Prédication du 31 janvier 2016 | Richard J. | 1 Pierre 3.8-9

Agathe Burrus Janvier 2016

Mail de prière Agathe Burrus 

Janvier 2016


Béni soit Dieu ! Il a le pouvoir de vous rendre forts dans la foi
Romains 16.25a


  • merciEn ce début d’année, j’aimerais exprimer ma reconnaissance au Seigneur en tout premier lieu, car j’ai pu expérimenter Sa fidélité tout au long de l’année écoulée dans bien des situations. Il est cet appui sûr et solide qui ne fait jamais défaut et c’est un privilège pour moi de pouvoir collaborer avec Lui.
  • Merci à chacun de vous qui, jour après jour, priez fidèlement et avec persévérance, vous êtes ma force secrète  !
  • Merci pour la générosité de tous ceux qui me soutiennent financièrement, je suis épatée de voir comment Dieu pourvoit à mes besoins au travers de vous.
  • Merci pour les comités de mission qui accomplissent un grand travail dans les coulisses. Merci pour l’équipe ici, pour les frères et soeurs Tchadiens que Dieu a mis à nos côtés.

La suite de la lettre247.51 Kopdf

Prédication du 17 janvier 2016 | Fritz G. | Philippiens 2.2-4

De l’esprit au salut

Ayant eu l’honneur de soutenir ma thèse de doctorat en novembre dernier à la Faculté Libre de Théologie Evangélique (FLTE) de Vaux-sur-Seine, je profite de cette occasion pour en livrer la teneur, en résumé.

Depuis le XVIe siècle, les anabaptistes sont en général connus pour leur critique du baptême des nourrissons, leur insistance sur la vie de disciple et leur compréhension d’une Église émancipée de la tutelle des pouvoirs civils et politiques. Les motifs anthropologiques et sotériologiques de leurs positions, par contre, ont été moins étudiés – du moins dans l’espace linguistique francophone. Ces derniers ne manquent pourtant pas d’intérêt. En effet, ceux que l’on appelle aujourd’hui les « radicaux », en adhérant d’une part aux grandes affirmations de Luther quant à la grâce et au salut – le sola gratia, le sola fide –, en maintenant de l’autre la défense d’un certain libre arbitre de l’homme, ont occupé une place singulière dans l’éventail des réformes du XVIe siècle.

L’objet de mon étude a porté sur l’articulation théologique qui leur a permis de maintenir ensemble ces deux vues, souvent jugées – jusqu’à aujourd’hui – contradictoires. Pour cela, je me suis penché sur les écrits des deux penseurs anabaptistes à qui l’on doit les élaborations les plus abouties sur le sujet, à savoir Balthasar Hubmaier (1480/85-1528) et Pilgram Marpeck (1495?-1556).

La thèse centrale de leur raisonnement est la pensée selon laquelle Dieu, pour sauver l’homme, utilise ce qu’il a lui-même insufflé de lui dans la nature humaine, lors de la création, et qui est devenu part de cette nature : à savoir l’esprit, comme souffle divin – un thème décliné, pour Hubmaier, à partir de la notion de l’image de Dieu ou Feuerlein (« petit feu »), et pour Marpeck, à partir de l’idée de la lumière ou grâce naturelle / originelle (Erbgnade). Cet esprit, en tant qu’étincelle divine en l’homme, détermine ses potentialités dans chacune des trois grandes périodes de l’histoire : avant la chute, après la chute et après le relèvement de la chute par Jésus-Christ.

L’analyse montre que ni Hubmaier ni Marpeck ne promeuvent une position selon laquelle l’homme pourrait, par une capacité naturelle qui viendrait de lui, esquisser le premier pas vers son salut. Cette capacité ou grâce naturelle existe, certes, et est part de la nature humaine, mais elle vient à la base de Dieu – puisqu’il s’agit en fait de l’esprit divin insufflé à l’homme lors de la création. La grâce dans cette optique n’est pas seulement une réalité extérieure à l’homme, mais une réalité aussi présente dans sa nature même, depuis la création. Elle détermine les possibilités humaines selon la phase de l’histoire dans laquelle on se trouve, des possibilités réelles et honorées par Dieu, même si elles demeurent limitées jusqu’au relèvement de la chute. Hubmaier et Marpeck souscrivent donc tous deux à une certaine forme de doctrine de la grâce commune, pour le premier par le biais de l’image de Dieu, pour le second par le biais de la lumière naturelle.

