Europe. Instrument de paix ? Un dossier pour le Dimanche pour la paix 2018

Europe. Instrument de paix ? C’est le thème retenu pour le Dimanche pour la paix 2018, célébré dans les Eglises mennonites de France le 11 mars prochain.

Le dossier de préparation du culte inclut :

  • des chants et des prières
  • une réflexion sur « L’union européenne : instrument de paix et de justice ? » par Frédéric Rognon
  • une réflexion sur « Le projet européen : de la construction de la paix à la résurgence des mouvements isolationistes » par Frédéric de Coninck
  • un canevas pour la prédication (Es 2.1-5 ; Jé 29.4-7 ; 1Tm 2.1-4) par Pascal Keller
  • trois histoires pour les enfants, proposées par Sylvain Roussey
  • une proposition d’offrande destinée au réseau oecuménique européen des Eglises pacifistes, Church & Peace (Eglise & Paix).

Le dossier est disponible ici.

Chaque année, la Commission de Réflexion pour la Paix des Eglises mennonites de France propose ce Dimanche pour la paix, ainsi qu’un dossier de réflexion et de préparation du culte.

Prédication du 14 janvier 2018 | Stephan N. | « Avoir le regard de Jésus » (Jean 9.1-17)

Télécharger la prédication

La place des enfants au culte

La pente est forte vers des cultes où les enfants sont ignorés… Contre-exemple positif et courageux !

L’Eglise de Châtenois (88) est en train de vivre un renouveau et s’interroge depuis plusieurs mois sur la place occupée par les enfants au sein du culte. Quel parent n’a pas entendu sa descendance rechigner à s’habiller pour aller au culte plutôt que de rester sous la couette ou jouer sur sa console ? Et si la motivation des enfants dépendait de la place qui leur est laissée lors du culte ?

Leur participation se résume parfois à un court moment de chants de louange ou à une histoire avant le départ pour l’école du dimanche. Il nous est apparu important de leur donner une part bien plus importante au sein du culte. Les enfants ne sont ni une perturbation pour son bon déroulement, ni de simples spectateurs !

BESOINS DES ENFANTS

Photomontage : Virginie Duval-Wingel

Nous avons essayé de construire le culte en pensant à eux : leurs besoins sont à intégrer dans la vie cultuelle de l’assemblée. Ainsi, un dimanche sur deux, les cultes deviennent « familiaux » et sont préparés en tenant compte de la présence des enfants tout au long de la matinée. Nous avons dû apprendre à mettre de côté la formule traditionnelle en essayant de les faire participer par différents moyens (voir ci-dessous).

Cela demande bien entendu un effort d’adaptation et la recherche de nouvelles idées qui permettent au final à tous de rester plus attentifs et plus intéressés. Cela montre surtout à nos enfants qu’ils font partie intégrante de l’Eglise.

INTERGÉNÉRATIONNEL

Cette place laissée aux enfants est un sujet important, car il touche de près au projet intergénérationnel de Dieu. Aujourd’hui, notre assemblée se réjouit de la présence des enfants et de leur engagement, mais aussi de partager davantage la responsabilité de leur formation spirituelle et cultuelle dans la foi chrétienne. Ainsi, la réalité du corps du Christ est encore plus perceptible !

IDÉES POUR INCLURE LES ENFANTS AU CULTE

• Choisir un sujet présenté simplement et que les enfants peuvent comprendre

• Raconter une histoire • Faire un jeu

• Leur poser des questions • Parler ou les faire parler de ce qu’ils ont fait à l’école du dimanche

• Leur faire choisir des chants • Leur faire gérer la projection des chants

• Les faire jouer d’un instrument

• Choisir des supports qui les interpellent : projection d’images, petites vidéos

• Faire « une leçon de choses » à partir d’objets

• Leur faire lire un passage biblique, un verset, jouer un personnage

• Changer le rythme du culte

• Laisser la place aux imprévus • Recourir à l’humour

• Témoigner en leur présence

• Leur faire raconter leur colo ou leur week-end jeunes

• Les laisser poser des questions et donner leur avis

• Accepter les « débordements »

Semaine type à Ensisheim

ll y a quelques années, l’Eglise d’Ensisheim près de Mulhouse lançait un appel pour que la rejoignent de nouvelles personnes, en particulier des musiciens ! Les auteurs de cet article avaient répondu présents ! Et si le phénomène se reproduisait… ?

