Prédication du 25 octobre 2015 | Catherine G. | Jacques 5.13-20

Après Coup

 

Juste un mot des Solomiac


 
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Ici Ouaga, octobre 2015
Juste un mot
des Solo du Faso
 
 
 
 
Après coup...

Tiens, voilà une expression ambiguë ; est-ce qu'on dit ça pour introduire une idée, une réflexion suscitée par un événement (comme dans "... le président a appelé les citoyens à un référendum ; après coup, il le regretta."), ou veut-on parler d'une période qui suit un coup (d'état par exemple) ? Un peu comme en ce moment au Burkina Faso... Oui, les linguistes ne peuvent s'empêcher de s'arrêter chaque fois sur le sens et les sens de ce qu'ils disent ou entendent. 

Le fait est qu'avec quelques collègues, nous sommes en train de nous préparer à organiser en février prochain un atelier de formation pour traducteurs de la Bible ; nous voudrions leur donner les outils linguistiques nécessaires pour saisir ensemble avec leur communauté linguistique le sens de certains termes clés bibliques comme la sainteté ou le sacrifice et le restituer dans leur propre langue avec leurs propres mots. Les spécialistes en traduction ont déjà leurs idées ; nous voudrions juste leur proposer une autre approche... de linguistes... 

... et après ?

Ah oui, encore une autre expression ambiguë. Celui qui dit ça est-il énervé, comme il dirait "ça te regarde ?" ou bien est-il juste curieux de savoir ce qui s'est passé après ce dont on vient de parler ? Encore deux sens pertinents pour notre situation ici... 

C'est vrai qu'à Ouaga, après les événements du mois dernier, provoqués par un certain énervement de certains militaires, il reste encore des gens passablement énervés... Certains ont fui, d'autres sont restés ; les autorités en place s’efforcent de rassurer tout le monde et de maintenir le pays en paix jusqu'aux élections le 29 novembre prochain. 

C'est vrai aussi que la vie a repris son cours et nous nous sentons en sécurité à la capitale ; nous ne manquons de rien et remercions Dieu pour ce qu'il est en train d'accomplir ici. Mais les frontières de l'ouest, où se trouvent nos amis, semblent moins sûres et nous sommes un peu inquiets pour eux. 

Avec notre shalom,

Paul Solomiac
 

 
Wycliffe France,
25 rue de l’Isle
26000 VALENCE

www.wycliffe.fr,
  
  

 
 
  

 

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Tiens, voilà une expression ambiguë ; est-ce qu'on dit ça pour introduire une idée, une réflexion suscitée par un événement (comme dans "... le président a appelé les citoyens à un référendum ; après coup, il le regretta."), ou veut-on parler d'une période qui suit un coup (d'état par exemple) ? Un peu comme en ce moment au Burkina Faso... Oui, les linguistes ne peuvent s'empêcher de s'arrêter chaque fois sur le sens et les sens de ce qu'ils disent ou entendent. 

Le fait est qu'avec quelques collègues, nous sommes en train de nous préparer à organiser en février prochain un atelier de formation pour traducteurs de la Bible ; nous voudrions leur donner les outils linguistiques nécessaires pour saisir ensemble avec leur communauté linguistique le sens de certains termes clés bibliques comme la sainteté ou le sacrifice et le restituer dans leur propre langue avec leurs propres mots. Les spécialistes en traduction ont déjà leurs idées ; nous voudrions juste leur proposer une autre approche... de linguistes... 

... et après ?

Ah oui, encore une autre expression ambiguë. Celui qui dit ça est-il énervé, comme il dirait "ça te regarde ?" ou bien est-il juste curieux de savoir ce qui s'est passé après ce dont on vient de parler ? Encore deux sens pertinents pour notre situation ici... 

C'est vrai qu'à Ouaga, après les événements du mois dernier, provoqués par un certain énervement de certains militaires, il reste encore des gens passablement énervés... Certains ont fui, d'autres sont restés ; les autorités en place s’efforcent de rassurer tout le monde et de maintenir le pays en paix jusqu'aux élections le 29 novembre prochain. 