La nécessité d’une grâce spéciale demeure, comme en témoigne leur affirmation commune de la centralité de l’œuvre de Jésus-Christ. En Christ, ont été effacées les conséquences du péché originel qui empêchaient jusque-là l’homme d’accéder au salut. La venue sur terre de Jésus, sa mort, sa résurrection, son ascension, qu’ont suivi l’envoi du Saint-Esprit, ont placé l’homme dans une situation nouvelle, caractérisée par la libération de ses capacités jusque-là emprisonnées. Sur cette base, une réponse devient possible, y compris pour le salut. L’homme qui le veut peut désormais répondre favorablement. Lorsqu’il le fait, il expérimente la nouvelle naissance, comprise comme transformation véritable de sa nature. Rendu capable de dominer sa chair par son esprit, il peut désormais garder les commandements divins et entrer dans une vie de disciple à la suite de Jésus-Christ. Il n’est toutefois pas question, ni pour Hubmaier ni pour Marpeck, de défendre l’idée d’un quelconque état de perfection qui serait atteignable déjà ici-bas. Diverses allusions dans les écrits des deux auteurs attestent qu’ils restent l’un et l’autre conscients de la tension qui subsiste dans ce domaine, une tension qui ne se résoudra que dans l’eschaton.

Ce qui compte, en résumé, dans leur perspective, c’est la double affirmation

– (i) d’une part, que tout est grâce, parce que tout vient Dieu : à la fois l’esprit insufflé à la création, et la grâce spéciale en Jésus-Christ (la Parole faite chair et son Esprit) ;

– (ii) et d’autre part, que l’homme reste responsable, car la grâce divine consiste finalement à renouveler en lui ses moyens ou sa capacité de répondre : après la chute, déjà, selon ce qu’il pouvait alors atteindre ; depuis le relèvement de la chute, surtout, par la libération des facultés présentes en lui depuis la création (qui étaient déjà grâce).

La grâce de Dieu, ainsi, précède et accompagne tout le processus du salut. Particulièrement, à chaque étape, elle rend possible et sollicite la réponse de l’homme.

Balthasar Hubmaier et Pilgram Marpeck n’ont évidemment pas élaboré leurs pensées respectives dans le vide. Celles-ci se sont inscrites dans les contextes qui furent les leurs, avec des arrière-plans, des polémiques et des débats différents. L’un et l’autre ont effectué un travail intellectuel propre, puisant à diverses sources sans cependant reprendre ces dernières de manière aveugle. Ils se rejoignent au final dans la défense de convictions fondamentales à leurs yeux pour soutenir l’essentiel : la constitution d’une Eglise visible, composée de croyants librement engagés, de manière responsable, dans une vie d’obéissance à Jésus-Christ.

Car parmi les raisons qui ont poussé nos deux auteurs à soutenir leurs positions, le souci a prédominé de pouvoir fonder, d’une part, une théologie baptismale volontariste et son corollaire d’une ecclésiologie de type confessant, et d’autre part, une éthique de la responsabilité humaine en vue d’une vie de disciple conséquente. Pour Hubmaier, il s’agissait en premier lieu de contrer une anthropologie et une sotériologie luthériennes qui, en insistant trop sur la dépravation humaine, en attribuant le tout à Dieu et rien à l’homme, n’était à ses yeux guère en mesure de fournir les bases théologiques nécessaires pour soutenir une véritable réforme de l’Eglise ; pour Marpeck, il s’agissait plutôt de rappeler le lien indéfectible entre les dimensions intérieure et extérieure de la nature humaine et du salut, la dimension extérieure (le « faire ») s’avérant évidemment essentielle pour promouvoir une éthique autant qu’une ecclésiologie.

Un des apports majeurs des deux anabaptistes est la mise en évidence de l’existence, dans l’éventail des réformes du XVIe siècle, d’une perspective entretenant un regard que je me suis permis de qualifier de plus « optimiste » sur la nature humaine… Une proposition qui doit bien entendu être précisée. En effet, s’agissant de la relativisation des effets du péché originel, de l’affirmation de la grâce comme part aussi de la nature humaine, de l’affirmation encore de la nouvelle naissance comme transformation réelle de cette nature, la raison de l’optimisme repose, pour Hubmaier et pour Marpeck, non sur de soi-disant qualités de la nature humaine mais sur ce que Dieu a donné et mis en l’homme : l’esprit, comme « premier morceau de grâce » en vue du salut. La venue de Christ, ensuite, inaugurant une nouvelle effusion du Saint-Esprit, est l’événement qui a permis la restauration des capacités humaines abimées, enténébrées, ouvrant ainsi la voie à une réponse possible de la part de l’homme, en vue de son salut. L’homme, ainsi, a été rendu capable de répondre, à nouveau, à l’offre du salut…

Denis Kennel, De l’esprit au salut. Une étude des concepts de l’image de Dieu et de la lumière naturelle chez Balthasar Hubmaier et Pilgram Marpeck, thèse de doctorat soutenue à la FLTE le 18 novembre 2015, en projet de publication.

