Méditer avec de l’argile

Le culte de la vitesse affecte aussi notre manière de lire et de méditer la Bible. Comment laisser la Parole de Dieu faire lentement son chemin en soi, pour aller en profondeur ? Voici une piste possible, à savoir méditer un texte biblique en groupe avec le support d’un peu d’argile, pour aider à la concentration et à la disponibilité. Explications.

Lorsque je passe une heure à méditer un texte de l’évangile ou un psaume, la Parole produit un effet sur moi, en moi. Elle me parle, me bouscule ou me console. Dans ces moments de méditation, mes sens sont à l’affût : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher. Cela me permet d’imaginer le lieu, la scène, les détails. Je peux aussi entrer dans la scène par le biais d’un personnage (un disciple, un enfant, etc.). La boule d’argile que je tiens dans mes mains m’aide à cela. Si un mot, une phrase, un geste me touche, je m’arrête et je goûte cette Parole. Voici comment je structure ces temps de méditation.

1. Préparer la salle

Une table par personne (maximum 12), sur chaque table le texte d’évangile (caché), une boule d’argile. Dans un coin de la salle, une cuvette d’eau et un torchon qui pourront être utilisés pendant la séance si les mains sont trop sèches. Pour aider à la méditation, un fond musical est bienvenu, de préférence musique classique, douce, portant au calme.

2. Commencer la méditation

(Maximum 1 h) en écoutant un chant (ex : Taizé, « Mon âme se repose ») et s’abandonner dans ce temps d’intériorité pour se mettre à l’écoute du Seigneur et laisser de côté les soucis de la journée.

3. Texte biblique à lire par l’animateur

Suivi d’un temps d’écoute. Puis chacun retourne sa feuille, gardant le texte sous les yeux tout en modelant la terre. Il est important de préciser que la terre n’est qu’un support à la concentration, qu’il n’y a pas d’attente artistique, ni d’œuvre aboutie. On peut passer l’heure à la caresser, à la malaxer, sans rien produire.

4. Partager ce qui a été vécu

Lors de ce temps de méditation personnelle. L’animateur veille à ce que l’on se concentre non sur ce que l’on a produit, mais sur ce que l’on a reçu. Il est important d’éviter un esprit de compétition au moment de la restitution.

mediter avec de largile

Quand la méditation passe par les mains….

Cela n’est pas facile pour tout le monde de passer une heure en silence à l’écoute du texte biblique, mais ceux qui se prêteront à l’exercice verront que cette posture d’intériorité est une capacité qui s’acquiert et qui ressource au plus profond de soi.

D comme discipulat

 

« Personne ne peut connaître le Christ véritablement s’il ne le suit pas dans son existence. Et personne ne peut le suivre que pour autant qu’il ne le connaisse déjà. » Hans Denck (1500-1527)

« Discipulat » est un barbarisme anabaptiste. Ce mot ne se trouve pas dans le dictionnaire. Avec « suivance », il tente de traduire l’allemand Nachfolge ou l’anglais discipleship, pour exprimer l’essence de l’anabaptisme : devenir disciple de Jésus, suivre ses pas, marcher dans ses commandements.

ESCLAVE, MERCENAIRE OU ENFANT ?

Une obéissance sans discipulat friserait le légalisme. Le disciple de Jésus n’a pas devant lui une liste de commandements, mais Jésus lui-même. Il revit l’expérience des premiers apôtres, subjugués par l’appel du Seigneur, libérés pour marcher à sa suite dans la vie nouvelle. Menno Simons voyait dans la réponse du disciple l’œuvre de la Sola Gratia de la Réforme : « C’est maintenant le temps de la grâce…, l’heure de nous relever avec le Christ en vue d’une existence juste, pénitente et nouvelle. » J. H. Yoder montrait que le discipulat n’est pas seulement une imitation, mais aussi une participation à la vie du Christ. Le disciple est une personne régénérée, transformée par la foi, par sa rencontre avec le Seigneur.
Un Père de l’Église ancienne, Basile de Césarée (329-379), distinguait « trois dispositions différentes qui nous portent inévitablement à obéir : ou bien nous nous détournons du mal par crainte du châtiment, et nous sommes dans la disposition de l’esclave ; ou nous poursuivons l’appât de la récompense en accomplissant les commandements pour l’avantage que nous en retirons, et ainsi nous ressemblons aux mercenaires ; ou enfin c’est pour le bien lui-même et l’amour de Celui qui commande que nous obéissons, heureux d’avoir été trouvés dignes de servir un Dieu si glorieux et si bon, et nous sommes alors dans la disposition des enfants. » Le disciple de Jésus vivra en enfant de Dieu.
Il ne surpassera jamais son maître (Jn 13.16). Mais il peut suivre ses pas. Et en les suivant, il fera l’expérience de la communion avec son Maître. Le discipulat unit à Jésus. Les premiers anabaptistes croyaient qu’il devenait ainsi possible d’obéir à toutes les paroles du Seigneur. Jésus n’a pas donné ses commandements pour nous écraser, mais pour nous apprendre à vivre dans sa communion.

DISCIPULAT ET LIBÉRATION

Dietrich Bonhoeffer écrivait que c’est « seulement là où subsiste le commandement tout entier de Jésus-Christ, son appel à l’obéissance sans réserve, qu’est possible la totale libération de l’homme qui permet la communion à Jésus ». C’est dans ce paradoxe que s’inscrit le discipulat : suivre Jésus libère et donne la joie. Parce qu’il s’agit d’entrer dans la liberté de Dieu et la joie de son Royaume.

