sages » ! (Matthieu 25, 1-13).

 

L’apôtre Paul souligne qu’obéissance et foi vont de pair (Romains 1, 5). Ainsi la foi nous conduit à l’obéissance et l’obéissance renforce notre foi. Répétons-le : qu’en est-il pour chacun de nous aujourd’hui ? Qu’allons-nous faire dans la minute qui vient ? Obéir à notre Seigneur et Maître Jésus-Christ ou servir les dieux de ce siècle ? Aucun moment n’est plus précieux pour un être humain que de marcher dans les pas du Christ !

 

Dilige et quod vis fac (« Aime et fais ce que tu veux ! » Saint-Augustin)

Une école de disciples dans un livre sur le Sermon sur la montagne

Un nouveau Dossier de Christ Seul est disponible : "Heureux ! Le Sermon sur la montagne pour aujourd'hui".

Ecrit par John W. Miller, mennonite canadien, il voit dans le Sermon sur la montagne un catéchisme utilisé par l'Eglise primitive. En termes actuels, une école de disciples...

Pour qui souhaite prendre au sérieux l'enseignement de Jésus, et la centralité du Sermon sur la montagne dans l'enseignement de Jésus sur le Royaume de Dieu, ce livre est un compagnon idéal. On sera réjoui, stimulé, questionné voire dérangé par les paroles de Jésus, expliquées par John W. Miller.

Ce Dossier convient pour une étude en solo, mais également en groupes. Des questions et des "alliances" (engagements) rythment le propos.

A commander ici !

Famille ou église?

perdu-le-chemin-12165« S’il y avait plus de 24 heures dans une journée, ce serait plus facile de combiner service dans l’église et vie de famille ! ». Cette tension entre les deux est assurément une des grandes questions pour la vie de service aujourd’hui. La Bible elle-même nous renvoie des messages qui peuvent à première vue sembler contradictoires : d’un côté, elle nous encourage à laisser notre famille pour nous occuper du royaume de Dieu (Mt 10.34-49, 12.46-50  ; Lc 14.24-27, 9.57-62 ; 1 Co 7.29-34), de l’autre, elle nous rappelle à quel point il est important de s’occuper de notre famille (Dt 24.5 ; Mt 15.1-9 ; 1 Tm 5.4, 8).

Pour toute personne qui se sent concernée par le projet de Dieu par son église, deux questions cruciales se posent : Comment servir l’église sans négliger sa propre famille ? A l’inverse, comment s’occuper de sa famille sans devenir tellement autocentré sur cette dernière, au point d’en oublier le projet de Dieu qui la dépasse ? La question n’est pas simple et il y a besoin d’une bonne dose de créativité et d’humilité pour lui trouver une réponse (temporaire) qui convienne.

Dès la création, Dieu a utilisé des familles (imparfaites) pour accomplir son plan et il continue à le faire aujourd’hui avec celles qui se mettent à son service. La réalité est que l’église locale a besoin des familles et que les familles chrétiennes ont besoin de l’église locale. La famille n’est certes pas l’église, mais des parents chrétiens peuvent inscrire leur projet familial dans la perspective du royaume de Dieu. Leurs enfants, alors, jusqu’à ce qu’ils parviennent à l’âge de leur propre décision, sont comme des « satellites dans le champ gravitationnel de leurs parents » (Henri Blocher). Ils peuvent donc légitimement participer à la vie de l’église, même s’ils n’ont pas encore opéré le choix volontaire de la rejoindre.

Quelques questions peuvent nous interpeller dans notre cheminement vers un équilibre :

  • Comment notre famille peut-elle participer ensemble à la vie de l’église locale?
  • Si nos familles sont des « écoles de communion» (Jean-Paul II), quelle place y tient notre vie de foi ?
  • Quel modèle d’engagement laissons-nous à nos enfants ? Est-il équilibré ?
  • Si nous avons l’impression que notre vie est saturée, par quoi est-elle saturée ? Nos loisirs sont-ils à leur juste place ?

Que le Père « de qui dépend toute famille dans les cieux et sur la terre » (Ep 3.14) nous vienne en aide dans ce domaine délicat. Qu’il nous donne l’équilibre propre à notre situation familiale présente, et la grâce qui couvre nos échecs.

Prédication d’Étienne B. le 15 Mars 2015


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Des jeunes disent leur vision de l’Eglise…

Lors de la rencontre inter-Eglises mennonites du 1er novembre 20014 à l'église de Pulversheim (68), une vidéo réalisée par des jeunes et sur les jeunes a été présentée.