C'est vrai aussi que la vie a repris son cours et nous nous sentons en sécurité à la capitale ; nous ne manquons de rien et remercions Dieu pour ce qu'il est en train d'accomplir ici. Mais les frontières de l'ouest, où se trouvent nos amis, semblent moins sûres et nous sommes un peu inquiets pour eux. 

Avec notre shalom,

Paul Solomiac
 

 
Wycliffe France,
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Octobre 2015

octobre 2015

Chère famille, Chers amis,GP octobre 2015

J'ai terminé ma dernière lettre de nouvelles en mentionnant un verset biblique. Je ne m'attends pas à ce que vous vous en souveniez ;-) mais il parlait du fait que Jésus allait préparer une place pour ceux qui croient en Lui... (Jean 14: 1-3) Ma chère grand-mère nous a quitté fin septembre à l'âge de 94 ans et est maintenant dans sa demeure éternelle avec son Sauveur Jésus Christ! Même si nous habitions sur des continents différents, nous avions le privilège de passer des vacances en famille avec elle et grand-père et d'autres membres de la famille aux États-Unis. Pour nous, en tant qu'enfants, elle était “Grand-mère en Amérique”! Même maintenant, alors que je vis encore sur un autre continent, la technologie actuelle m'a permise de me connecter et d'ainsi “participer” à son culte d'adieu et son enterrement et d'entendre les beaux cantiques qu'elle même avait choisis pour son culted'adieu et son enterrement et d'entendre les beaux cantiques qu'elle mêmeavait choisis pour son culte d'adieu quand elle était encore en vie. Oui grand-mère savait où elle allait et elle était prête !

La suite de la news 694.59 Kopdf

Octobre 2015

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Chère famille, Chers amis,GP octobre 2015

J'ai terminé ma dernière lettre de nouvelles en mentionnant un verset biblique. Je ne m'attends pas à ce que vous vous en souveniez ;-) mais il parlait du fait que Jésus allait préparer une place pour ceux qui croient en Lui... (Jean 14: 1-3) Ma chère grand-mère nous a quitté fin septembre à l'âge de 94 ans et est maintenant dans sa demeure éternelle avec son Sauveur Jésus Christ! Même si nous habitions sur des continents différents, nous avions le privilège de passer des vacances en famille avec elle et grand-père et d'autres membres de la famille aux États-Unis. Pour nous, en tant qu'enfants, elle était “Grand-mère en Amérique”! Même maintenant, alors que je vis encore sur un autre continent, la technologie actuelle m'a permise de me connecter et d'ainsi “participer” à son culte d'adieu et son enterrement et d'entendre les beaux cantiques qu'elle même avait choisis pour son culted'adieu et son enterrement et d'entendre les beaux cantiques qu'elle mêmeavait choisis pour son culte d'adieu quand elle était encore en vie. Oui grand-mère savait où elle allait et elle était prête !

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Prédication du 18 octobre 2015 | Denis K. | « Jésus guérit 10 lépreux » (Luc 17.11-19) (culte de reconnaissance)

La Bible trouve-t-elle sa place dans nos cultes?

bible-01Dans nos milieux, la Bible est utilisée surtout comme source de lecture individuelle et base des prédications lors de nos cultes. Nous oublions à quel point la lecture de l’Écriture a été importante dans le culte tout au long des siècles : lecture et écoute commune. Il n’est pas rare qu’on entende plus de lectures bibliques lors d’une messe catholique que dans un culte évangélique. Nous qui nous disons fondés sur la Bible, le sommes-nous vraiment ?

