La terreur au nom de Dieu: un défi existentiel pour les croyants religieux

s2.qwant.comAu cours des 30 dernières années, le terrorisme a connu une recrudescence et un
changement dans sa nature et sa portée. Alors qu’il était auparavant principalement
local et focalisé dans sa mise en œuvre, le terrorisme est passé à l’avant-plan sur la
scène mondiale et les victimes sont choisies aveuglément.

Pour beaucoup, le terrorisme constitue l’une des plus graves menaces à la paix et la sécurité humaine. Comme sous-entendu dans le titre de ce panel, le terrorisme contemporain revendique souvent une identité religieuse et utilise un langage religieux pour décrire ses attaques violentes contre l’ennemi. Suite à la destruction des tours jumelles aux Etats-Unis, Oussama Ben Laden a affirmé : « Voici l’Amérique frappée par Dieu dans l’un de ses organes vitaux (…). » Mais le caractère religieux du terrorisme aujourd’hui n’a d’égal que le caractère religieux des réactions dominantes à ces attaques. Plusieurs années après le commentaire de Ben Laden, George W. Bush a dit à un auditoire chrétien aux Etats-Unis: « Dieu m’a demandé de frapper al-Qaïda et je les ai frappés, et puis il m’a demandé de frapper Saddam, et c’est ce que j’ai fait. »
Tant de violence aujourd’hui est infligée au nom de Dieu, à la fois par ceux populairement connus comme terroristes et par ceux qui les combattent, que cela a
relancé de façon dramatique le débat sur le lien entre la religion et la violence.Pour beaucoup, ce débat met en question la croyance en la bonté fondamentale de la
religion – en particulier la bonté des trois religions monothéistes. « Lorsqu’on lui a
demandé ce qu’il pensait être le réel ‘‘axe du mal’’ le journaliste britannique
Christopher Hitchens a répondu: “Le christianisme, le judaïsme et l’islam”. »i

Ces développements posent un défi existentiel fondamental à la foi des croyants, en
particulier des croyants pacifistes. Le défi est d’autant plus grand pour les croyants
pour qui les textes sacrés racontant les événements fondateurs de leur foi rejettent
l’utilisation de la violence meurtrière comme moyen de vaincre le mal – ce que font
selon moi les récits de la vie, la mort et la résurrection de Jésus de Nazareth. Loin de
montrer que « Dieu est de mon côté » et de fournir ainsi une justification pour « ma
cause », ces récits révèlent que Dieu est du côté de ceux qui résistent au mal de façon
non-violente, en choisissant de mourir au lieu de tuer, de donner leur vie plutôt que de
prendre celle d’autrui.
Répondre à la terreur perpétrée au nom de Dieu : quatre pistes pour les croyants
Comment répondre au défi posé aux croyants par la violence menée au nom de Dieu ?
Parmi les nombreuses réponses possibles et utiles, je suggère les quatre pistes
suivantes, toutes reliées les uns aux autres.

  1. Mener une « évaluation de la terreur » au sein de sa propre tradition religieuse
  2. Refuser de participer à la « guerre sainte » contre le terrorisme
  3. S’engager dans des efforts de rétablissement de la paix à l’échelle locale et mondiale
  4. Remplacer les systèmes de croyances qui justifient la violence en invoquant le nom de Dieu.

Ces points sont développés dans la suite de l’article disponible ici (clic)

Cet article de Larry Miller a été présenté à la rencontre internationale pour la paix, « Le courage d’espérer: dialogue entre religions et cultures » à la communauté de Sant’Egidio à Rome le 1er octobre 2013.

Novembre 2015

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Novembre 2015            FLASH INFO

FRANCE

  • La rencontre commune CMMF-AEEMF en septembre avec l’envoi de l’équipe missionnaire de PONTARLIER a été un moment fort et encourageant.
  • Un appel est lancé pour renforcer l'équipe de Pontar-lier : d’autres familles sont-elles prêtes à rejoindre le projet ? La recherche d’un « pasteur-implanteur » à temps partiel (de préférence) se poursuit également.
  • Proclam' : du 18-21.12 WE à Darney (Vosges) ; du 15-28.07 camp à USSEL (Corrèze).
  • L'association « Espoir Gessien » est née dans le Pays de Gex. Son but est de proposer logement (Tiny House - Maison sur roues) et accompagnement à des person-nes sans domicile. Une action d’entraide créative !
  • Aurore Rediger est en année de transition et de ré-flexion en lien avec ses interlocuteurs quant à la suite d’ACTION FRANCE.

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Novembre 2015

nov 15

Chers amis

Avec le psalmiste, je peux dire que je loue Dieu de tout mon coeur pour Son amour et Sa fidélité, pour la manière dont Il a pris soin de moi et m’a protégée de « la furie de l’ennemi », des conséquences de la fatigue, de ma manière de fonctionner un peu tordue parfois,… Les derniers mois ont été difficiles pour moi à différents niveaux et la meilleure solution pour vraiment récupérer a été de faire un break en Europe. J’ai donc pu passer 3 semaines de vacances où j’ai été gâtée par le Seigneur, mais aussi par différentes personnes qu’Il a placées sur ma route et qui m’ont encouragée d’une manière ou d’une autre, soyez-en remerciés chacun  !