Le thème de journée était "Quelle vision pour l'Eglise locale ?" avec Etienne Grosrenaud, pasteur baptiste, comme orateur. La vidéo donne la parole à une dizaines de jeunes, en écoutant ce qu'ils sont à dire sur l'Eglise maintenant et pour l'avenir.

Cadrage par Philippe Roess, montage par Martin Flohr et Séphora Ieraci. Vidéo mise en ligne avec autorisation de toutes les personnes concernées.

Prédication de Marie Noelle R du 08 Mars 2015


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L’enluminure divine sur le brouillon de nos vies

enluminures2011-020Comme tout le monde, j’ai grandi dans une culture familiale donnée. Dans mon cas, au sein d’une fratrie, à une époque (« soixante-huitarde ») et un environnement particulier. De ces influences naissent un sentiment du « normal », du « bien », du « familier sécurisant » et aussi leur contraire. Tout cela nous a façonnés, et probablement on ne s’affranchit jamais totalement de ces repères et c’est à partir d’eux qu’on évolue, pour le meilleur et le pire. J’ai conscience de n’avoir manqué de rien…

Pour le croyant, se surimposent alors, au long de son développement l’expérience particulière de Dieu, ce qu’il apprend de Sa Parole, les directives claires de Jésus-Christ, les accents propres à la communauté à laquelle il participe et l’écoute profonde de ce que dit l’Esprit Saint. Mais l’expérience de Dieu ne gomme pas magiquement ce qui est déjà inscrit, sans compter notre vieille nature… Elle ne peut que partir de ce « brouillon » pour y inscrire quelque chose, comme une enluminure.

Pas facile de démêler ce qui est à imputer à telle ou telle influence. Le tout s’entremêle dans notre vie intérieure et intime. D’autant plus que, pour compliquer le tout, on est immergé dans un bain culturel (nation, école, langue etc.) qui lui aussi exerce ses influences.

En prenant de l’âge on est plus conscient parfois de l’origine d’une influence dans une envie, un comportement. Cela est dû certainement au fait que de nombreuses autres personnes, les conjoints ou les amis, nous y ont rendus attentifs.

Pour prendre un exemple concret, tout en haut de l’échelle des choses à ne pas faire dans ma culture familiale, figurait le commandement de « ne jamais gêner les autres ». Cela peut aller jusqu’à se ranger sur le côté de la route pour ne pas entraver la liberté d’une voiture qui me suit, ou et cela va dans le même sens, ne « jamais prendre la place que quelqu’un d’autre peut prendre », surtout s’il est probable qu’il le fasse mieux que toi. Il va sans dire que pour moi, résister, confronter ou revendiquer mes droits, c’est tout un travail. On peut bien sûr analyser les effets de tels principes, en bien et en mal… On peut analyser le tout psychologiquement, tâcher d’en voir les origines.

Mais l’important est d’être conscient de ces déterminismes et de travailler à partir d’eux. Ne pas être conscient de ces tendances, c’est peut-être aussi vouloir imputer à l’Esprit, ce qui est plus du ressort d’un héritage familial qu’autre chose. Nous sommes longtemps, sans doute jusqu’au bout de notre périple terrestre, l’enfant que nous avons été. La vocation de notre vie n’est pas juste la projection de cette « ombre » de l’enfance en nous, mais elle en tient compte. La vocation/l’appel particulier c’est toute une découverte, celle de ce que le meilleur de nous-mêmes peut donner pour la vie, dans un contexte particulier.

Seriez-vous en mesure de mettre vous aussi des noms sur les déterminismes de votre propre culture familiale ? C’est intéressant d’en discuter entre amis, en s’écoutant les uns les autres jusqu’au bout. On apprendra des choses importantes. N’en ayons pas honte !

« Nous portons ce trésor dans des vases de terre » (2 Co 4,7). « Sous l’empire de la chair, on tend à ce qui est charnel, mais sous l’empire de l’Esprit, on tend à ce qui est spirituel » (Romains 8, 5).

J’ai constaté qu’il plaît à Dieu de se servir de nous comme nous sommes. Et même de faire évoluer en bien ce qui paraissait brouillon. Dieu parfois apporte ses calligraphies et ses enluminures sur nos brouillons.

Prédication d’Éric O. du 1er Mars 2015


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