Le récit biblique, du premier chapitre de la Genèse jusqu’au dernier de l’Apocalypse, constitue la collection écrite du travail créatif et rédempteur de Dieu en Jésus-Christ à travers l’histoire. En tant que disciples de Jésus, nous affirmons être les témoins de Dieu dans le monde, et que la Bible, notre « livre saint », est le témoignage écrit des actes salvateurs et de la révélation de Dieu, ainsi que du mystère de son éternel amour pour toute sa création. Dans les mots de l’Écriture, nous trouvons la source consignée et le soutien de notre foi, l’histoire de l’alliance divine de Dieu avec son peuple. Cette alliance est proclamée et représentée dans et à travers la louange. Les paroles bibliques n’ont jamais cessé de constituer base de la foi des croyants, et une fenêtre qui s’ouvre sur le Royaume de Dieu en marche vers sa plénitude à la fin du temps. Elles forment le cœur et l’histoire de notre identité de peuple, et fournissent les fondements de nos communautés en nous donnant « une perspective commune sur la réalité »[1]. Manifestement, l’écoute de cette histoire doit être favorisée chaque fois que les croyants se réunissent pour rendre un culte au Seigneur. Les paroles bibliques établissent la norme et le modèle de la louange acceptable à Dieu, ainsi qu’une vie de disciple fidèle et obéissante. Elles stimulent la participation individuelle et collective à la mission de Dieu. Les mots bibliques, lus, dits et enseignés en assemblée, sont essentiels pour former le peuple de Dieu et pour édifier l’Église. Lorsque le langage utilisé pour la louange n’est plus en lien étroit avec la Bible, lorsque l’Écriture tombe en désuétude dans la louange collective, l’une des sources principales de la révélation de Dieu tombe sur le bord du chemin et, en même temps, entraîne avec lui son peuple.

Les paroles de l’Écriture sont souvent des paroles de louange. Lorsqu’elles sont utilisées efficacement, elles permettent de révéler la vérité, l’amour et la volonté de Dieu. Les adorateurs fidèles sont appelés à assimiler ces réalités individuellement et collectivement, mais non pas pour leur seul profit. A la fin de chaque culte ils sont envoyés dans le monde pour partager la vérité et l’amour de Dieu au moyen de leur foi et vie de disciple. En effet, Dieu a choisi un peuple d’alliance non seulement pour qu’il le loue et cherche à lui ressembler, mais aussi pour qu’il devienne une source de bénédiction pour toutes les nations.[2]

Pour se conformer à l’appel de Dieu, pour parvenir à la fidélité, l’Église a besoin d’une louange authentiquement biblique. La véritable louange évangélique, celle qui nous transforme et nous conduit à refléter notre foi par la mission et la vie de disciple, est facilitée dès lors que la parole écrite et/ou dite de Dieu et de son travail salvateur sont remémorés, racontés, et sincèrement « écoutés ». Si ce n’est pas le cas, les croyants, membres réunis du corps du Christ, risquent de perdre non seulement la raison pour laquelle ils se rassemblent pour rendre un culte à Dieu mais aussi leur identité en tant que son peuple. Justement, une meilleure utilisation de la Bible lors de nos cultes nous aide à éviter cet écueil. Les paroles et les récits bibliques jouent un rôle essentiel afin de nous aider à nous souvenir de qui nous sommes en tant que peuple, d’où nous venons et où nous allons. De plus, l’Écriture constitue non seulement une autorité pour la doctrine, mais aussi pour l’éthique, la relation de l’Église avec la société et sa politique.[3] Bien utilisés lors du culte, les mots bibliques contribuent à construire des communautés du Royaume.

