“Pornographie – Le faux, le vrai & l’espérance !” : un livre à paraître

Le prochain Dossier de Christ Seul traite d’un sujet qui abime les corps et les coeurs…

“Pornographie – Le faux, le vrai & l’espérance” décrit le phénomène, et répond aux mensonges sur les femmes, les hommes et le sexe, véhiculés par le pornographie. Il propose un chemin pour rompre le cercle vicieux dans lequel on peut être enfermé et indique des mesures de prévention pour chacun, les parents, les Eglises locales…

Et l’espérance est possible, comme l’indiquent des témoignages qui rendent ces pages profondément humaines…

Ce livre sera disponible dans les prochaines semaines.

 

Élections présidentielles françaises 2017

Pour qui voter lors de la présidentielle 2017? La commission foi et vie de l’AEEMF a jugé bon de publier une exhortation aux Églises mennonites de France en vue des élections présidentielles 2017. Vous la trouverez dans la rubrique « téléchargement – divers » du site du Bienenberg. Bon discernement à chacun(e)!

Prédication du 09 Avril 2017 | Denis K. | L’arrivée de Jésus à Jérusalem : un acte politique ?

 
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Les relations entre musulmans et chrétiens

Le contexte actuel rend les relations entre musulmans et chrétiens tendues. Comment vivre ensemble de façon pacifiée en cherchant à allier vérité et amour? Evelyne Reisacher, professeure d’islamologie et de relations interculturelles à l’université de Fuller aux États-Unis (CA), donne ici quelques pistes réalistes pour les chrétiens:

Cette interview a été réalisée lors du passage d’Evelyne Reisacher en Suisse pour un cours dans le cadre du programme FBSE.

Un mennonite engagé pour la paix au Congo (RDC) a été tué

Comme deux autres personnes participant à la même mission, le corps de Michael J. Sharp, un mennonite de 34 ans engagé avec l’ONU en République Démocratique du Congo, a été retrouvé mort le 27 mars dernier. Un communiqué du Comité mennonite allemand pour la paix, avec lequel Michael Sharp avait collaboré auparavant, lui rend hommage.       

C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons la mort de notre ancien volontaire pour la paix Michaël « MJ » Sharp. Le dimanche 13 mars il a été enlevé, puis tué peu après, au Congo. MJ était l’une des six personnes engagées dans une mission de la paix de l’ONU (Monusco) dans la République Démocratique du Congo. Sa collègue Zaida Catalan et l’interprète Betu Tshintela ont été tués en même temps.

MJ travaillait depuis 2012 au Congo, tout d’abord dans la zone aux prises avec la guerre civile dans l’est du Congo. Sa tâche consistait à partir en moto et à chercher à établir un dialogue avec des groupes de rebelles dans la région autour de la ville de Kivu. Il a fait savoir aux soldats et aux enfants-soldats qu’il existait des dispositions légales pour rendre leurs armes et retourner chez eux. Depuis 2007, ce programme a pu persuader environ 1600 combattants de s’intégrer à nouveau dans la vie civile.

« Des lieux de conflit intensif sont aussi des lieux où des solutions créatives peuvent apparaître et être testées, a-t-il dit en 2013. Si l’exemple de Jésus est valable pour chacun et partout, comment cette vérité peut-elle se traduire dans la réalité dans l’est du Congo, là où depuis 20 ans c’est la guerre qui est la norme ? J’ai la possibilité de participer, aux premiers rangs, à cette créativité congolaise et à aider à trouver des réponses à la violence et aux privations. »

Depuis 2015, MJ travaillait aux Nations Unies et, entre-temps, comme responsable d’une équipe onusienne qui examine les manquements aux sanctions de l’ONU contre les groupes armés. A ce moment, sa mission était de faire des recherches sur des massacres et des fosses communes dans la région du Kasai. Là, on a pu trouver ces derniers mois des preuves d’une augmentation des violations des droits de l’homme.

