Lire la Bible comme on lirait un livre…..

On picore souvent la Bible ici ou là. On lit la Bible comme si c’était un devoir. Dommage dans les deux cas ! Et si on lisait la Bible, livre par livre, en les lisant de manière continue, comme on lirait un livre ? Témoignage.

Crédit photo : groupe de jeunes de l'église mennonite de Villeneuve-le-Comte

Crédit photo : groupe de jeunes de l’église mennonite de Villeneuve-le-Comte

La Bible se prête volontiers à la lecture. Pas uniquement pour l’étudier. Simplement pour le plaisir de la lire.Contrairement à une idée reçue, lire la Bible est facile et ne demande pas énormément de temps. Pour peu qu’on la lise dans une version au texte fluide. La plupart des livres bibliques se lisent alors en moins de 90 minutes, et rares sont ceux qui en demanderont plus du double.
Parcourir la Bible n’a rien de monotone. On y trouve une grande variété de styles, et une stupéfiante unité. Les textes bibliques interagissent de façons diverses avec notre foi. Le Saint-Esprit, qui nous connaît par cœur, saura nous faire aimer lire chaque livre dont il a soufflé le texte.
Rien, dans la Bible, n’est superflu ou inutile. Dans un monde complexe aux multiples défis et en constante mutation, les chrétiens qui veulent être entiers ont besoin de la Bible telle qu’elle a été donnée, tout entière. Par petits bouts, c’est fastidieux. Par livre entier, c’est édifiant. La lecture donne la vue d’ensemble. Et aussi du mouvement, du rythme à la vie chrétienne.

L’art de lire la Bible

Lire la Bible est un art. Les méthodes sont utiles. Lire sans carcan ni check-list a aussi ses avantages. Expérience déstabilisante au début, mais à essayer absolument. En se ménageant du bon temps – suis-je plutôt du matin ou du soir ? – pour se plonger dans la lecture et se laisser absorber par ce qu’on lit, sans tenir compte du découpage en chapitres et versets.
à parcourir les évangiles, j’imagine Jésus lire ainsi (Lc 24.27). Il ne lisait pas comme les spécialistes de la Loi. Il a lu autrement. Il a lu tout ce qui est écrit, avec les yeux de la foi (Lc 24.44-45).

Apprendre à lire la Bible

Lire la Bible s’apprend. En pratiquant la lecture comme un art, non seulement avec le côté gauche de son cerveau, mais aussi avec son cœur et son esprit, on ne tombe ni dans l’hypocrisie, ni dans l’orgueil, ni dans l’incrédulité. Mais selon les teintes et les textures, on se surprend à trouver Jésus de plus en plus souvent au fil des pages. Passionnant !

Le commerce des armes

Le 15 novembre 2015, Libération publie un article de Pierre Alonso, intitulé « Ventes d’armes : le grand boom des exportations françaises ».
Au niveau mondial, les dépenses militaires et de matériel de guerre ont augmenté de 53 % entre 2000 et 2010. Entre 2011 et 2015, le commerce d’armement était de 14 % supérieur à la période 2006-2010. La plupart des armes sont fabriquées dans les pays dits développés ou riches et vendues aux pays dits sous-développés et pauvres. D’un point de vue chrétien et éthique, cette réalité non seulement interpelle, mais contraint à l’action. Voici trois constats pour élucider le sujet.

1. Un commerce corrompu

Le commerce des armes est corrompu. Les experts estiment que 40 % de la corruption mondiale sont liés au commerce des armes. Les violations du droit national et international se font largement dans l’impunité, dans une relation plus ou moins symbiotique entre fabricants et états : depuis l’introduction du concept d’embargo d’armes par les Nations Unies, il y a eu 502 cas de violations d’embargo repérés ; or dans deux cas seulement, cela a conduit à des mesures juridiques et dans un seul cas, à une condamnation pénale.

2. Un commerce antidémocratique

Le commerce des armes mine la démocratie. Non seulement il échappe au contrôle démocratique, mais il sape les institutions et la démocratie dans les pays vendeurs et dans les pays acheteurs. En France, quatrième exportateur d’armes, une bonne partie de l’industrie d’armement se trouve entre les mains de l’état. Mais les médias et les faiseurs d’opinion ne s’intéressent guère à ces pratiques opaques et corrompues.