L’Écriture régule la forme et la raison de la respiration liturgique/cultuelle et de notre réponse collective à la fidélité et à l’amour inconditionnel de Dieu. C’est pour cette raison que ses paroles ne doivent jamais être considérées comme secondaires ou seulement comme base de la prédication. La répétition constante et sous formes variées de l’Écriture grave les fondations historique, théologique et pratique de notre foi dans nos cœurs. Selon Henri Nouwen, nous ne pouvons pas vivre sans le récit des Écritures, car sans lui nos propres histoires individuelles perdent leur unicité. Les individus perdent de vue la signification de leur rôle participatif dans la « Grande Histoire » de Dieu, et par conséquent, « demeurent de petits individus avec de petites préoccupations qui vivent de petites vies et meurent de petites morts ».[4] L’Écriture raconte l’histoire du projet de Dieu comme une continuité dans laquelle nous, aujourd’hui, en tant qu’acteurs, possédons des rôles déterminants dans le scénario. Le monde peut toujours paraître comme le devant de la scène, mais en tant qu’acteurs dans le drame de l’histoire de l’humanité, le « rôle » que nous jouons est appelé à être façonné par la Parole de Dieu. De plus, ajoute Stanley Hauerwas, les chrétiens croient que Dieu a promis de leur parler à travers l’Écriture. Il est dès lors essentiel que l’Église, corps du Christ, écoute ses mots encore et encore car un souvenir « exact » et une vie fidèle sont intimement liés[5]. Quand nous lisons ou écoutons l’Écriture ensemble, notre concept de Dieu et de ce qu’il attend de nous s’en trouve élargi, notre mémoire collective en est consolidée, et notre identité de peuple de Dieu renforcée.

Dès l’origine, nos ancêtres, les anabaptistes, considéraient la Parole de Dieu comme la source d’autorité de leur foi chrétienne et de leur pratique du culte. Les paroles de la Bible étaient l’aliment de base de leurs rassemblements. L’Écriture était l’air qu’ils respiraient. L’autorité et la puissance de l’Écriture étaient telles qu’ils étaient prêts à affronter et la torture et la mort pour avoir le droit de la lire et de l’interpréter chez eux et dans leur rassemblements. Ils voyaient la prolongation de la présence de Jésus dans le temps et dans l’espace dès qu’ils entendaient la Parole de Dieu pendant le culte. L’appel essentiel : que ces paroles s’incarnent dans un style de vie à la suite du Christ.

Et nous? Nos assemblées ont-elles perdu leur passion pour l’écoute commune de l’Écriture lors du culte ? Des mots de vérité pour lesquels tant de croyants étaient prêts à mourir sont délaissés comme bagage inutile, remplacés par des commentaires des uns et des autres qui cherchent à être « pertinents ». Comme si la conscience chrétienne était devenue tellement insensible aux Écritures, que nous avons du mal à imaginer que leur contenu puisse contribuer de manière significative au culte et à la vie de tous les jours. Pourtant, il s’agit de la Parole de Dieu, une histoire du monde, de son origine, de son sens, de son destin. Cette Parole cherche à nous inscrire dans cette même histoire, dans le projet de Dieu. La question est maintenant devant chacun et chacune, et devant chaque assemblée. A nous de juger… Un tel verdict ne devrait pas nous laisser indifférent. Y a-t-il lors de nos rassemblements un étrange silence de l’Écriture ?

Suggestions pour l’utilisation des textes bibliques pendant le culte : Voir le dossier de Christ Seul, Paroles et prières pour le culte (sous dir. Silvie Hege, 3/2014, Éditions Mennonites) et « Ressource bibliques pour le culte » http://www.centre-mennonite.fr/ressources_bibliques_pour_le_culte/ .

[1] Robert Taft, SJ, Beyond East and West: Problems in Liturgical Understanding (Washington, D.C. : The Pastoral Press, 1984), 128.

[2] David Peterson, Engaging with God : A Biblical Theology of Worship, 159.

[3] Confession of Faith in a Mennonite Perspective (Scottdale, PA. : Herald Press, 1995), 24.

[4] Henri J. M . Nouwen, With Burning Hearts : A Meditation on the Eucharistic Life (Maryknoll, N.Y. : Orbis Press, 1994), 48-49.

[5] Stanley Hauerwas, Unleasing the Scripture : Freeing the Bible from Captivity to America   (Nashville : Abingdon Press, 1993), 36.

Prédication du 11 octobre 2015 | Eric et Viviane O. | Jacques 5. 7-12

Septembre 2015

Nouvelles du CMMF et de ses envoyés

Réunion du comité
le 26.09.2015 à colmar-ingersheim

pdfLe Flash septembre 2015 en téléchargement106.74 Ko

flash onfo septembre

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