Prédication du 10 avril 2016 | Michel K. | I Th. 5.16-24

2016_04_10_Michel_K

Annuaire des Églises mennonites de France

L’annuaire des Églises mennonites n’est plus disponible sur le site des Éditions mennonites, de même que celui des œuvres. Ils seront prochainement en ligne sur celui de l’union des Églises mennonites de France, l’AEEMF. Nous vous tiendrons informés sur ce blog.

En attendant, les adresses des Églises sont sur le site eglises.org et celles des œuvres, dans un document pdf à télécharger.

 

Carte Eglises AEEMF

carte : Timothée Markusse

 

Agathe Burrus Avril 2016

  • Mail de prière Agathe Burrus - Avril 2016

    Le Seigneur est réellement ressuscité !

    merciLuc 24.34

Alors que je me prépare à partir en congé en Europe, j’ai beaucoup de sujets de reconnaissance de ces derniers mois :

  • Les enseignements de santé et sur la Bible avec les femmes d’un village au bord du fleuve
  • Les études bibliques avec l’enseignant d’un autre village et son épouse et les deux visites dans ce village où nous avons pu avoir de bons contacts avec les femmes et partager sur le Berger du Psaume 23 avec une vingtaine de femmes. Lors de la seconde visite, étonnamment, les femmes étaient toutes « absentes » et c’est une foule d’enfants qui voulait regarder et lire les
    brochures avec des histoires bibliques. Merci pour la semence répandue, que le Seigneur la fasse germer…
  • La possibilité d’avoir pu envoyer 3 jeunes pour un week-end chez le missionnaire tchadien qui travaille parmi les nomades, c’était une bonne expérience pour eux pour avoir un petit aperçu de la vie missionnaire et de voir que Dieu se révèle aux musulmans et leur montre le Chemin.

La suite de la lettre265.02 Kopdf

Avril 2016

Juste un mot des Solomiac Avril 2016


 
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Au printemps en France, avril 2016
Juste un mot
des Solo du Faso
 
 
 
 
L'hiver à Ouaga

Cette année, la saison fraîche (l'hiver) nous a accompagnés jusqu'au mois de mars ; ce n'est que la semaine avant notre départ de Ouaga qu'il a commencé à faire vraiment chaud et étouffant. Comme ce premier trimestre 2016 était plutôt besogneux, nous avons apprécié de partir tous les matin de chez nous au travail vraiment reposés après une bonne nuit bien fraîche.  

De nouvelles structures...

Du 11 au 15 janvier, SIL Ouaga a hébergé tout un groupe de responsables SIL de 6 pays d'Afrique de l'ouest francophone réunis pour réfléchir à des solutions aux défis que nos filiales SIL affrontent depuis quelques années. Le défi principal est celui des ressources humaines pour administrer et coordonner le travail des équipes, leur suivi et leurs formations ; avec Martine, nous voyons depuis longtemps l'avantage d'une collaboration plus intentionnelle entre notre structure SIL BF et celles de nos voisins ; aussi nous sommes vraiment satisfaits de l'avancement de notre réflexion commune ; SIL Burkina Faso, Mali, Côte d'Ivoire et Niger ont décidé de se regrouper en une nouvelle structure de travail. Nous avons jusqu'au mois d'octobre pour mettre au point tous les détails ou du moins les principaux... à suivre... en attendant que les collègues de SIL Togo - Bénin et SIL Sénégal ne nous rejoignent...

Le 15 janvier noir

Et le Burkina Faso fait de nouveau la une des nouvelles internationales ; le vendredi 15 janvier, un couple missionnaire bien connu de la communauté missionnaire ici est enlevé dans le nord du pays par un groupe terroriste venu du Mali, et le soir, un autre  groupe terroriste sème la mort et la terreur en plein centre de la capitale. Tout le monde est bien sûr choqué par la barbarie de ces actes, même si dans notre quartier, tout cela est très lointain et le lendemain samedi, les cortèges bruyants de mariages ne manquent pas ; nous nous demandons si les noceurs n'ont pas entendu les nouvelles... 

Certains collègues venus à Ouaga pour la semaine de travail de restructuration et collaboration avaient décidé de sortir en ville ce soir-là après une semaine de travail intense... bien leur a pris de ne pas trop se presser ce soir-là ; à leur arrivée au centre ville, tout le quartier était déjà bouclé par la police pour le sécuriser... autant pour une sortie sympa en ville... 

Depuis, les mesures de sécurité se sont un peu renforcées un peu partout dans le pays ; les contrôles en ville et sur les routes se sont multipliés, et des milices d'autodéfense traditionnelles ont refait surface et font parler d'elles, les Koglweogo ; mais on se sent quand même entre les mains du Seigneur. Merci pour vos prières. 

L'hiver de Martine

Martine avait un programme bien chargé, entre vérifications de traductions (survol AT en langue cerma), traductions de documents et articles, planification et suivi de projets de l'Alliance Biblique au BF (ABBF), suivre un atelier ABBF sur les livres deutérocanoniques, coordination des conseillers en traduction. Nous remercions Dieu pour la santé de Martine ; ses douleurs à l'épaule ont pratiquement disparu ; comme on nous avait dit, ça prend un an à guérir... 

Avec notre shalom,

Paul Solomiac
 

 
Wycliffe France,
25 rue de l’Isle
26000 VALENCE

www.wycliffe.fr,
  
  

 
 
  

 

Culte du 3 avril 2016 – Jérôme P. – Travail en Thaïlande

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HT