3. Un commerce opaque

Ni la multiplication des armes et l’augmentation de leurs ventes, ni leur sophistication plus grande n’ont conduit à plus de sécurité – encore moins à la paix dans le monde. « L’industrie de l’armement et ses puissants amis politiques ont forgé un univers parallèle largement isolé de l’influence et du jugement extérieurs en invoquant la sécurité nationale » (Andrew Feinstein). Le fléau du surarmement et de son commerce ne peuvent être combattus que par la société civile en insistant sur la transparence et les processus démocratiques en matière de sécurité et de défense. La société civile – et pourquoi pas les églises ? – doivent exiger des rapports de leurs gouvernements à ce sujet et soutenir les efforts des Nations Unies et d’autres acteurs dans le domaine, afin d’ouvrir la voie à la paix juste.

Pour aller plus loin…

www.liberation.fr/futurs/2015/06/14/ventes-d-armes-le-grand-boomdes-exportations-francaises_1329625
Daoud Ali Abdou, Réguler le commerce des armes, Couleur Livres, 2013
Andrew Feinstein, The Shadow World, Inside the Global Arms Trade, Penguin Books, 2012

« Montre-moi qui profite de la guerre et je te dirai comment l’arrêter. »
Henry Ford

L’édito : La Bible et nous

La Bible est un livre qui transforme des vies. Alain et Marion Combes, comédiens et protestants, racontent comment à la lecture des évan- giles et devant la découverte du personnage de Jésus, leur vie a été retournée – expérience partagée par beaucoup. Simplicité inaugurale de l’évidence qui s’impose !

La Bible est un livre qui peut transformer le monde. Le grand récit qu’elle raconte, de la création à la nouvelle création, recèle un potentiel de libération et de transformation. Elle déboulonne les idoles, prend le parti des faibles, propose une réconciliation en Jésus-Christ et dans l’Église. Force de la Parole qui vient de Dieu au travers de ces textes !

Mais la Bible n’est pas que simple, elle est aussi compliquée. Qui la fréquente de près et sérieusement s’en aperçoit. C’est à mon sens une partie de son attrait. Elle n’est pas un texte lisse ; il y a de quoi s’y frot- ter, durablement…

Si la Bible est compliquée, nous le sommes encore davantage ! Nous croyons la connaître, nous l’ignorons, nous justifi ons nos pratiques discutables par elle, nous invoquons ses silences si ça nous arrange…

Dans mon Église locale, nous terminons une série de six prédications sur le livre de Malachie. Ce prophète, lanceur d’alerte, critique le peuple d’Israël de manière très crue. En écoutant ces textes, il nous faut accepter que la Bible puisse parler contre nous, contre soi. Pas toujours confortable, même si salutaire…

Dans un livre récent (« De l’Écriture à la communauté de disciples », Excelsis, collection Perspectives anabaptistes, 2016), Neal Blough montre que la Bible devrait fonctionner comme un « contre-récit » pour l’Église, un récit diff érent qui forme l’Église à être une communauté alternative. Dans le même ouvrage, Frédéric de Coninck a cette phrase magnifi que ou eff rayante, pour souligner l’attitude des lecteurs face à la Bible : « les membres d’Église se réveillent les uns les autres ou s’aveuglent les uns les autres ».

Et si nous donnions la parole à la Parole ?

Prédication du 15 mai 2016 | Fritz G. | Zacharie 4.6 (Dimanche de Pentecôte)

Télécharger la prédication

La pratique du mariage, l’interprétation biblique et le discernement de l’Église

À une époque où l’image du mariage se modifie rapidement dans les sociétés occidentales et où les institutions gouvernementales ont légalement reconnu le
mariage entre personnes de même sexe, l’Église doit décider : devons-nous suivre
cette tendance ? Dans un article initialement publié dans the mennonite en janvier 2016, Darrin W. Snyder Belousek exprime sa position avec sensibilité et pertinence biblique.

L’article, traduit en français par Améline Nussbaumer, est disponible dans son intégralité sur la page ressource du CeFoR. Bonne lecture, et bon discernement!

 

Prédication du 8 mai 2016 | Eric B. | « Entendre la Parole » (Luc 8.4-8)

Chanter avec le coeur et la tête

Les exposés audio de Christophe Paya et de Janie Blough, orateur et oratrice de la pastorale des anciens, pasteurs, prédicateurs et diacres des Eglises mennonites de France le 30 avril 2016 à Valdoie, sont disponibles ! Merci à Yann Kempf pour l’enregistrement.

 

Premier exposé par Christophe Paya

 

Second exposé par Janie Blough.

 

Questions-réponses.

 

Bonne découverte !

 

Pour aller plus loin…

Christophe Paya, Au coeur de la louange, Excelsis et Edifac, 2014, 181 p.

Janie Blough, Dieu au centre – Retrouver le sens du culte, Dossier de Christ Seul 3/2013, Editions Mennonites, Montbéliard, 80 pages

Prédication du 1er mai 2016 | Mario | Lâcher prise

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