La tâche qui consiste à aider les soldats à déposer leurs armes a été sa préoccupation pendant de nombreuses années. De 2005 à 2008, MJ a été volontaire dans le bureau du Comité mennonite allemand pour la paix à Bammental (D) et il a travaillé là avant tout pour le Military Counseling Network (MCN). A l’époque, pendant la guerre d’Irak, il a conseillé de nombreux soldats américains, et les a aidés à refuser de faire la guerre ou à quitter l’armée pour éviter de combattre.

Maintenant, beaucoup de gens déplorent la perte d’une personnalité tout à fait exceptionnelle. MJ avait le don de gagner la confiance de personnes d’horizons culturels et sociaux les plus divers. C’est pour cette raison que le nombre de gens qui le regrettent est très grand. Le Comité mennonite pour la paix, avec beaucoup d’autres personnes en Allemagne, déplorent cette grosse perte. Le père de MF, John Sharp, dit au sujet de la mort de son fils : « Plus d’une fois j’ai dit que nous, artisans de paix, nous devions être prêts à risquer notre vie, tout comme les soldats le font. Pour nous, maintenant, ce n’est pas simplement de la théorie. »

Comité mennonite allemand pour la paix, traduction Frieda Manga

Photo : Jana Asenbrennerova/MCC

Ils en parlent : Chrétien, l’autre nationalité !

Les Cahiers de l’Ecole pastorale ont publié une recension assez longue d’un Dossier de Christ Seul, “Chrétien, l’autre nationalité” (avec des contributions de sept auteurs dont la principale de Neal Blough), paru en 2014, mais dont le thème est d’actualité, surtout en cette période d’élections. Ce Dossier permet de se faire une idée sur la question de l’identité nationale selon les Ecritures, et d’en découvrir quelques implications concrètes et actuelles. Recension.

Dans un contexte politique français où la question de l’identité nationale est particulièrement débattue, ce petit livre vient à point. Il est introduit par une longue réflexion biblique du professeur Neal Blough sur les notions de nation et de Royaume de Dieu dans l’Ancien et le Nouveau Testament. Neal Blough rappelle utilement que, dans la Bible, les nations ne désignent pas des États mais des peuples. Christophe Paya en tire les conséquences dans son article « Faut-il prier pour avoir un président chrétien ? », quand il écrit que ce sont des personnes qui sont appelées à se convertir à l’Évangile et non des systèmes politiques. Dans cette première partie, nous avons trouvé particulièrement éclairant l’exposé de la théologie politique du règne de Dieu chez les nationalistes juifs Macchabées, qui pensaient que Dieu ne pouvait régner si Israël était dominé par les nations et qu’il fallait d’abord les chasser. Ce qui éclaire par opposition à la théologie politique de Jésus qui va montrer que Dieu veut intégrer les nations dans son Règne.

Nous ne pouvons que nous accorder avec Neal Blough sur les deux tentations extrêmes que l’Église doit éviter : confondre le Règne de Dieu avec le règne d’un pouvoir politique humain ici-bas et spiritualiser ce Règne au point de penser qu’il n’ait rien à nous dire ici et maintenant.

Mais, entre ces deux extrêmes, il y a eu des gradations dans l’histoire de l’Église et il nous a manqué l’articulation de cette partie biblique avec l’histoire des théologies politiques de l’Église. Il aurait été utile pour le lecteur non averti de lui rappeler brièvement les différentes politiques chrétiennes, du statut constantinien, en passant par la théorie des deux règnes de Luther, de Calvin à ses avatars modernes, théologies du dominion… qui se prétendent toutes bibliques.

Après cette longue introduction, les autres contributions sont assez courtes mais ont le mérite d’aborder des sujets qui sont peu ou pas pensés dans les Églises : « Que voulons-nous dire quand des chants proclament le nom de Jésus sur notre pays ? », « La théologie sous-jacente des cantiques », « Que faut-il penser de la préférence nationale ? », « Un chrétien doit-il chanter La Marseillaise ? »

C’est une très bonne idée de dévoiler l’origine de certains chants de « conquête » du recueil JEM dans la théologie théocratico-charismatique du dominion qui affirme que les chrétiens sont appelés à être prêtres et rois de cette terre, et que c’est un pouvoir territorial qu’ils doivent conquérir eux-mêmes en combattant, spirituellement, sur terre. Cette théologie est brièvement évoquée, cela aurait pu être davantage développé.