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Prédication du 22 novembre 2015 | Luc Alexis L. | « En ces temps de COP, t’es cap’ ou t’es pas cap’ ? »

Lecture principale: Genèse 1 & 2.

Prédication du 15 novembre 2015 | Michel K. | Jacques (conclusion)

Hommes et femmes, ensemble pour sa gloire

tumblr_lex83fGaij1qdmbhzLors de mes lectures sur la place de la femme dans l’histoire de l’Église, une phrase de Paulette l’Hermite-Leclerq m’a profondément troublée. « Tous textes confondus, émanant de tous les horizons de la pensée masculine, rangés par ordre chronologique sur un millénaire et demi, l’impression globale est accablante.»[1] Cette conclusion est consternante. Comment en sommes-nous arrivés à un résultat aussi effroyable dans nos relations entre hommes et femmes? L’histoire de l’Église a lourdement insisté sur le deuxième récit de la création des humains (Gn 2.7-24) où Dieu créé d’abord l’homme, lui insuffle le souffle de vie, lui confie la gestion de la création, puis tire la femme d’une de ses côte. La femme, décrite comme étant l’aide de l’homme est celle qui le mène à sa chute. Étant elle-même séduite, elle séduit l’homme qui n’est pas en mesure de lui résister. L’histoire a fait de la femme un être dangereux, et donc à maîtriser et à dominer. Marie, mère du messie, considérée comme l’anti-Eve a proposé une autre voie : celle de la virginité et de la soumission. Cette vision dualiste, Eve ou Marie, a profondément marqué les esprits et est encore présente dans nos Églises aujourd’hui dans la tête et le cœur d’hommes et de femmes. Se pourrait-il que les femmes ne soient ni Eve, ou Marie, mais simplement elles-mêmes à la suite du Christ?

L’histoire de l’Église a entièrement négligé le premier récit de la création (Gn 1.26-28) où Dieu créé l’homme et la femme, ensemble, à son image. Cette image d’un homme et d’une femme qui par leur unité, sont à l’image de Dieu est une base fondamentale pour des relations réconciliées. Ce récit nous rappelle que nous sommes incomplets sans l’autre. Que l’autre est autre et que, sans les personnes de l’autre sexe, l’image de Dieu est incomplète. Cette incomplétude a été insupportable pour beaucoup d’hommes et de femmes et a mené à des vagues d’agressivité et de mépris. A l’inverse, c’est aussi elle qui nous attire l’un vers l’autre et nous permet de faire jaillir la vie à laquelle le couple est appelé. Cette incomplétude est la base de notre relation à Dieu. Parce que nous savons que nous ne sommes pas des dieux, nous avons besoin de Dieu. Parce que nous savons que nous ne sommes pas à nous seuls, porteur de l’image de Dieu, nous avons besoin des personnes de l’autre sexe. Cette alliance peut se faire dans le cadre du mariage, mais la rencontre se fait aussi au sein de l’Église et de la société où hommes et femmes sont amenés à glorifier Dieu ensemble et à s’encourager mutuellement à être des disciples de Jésus. L’humilité et le respect de part et d’autre sont les conditions sine qua non de cette harmonie restaurée.

Lorsque hommes et femmes peuvent se soumettre à l’Esprit de Dieu et les uns aux autres, l’image de Dieu est restaurée au sein de l’Église et hommes et femmes peuvent expérimenter la guérison de relations blessées avec les personnes de l’autre sexe. Cette unité témoigne au monde de la présence et du cœur de Dieu. Ensemble et dans la complémentarité, nous découvrons différentes facettes du royaume de Dieu ignorées jusqu’à présent. Comme le disait l’apôtre Paul, le mur d’inimitié est alors aboli (Ga 2). Il n’y a plus ni hommes, ni femmes, ni hiérarchies. Par le baptême tous ont accès au peuple de Dieu. Que l’Esprit du prince de paix nous donne de vivre cette complémentarité porteuse de vie au sein de nos assemblées. Ensemble, et conscients de nos manques, tournons-nous ensemble vers celui qui est le tout-autre. Servons le Seigneur, dans le respect de nos différences et de nos complémentarités. Pas selon des cases préétablies de ce que doit être un homme ou une femme et de leurs rôles respectifs à tenir, mais selon les capacités et les désirs que Dieu a mis en chacun de nous. Apprenons à servir ensemble dans l’amour et la paix que l’Esprit suscite en nous.

[1] L’ Église et les femmes dans l’occident chrétien. Des origines à la fin du Moyen-âge. p.17

Prédication du 8 novembre 2015 | Roland H. | Dimanche de l’Eglise persécutée

Prédication du 1er novembre 2015 | Fritz G. | Jacques 2.14-26