LUNDI MATIN

On se remet tout doucement du culte de la veille. C’était vraiment enrichissant ! L’orateur était captivant, et nous a donné du grain à moudre. De notre côté, on commence déjà à réfléchir à notre prochaine présidence… Tiens, et si on changeait un peu ? On pourrait mettre la Cène au tout début ! C’est l’avantage de notre petite Eglise… on peut expérimenter !

MERCREDI APRÈS-MIDI

Un petit coup de fil d’une sœur de l’Eglise. Elle appelle pour prendre des nouvelles, s’assurer que nous allons bien, et nous transmettre la liste des chants et les versets qu’elle a préparés pour le culte de dimanche prochain. On va pouvoir commencer à répéter les cantiques que l’on ne connaît pas, et préparer la projection à l’avance.

JEUDI SOIR

Les membres de l’Eglise se retrouvent pour l’étude biblique. On réfléchit autour d’Esaïe avec Pascal Keller, référent pastoral. C’est le bon moment pour poser des questions, et apprendre en bonne compagnie. La semaine prochaine, c’est la réunion de prière ; les différents sujets de prière que des missionnaires ou des associations nous ont envoyés sont déjà disposés sur la table.

VENDREDI SOIR

C’est la réunion du Conseil ! On aborde tous les sujets à l’ordre du jour : il faut qu’on réfléchisse à l’organisation de notre prochain cycle de cinéma/débats au sein de l’Eglise ; on prévoit la prochaine rencontre interreligieuse avec les différentes confessions de la ville. Merci Seigneur de nous accompagner dans tous ces projets, qui, aussi passionnants qu’ils soient, ne sont pas toujours faciles à porter pour nos frêles épaules ! Si seulement quelques personnes pouvaient franchir la porte du 37, rue de la gare, pour nous découvrir, nous donner un coup de main… La réunion de Conseil se termine avec l’idée de faire un article pour Christ Seul !

DIMANCHE MATIN

Quel plaisir de se réunir et de louer le Seigneur ensemble, toujours dans cette même ambiance bienveillante et chaleureuse ! Il faut un peu jongler entre la « projo », le piano, et la garderie pour l’unique enfant de l’assemblée (en plus, il fallait que ce soit le nôtre !), mais c’est une joie de nous voir vaillants malgré tout. Vivement la semaine prochaine…

L’assemblée d’Ensisheim est une petite Eglise pleine de vie, mais on a besoin de vous ! Oui, vous, qui êtes jeune ou moins jeune, célibataire, jeune couple ou parents. Vous qui savez jouer d’un instrument. Vous qui avez envie d’être au service d’une petite assemblée, vous qui avez envie de vous engager avec nous ! Venez nombreux, on a de la place…

 

Quand la musique est bonne

Un dîner concert à l’église mennonite de Villeneuve-le-Comte (77) a été l’occasion de parler de Dieu avec les amis des membres de l’Eglise.

Venir dans le bâtiment d’une église pour une réunion demeure, pour beaucoup de nos contemporains, un défi. Mais voilà que nous les invitons à partager un repas, un vendredi soir, et à écouter un groupe musical évoquer les attentes des hommes et la manière dont les évangiles y font écho. La marche à franchir est déjà moins impressionnante.

Nous avons ainsi invité, au mois d’octobre, des musiciens de l’association PSALT, animée par Eric et Mélanie Pires, à partager chants et brèves introductions avec nous. L’assistance est au rendez-vous : 60 personnes (dont une vingtaine, seulement, de membres de l’église) et bon nombre d’entre elles ne viendraient pas, de but en blanc, à un culte.