L’article de Marie-Noëlle Von der Recke : « Que penser de la préférence nationale dans une perspective chrétienne ? », est pertinent et courageux. Elle dénonce, à juste titre, le racisme sous-jacent derrière ce discours qui se veut protecteur et qui s’abrite souvent sous la bannière de la défense de l’Occident chrétien, alors qu’il va contre l’esprit de l’Évangile. Elle a aussi raison de rappeler que les migrations viennent souvent des rapports injustes entre les nations. La conclusion nous a paru toutefois un peu naïve quand elle oppose à la politique de « préférence » nationale, l’exemple historique de l’apport positif des migrations huguenotes et mennonites à leur pays d’accueil. Les migrations vers l’Europe de populations musulmanes posent bien d’autres problèmes. D’autre part, même si le protectionnisme n’est pas la solution, la mondialisation libérale destructrice d’emplois dans certains pays et créatrices d’emplois sous-payés dans d’autres aurait pu aussi être dénoncée.

L’article de Michel Sommer sur l’hymne national, La Marseillaise, soulève un problème éthique sur lequel les chrétiens français sont muets : les paroles de cet hymne guerrier qui invite à verser “un sang impur” ne devraient-elles pas choquer les consciences chrétiennes ? Il a raison de dire qu’elle met « la violence au coeur de l’identité nationale ». Nous avons apprécié les propositions positives de l’auteur d’écrire un hymne basé sur la devise républicaine Liberté, Égalité, Fraternité, même si l’hystérie politique française actuelle sur l’identité nationale laisse peu de chances politiques à cette belle idée.

Les trois derniers articles visent directement le rapport des évangéliques au pouvoir et à l’idée de société chrétienne :

• « Faut-il prier pour avoir un président chrétien ? » (Christophe Paya) ;

• « Faut-il militer pour la reconnaissance de l’héritage judéo-chrétien en France ou en Europe ? » (Nicolas Farelly) ;

• « Que penser de la devise d’un parti politique chrétien “Changer les coeurs pour changer la nation’’ ? » (Philippe Gonzalez).

Ils vont tous dans le même sens : dénoncer l’illusion d’une société chrétienne. Seul Christophe Paya, tout en énonçant à juste titre que l’Évangile ne peut être traduit en lois et règles, évoque la possibilité pour les chrétiens d’influencer les lois et d’orienter le fonctionnement de la société, tout en se gardant de l’illusion de faire advenir par l’État le Royaume de Dieu sur terre.

C’est un point qui aurait pu être développé et qui manque dans ce petit livre. Si nous pensons avec les auteurs que les chrétiens ne sont pas appelés à rechercher le pouvoir sur cette terre, n’y a-t-il pas dans l’histoire de l’Église des exemples positifs d’influence des Églises sur la société et de contributions d’hommes politiques chrétiens qui ont marqué l’histoire de leur nation ?

En conclusion : des articles courts, mais qui pourraient faire une bonne introduction à des débats dans des groupes de jeunes, par exemple.

Luc Olekhnovitch, pasteur de l’Union des Eglises évangéliques libres, président de la Commission d’éthique protestante évangélique

Recension parue dans Les Cahiers de l’Ecole pastorale, Hors série 18, “La politique, parlons-en ! Eclairages et débats en Eglise”, sous la direction d’Evert van de Poll, 1er trimestre 2017, 208 pages

 

Pour aller plus loin…

Le Dossier de Christ Seul  “Chrétien, l’autre nationalité” est à commander ici.

Par Neal Blough, Nicolas Farelly, Philippe Gonzalez, Thomas Gyger, Christophe Paya, Michel Sommer, Marie-Noëlle von der Recke, Dossier de Christ Seul 2/2014 Editions Mennonites, Montbéliard, 80 p., 8 €.

Prédication du 02 Avril 2017 | Fritz G. | C’est le printemps !

 
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