Prédication du 15 novembre 2015 | Michel K. | Jacques (conclusion)

Hommes et femmes, ensemble pour sa gloire

tumblr_lex83fGaij1qdmbhzLors de mes lectures sur la place de la femme dans l’histoire de l’Église, une phrase de Paulette l’Hermite-Leclerq m’a profondément troublée. « Tous textes confondus, émanant de tous les horizons de la pensée masculine, rangés par ordre chronologique sur un millénaire et demi, l’impression globale est accablante.»[1] Cette conclusion est consternante. Comment en sommes-nous arrivés à un résultat aussi effroyable dans nos relations entre hommes et femmes? L’histoire de l’Église a lourdement insisté sur le deuxième récit de la création des humains (Gn 2.7-24) où Dieu créé d’abord l’homme, lui insuffle le souffle de vie, lui confie la gestion de la création, puis tire la femme d’une de ses côte. La femme, décrite comme étant l’aide de l’homme est celle qui le mène à sa chute. Étant elle-même séduite, elle séduit l’homme qui n’est pas en mesure de lui résister. L’histoire a fait de la femme un être dangereux, et donc à maîtriser et à dominer. Marie, mère du messie, considérée comme l’anti-Eve a proposé une autre voie : celle de la virginité et de la soumission. Cette vision dualiste, Eve ou Marie, a profondément marqué les esprits et est encore présente dans nos Églises aujourd’hui dans la tête et le cœur d’hommes et de femmes. Se pourrait-il que les femmes ne soient ni Eve, ou Marie, mais simplement elles-mêmes à la suite du Christ?

L’histoire de l’Église a entièrement négligé le premier récit de la création (Gn 1.26-28) où Dieu créé l’homme et la femme, ensemble, à son image. Cette image d’un homme et d’une femme qui par leur unité, sont à l’image de Dieu est une base fondamentale pour des relations réconciliées. Ce récit nous rappelle que nous sommes incomplets sans l’autre. Que l’autre est autre et que, sans les personnes de l’autre sexe, l’image de Dieu est incomplète. Cette incomplétude a été insupportable pour beaucoup d’hommes et de femmes et a mené à des vagues d’agressivité et de mépris. A l’inverse, c’est aussi elle qui nous attire l’un vers l’autre et nous permet de faire jaillir la vie à laquelle le couple est appelé. Cette incomplétude est la base de notre relation à Dieu. Parce que nous savons que nous ne sommes pas des dieux, nous avons besoin de Dieu. Parce que nous savons que nous ne sommes pas à nous seuls, porteur de l’image de Dieu, nous avons besoin des personnes de l’autre sexe. Cette alliance peut se faire dans le cadre du mariage, mais la rencontre se fait aussi au sein de l’Église et de la société où hommes et femmes sont amenés à glorifier Dieu ensemble et à s’encourager mutuellement à être des disciples de Jésus. L’humilité et le respect de part et d’autre sont les conditions sine qua non de cette harmonie restaurée.

Lorsque hommes et femmes peuvent se soumettre à l’Esprit de Dieu et les uns aux autres, l’image de Dieu est restaurée au sein de l’Église et hommes et femmes peuvent expérimenter la guérison de relations blessées avec les personnes de l’autre sexe. Cette unité témoigne au monde de la présence et du cœur de Dieu. Ensemble et dans la complémentarité, nous découvrons différentes facettes du royaume de Dieu ignorées jusqu’à présent. Comme le disait l’apôtre Paul, le mur d’inimitié est alors aboli (Ga 2). Il n’y a plus ni hommes, ni femmes, ni hiérarchies. Par le baptême tous ont accès au peuple de Dieu. Que l’Esprit du prince de paix nous donne de vivre cette complémentarité porteuse de vie au sein de nos assemblées. Ensemble, et conscients de nos manques, tournons-nous ensemble vers celui qui est le tout-autre. Servons le Seigneur, dans le respect de nos différences et de nos complémentarités. Pas selon des cases préétablies de ce que doit être un homme ou une femme et de leurs rôles respectifs à tenir, mais selon les capacités et les désirs que Dieu a mis en chacun de nous. Apprenons à servir ensemble dans l’amour et la paix que l’Esprit suscite en nous.

[1] L’ Église et les femmes dans l’occident chrétien. Des origines à la fin du Moyen-âge. p.17

Prédication du 8 novembre 2015 | Roland H. | Dimanche de l’Eglise persécutée

Prédication du 1er novembre 2015 | Fritz G. | Jacques 2.14-26

Prédication du 25 octobre 2015 | Catherine G. | Jacques 5.13-20

Après Coup

 

Juste un mot des Solomiac


 
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Ici Ouaga, octobre 2015
Juste un mot
des Solo du Faso
 
 
 
 
Après coup...

Tiens, voilà une expression ambiguë ; est-ce qu'on dit ça pour introduire une idée, une réflexion suscitée par un événement (comme dans "... le président a appelé les citoyens à un référendum ; après coup, il le regretta."), ou veut-on parler d'une période qui suit un coup (d'état par exemple) ? Un peu comme en ce moment au Burkina Faso... Oui, les linguistes ne peuvent s'empêcher de s'arrêter chaque fois sur le sens et les sens de ce qu'ils disent ou entendent. 