Prédication du 10 janvier 2016 | Eric O. | 2 Samuel 7.1-12

Janvier 2016

01 2016

Chère famille, Chers amis,

Il semble que vous avez passé un “Noël-Rwandais” d'un point de vue climatique, du moins en France et en Suisse ! Laissez-moi vous partager quelques lignes et photos de ces dernières semaines. N'hésitez pas à faire de même !

pdfToute la lettre de nouvelles

News décembre 2015

decembre 2015

Chers parents, chers amis,
Terminer cette année 2015, comme d'ailleurs toutes les années, en évoquant la lumière nous permet de replacer notre vocation dans le cadre des desseins de Dieu lui-même. Plus que jamais le monde dont parle Jean l'évangéliste a besoin de cette lumière ; un monde qui pourtant a plus que jamais de bonnes raisons de douter de ce Dieu au nom associé à tant d'idéologies meurtrières ; un monde qui souffre et qui soupire après un sens à cette vie.
Avec Martine, nous nous sentons privilégiés de pouvoir travailler aux côtés de femmes et d'hommes dans cette région du monde qui ont été touchés par cette lumière et qui ont à coeur de la partager avec leurs communautés linguistiques. Merci pour votre fidélité à nous suivre sur notre chemin.

La suite du mot de Paul et Martine634.46 Kopdf

News décembre 2015

decembre 2015

Chers parents, chers amis,
Terminer cette année 2015, comme d'ailleurs toutes les années, en évoquant la lumière nous permet de replacer notre vocation dans le cadre des desseins de Dieu lui-même. Plus que jamais le monde dont parle Jean l'évangéliste a besoin de cette lumière ; un monde qui pourtant a plus que jamais de bonnes raisons de douter de ce Dieu au nom associé à tant d'idéologies meurtrières ; un monde qui souffre et qui soupire après un sens à cette vie.
Avec Martine, nous nous sentons privilégiés de pouvoir travailler aux côtés de femmes et d'hommes dans cette région du monde qui ont été touchés par cette lumière et qui ont à coeur de la partager avec leurs communautés linguistiques. Merci pour votre fidélité à nous suivre sur notre chemin.

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Dormir avec du pain

pain« Pendant les bombardements de la 2de guerre mondiale, des milliers d’enfants orphelins souffraient de la faim. Les plus chanceux ont été secourus et placés dans des camps de réfugiés où ils recevaient de la nourriture et où l’on s’occupait bien d’eux. Cependant, beaucoup d’entre eux avaient du mal à s’endormir le soir. Ils craignaient de s’endormir de peur de se réveiller à nouveau sans abri et sans nourriture. Rien ne pouvait les rassurer. Un jour, quelqu’un a eu l’idée brillante de donner à chaque enfant un morceau de pain à serrer dans ses bras. En tenant ce pain, ces enfants pouvaient enfin dormir en paix. Pendant toute la nuit, le pain leur rappelait qu’ils avaient mangé durant la journée et qu’ils mangeraient encore le demain. » (Linn, Sleeping with bread. Holding what gives you life)

Quand une nouvelle année commence, certains l’amorcent confiants avec une bonne dose d’optimisme et d’autres l’appréhendent. Pour la plupart des personnes, appréhension et confiance se mélangent. Les craintes nous viennent naturellement : serai-je à la hauteur cette année ? Que va-t-il se passer pour moi ? Où est-ce que je serai à Noël prochain ? Quels seront les défis que j’aurai à relever ? Est-ce que je vais perdre quelqu’un cette année ? Notre foi se met alors en tension avec ces inquiétudes. « Ne vous inquiétez pas » (Mt 6.34), nous dit Jésus. Dans la prière, nous lui remettons alors chaque souci, chaque question et apprenons à marcher avec lui dans la confiance. Confiance, qu’il ne nous abandonnera pas. Confiance, qu’il marchera avec nous et nous soutiendra peu importent les circonstances. Comme ces enfants, nous devons alors apprendre à « dormir avec du pain », avec ce qui nous nourrit et nous rassure.

Saint Ignace a proposé un exercice qui permet de « dormir avec du pain », de goûter chaque jour à la présence de Dieu et de l’emmener avec nous quand vient la nuit. Il l’a appelé « l’examen de conscience ». Il y a différentes manières de le pratiquer seul ou en groupe. On peut allumer une bougie pour symboliser la présence de Dieu et se poser ces deux questions en toute honnêteté :

  1. A quel moment me suis-je senti le plus proche de Dieu aujourd’hui ?
  2. A quel moment me suis-je senti le plus loin de lui ?

Deux éclairages illuminent alors notre journée, notre semaine, notre année. Le premier est un regard de reconnaissance pour les bienfaits de Dieu. Le second appelle l’intercession ou la confession. Il peut y avoir une charge que nous voulons remettre à Dieu dans la prière ou une grâce que nous lui demandons afin de nous mettre en route à nouveau. Cet exercice tout simple, nous permet de nous souvenir du pain reçu de notre Dieu dans la journée, la semaine ou l’année écoulée. Que la journée soit lumineuse ou obscure, nous pourrons y trouver la trace de l’amour de Dieu pour nous. Cela ne nous empêchera pas de poser nos questions, confesser nos erreurs et d’exprimer nos doutes à celui qui peut tout entendre. Nul doute, Dieu nous donnera le pain qu’il nous faut pour être rassurés et avancer avec confiance dans cette nouvelle année.

Bonne année!