Le fait est qu'avec quelques collègues, nous sommes en train de nous préparer à organiser en février prochain un atelier de formation pour traducteurs de la Bible ; nous voudrions leur donner les outils linguistiques nécessaires pour saisir ensemble avec leur communauté linguistique le sens de certains termes clés bibliques comme la sainteté ou le sacrifice et le restituer dans leur propre langue avec leurs propres mots. Les spécialistes en traduction ont déjà leurs idées ; nous voudrions juste leur proposer une autre approche... de linguistes... 

... et après ?

Ah oui, encore une autre expression ambiguë. Celui qui dit ça est-il énervé, comme il dirait "ça te regarde ?" ou bien est-il juste curieux de savoir ce qui s'est passé après ce dont on vient de parler ? Encore deux sens pertinents pour notre situation ici... 

C'est vrai qu'à Ouaga, après les événements du mois dernier, provoqués par un certain énervement de certains militaires, il reste encore des gens passablement énervés... Certains ont fui, d'autres sont restés ; les autorités en place s’efforcent de rassurer tout le monde et de maintenir le pays en paix jusqu'aux élections le 29 novembre prochain. 

C'est vrai aussi que la vie a repris son cours et nous nous sentons en sécurité à la capitale ; nous ne manquons de rien et remercions Dieu pour ce qu'il est en train d'accomplir ici. Mais les frontières de l'ouest, où se trouvent nos amis, semblent moins sûres et nous sommes un peu inquiets pour eux. 

Avec notre shalom,

Paul Solomiac
 

 
Wycliffe France,
25 rue de l’Isle
26000 VALENCE

www.wycliffe.fr,
  
  

 
 
  

 

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Tiens, voilà une expression ambiguë ; est-ce qu'on dit ça pour introduire une idée, une réflexion suscitée par un événement (comme dans "... le président a appelé les citoyens à un référendum ; après coup, il le regretta."), ou veut-on parler d'une période qui suit un coup (d'état par exemple) ? Un peu comme en ce moment au Burkina Faso... Oui, les linguistes ne peuvent s'empêcher de s'arrêter chaque fois sur le sens et les sens de ce qu'ils disent ou entendent. 

Le fait est qu'avec quelques collègues, nous sommes en train de nous préparer à organiser en février prochain un atelier de formation pour traducteurs de la Bible ; nous voudrions leur donner les outils linguistiques nécessaires pour saisir ensemble avec leur communauté linguistique le sens de certains termes clés bibliques comme la sainteté ou le sacrifice et le restituer dans leur propre langue avec leurs propres mots. Les spécialistes en traduction ont déjà leurs idées ; nous voudrions juste leur proposer une autre approche... de linguistes... 

... et après ?

Ah oui, encore une autre expression ambiguë. Celui qui dit ça est-il énervé, comme il dirait "ça te regarde ?" ou bien est-il juste curieux de savoir ce qui s'est passé après ce dont on vient de parler ? Encore deux sens pertinents pour notre situation ici... 

C'est vrai qu'à Ouaga, après les événements du mois dernier, provoqués par un certain énervement de certains militaires, il reste encore des gens passablement énervés... Certains ont fui, d'autres sont restés ; les autorités en place s’efforcent de rassurer tout le monde et de maintenir le pays en paix jusqu'aux élections le 29 novembre prochain. 

C'est vrai aussi que la vie a repris son cours et nous nous sentons en sécurité à la capitale ; nous ne manquons de rien et remercions Dieu pour ce qu'il est en train d'accomplir ici. Mais les frontières de l'ouest, où se trouvent nos amis, semblent moins sûres et nous sommes un peu inquiets pour eux. 

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Paul Solomiac
 

 
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Octobre 2015

octobre 2015

Chère famille, Chers amis,GP octobre 2015

J'ai terminé ma dernière lettre de nouvelles en mentionnant un verset biblique. Je ne m'attends pas à ce que vous vous en souveniez ;-) mais il parlait du fait que Jésus allait préparer une place pour ceux qui croient en Lui... (Jean 14: 1-3) Ma chère grand-mère nous a quitté fin septembre à l'âge de 94 ans et est maintenant dans sa demeure éternelle avec son Sauveur Jésus Christ! Même si nous habitions sur des continents différents, nous avions le privilège de passer des vacances en famille avec elle et grand-père et d'autres membres de la famille aux États-Unis. Pour nous, en tant qu'enfants, elle était “Grand-mère en Amérique”! Même maintenant, alors que je vis encore sur un autre continent, la technologie actuelle m'a permise de me connecter et d'ainsi “participer” à son culte d'adieu et son enterrement et d'entendre les beaux cantiques qu'elle même avait choisis pour son culted'adieu et son enterrement et d'entendre les beaux cantiques qu'elle mêmeavait choisis pour son culte d'adieu quand elle était encore en vie. Oui grand-mère savait où elle allait et elle était prête !

La suite de la news 694.59 Kopdf

Octobre 2015

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Chère famille, Chers amis,GP octobre 2015

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Prédication du 18 octobre 2015 | Denis K. | « Jésus guérit 10 lépreux » (Luc 17.11-19) (culte de reconnaissance)