CHANTS PROFANES

Nous commençons par un apéritif, puis vient un premier moment de chants pas spécialement religieux, qui parlent des espérances, des joies, des attentes, des peines et des déceptions de la condition humaine. Assis à table nous échangeons, pendant la pause qui suit. Mes voisins sont prudents. Ils n’ont pas trop l’habitude de parler de Dieu. Ils viennent voir, mais disent bien vivre sans l’hypothèse Dieu.

CHANTS DE FOI

La musique reprend avec, cette fois-ci, des chants marqués par la foi. Alors que le repas touche à sa fin, nous nous levons de table et les groupes se mélangent. Mes voisins de table, toujours aussi prudents, prennent quand même le temps d’échanger avec quelqu’un d’autre. Ils me semblent assez typiques de beaucoup d’habitants du périurbain qui nous entoure, en Seine-et-Marne, ancrés dans leurs habitudes et pas forcément prêts à sortir de leur cadre. Pourtant, ils sont venus, invités par un couple de l’Eglise et c’est déjà une ouverture qu’il faut saluer.

Nous essayons ainsi de proposer régulièrement des événements ouverts qui sont l’occasion d’échanges sans agressivité sur les questions religieuses. Il est encourageant de constater que l’assistance grandit progressivement. Certains reviennent, d’autres nous rejoignent. Le chemin qui mène à un pas de foi affirmé est souvent long. Mais ce type de proposition permet d’accompagner des personnes en recherche, en respectant leur rythme.

Ce sont de beaux moments et une démarche que nous poursuivrons.

Que ferons-nous ?

Après 12 ans passés au Conseil d’administration des Éditions Mennonites, j’ai voulu laisser la place. Malgré la sollicitation de nombreuses personnes pour entrer au Conseil, celui-ci reste en sous-effectif avec cinq membres au lieu des sept prévus par nos statuts, et le travail nécessite un nombre plus important de participants.

Au bureau des Éditions Mennonites, des changements dans la gestion administrative sont en cours et demandent un grand engagement. La parution des Dossiers de Christ Seul a pris ainsi du retard en 2017.

Par ailleurs, notre rédacteur, Michel Sommer, annonce son départ à l’automne 2018 (voir pages 45 et 57). Qui le remplacera ?

Enfin, c’est un grand défi de maintenir le nombre d’abonnés à Christ Seul et aux Dossiers de Christ Seul et de faire en sorte que les jeunes, qui souvent préfèrent les écrans à la lecture papier, s’abonnent à la for- mule Internet, à moitié prix. Les responsables des Éditions Mennonites se posent donc beaucoup de questions qui restent sans réponses.

Le passage de 2017 à 2018 est un moment privilégié pour réfléchir et faire un bilan. Que devons-nous faire pour assurer la pérennité de Christ Seul et des Éditions Mennonites ?

Bien sûr, il y a eu au cours des années (115 ans depuis la création du Bulletin Mennonite) des crises qui, par la grâce de Dieu, ont été surmontées : le Seigneur est fidèle (qu’il en soit remercié !), et les membres de nos Églises aussi (merci à eux également !).

APPELS

Nous savons que la prière est efficace, mais prions-nous pour les Éditions Mennonites ? Nous savons que le Seigneur nous appelle à le servir, mais croyons-nous qu’il appelle certains à oeuvrer dans le cadre de nos publications ?

Et s’il existe entre nos Églises mennonites une solidarité qui se traduit de différentes façons, portons-nous dans la prière toutes nos Églises, en particulier les moins nombreuses ? Je pense particulièrement à l’une des plus petites d’entre elles, celle de Peyruis (ex-Lurs) dans les Alpes-de-Haute-Provence, qui n’a pas d’école du dimanche pour les enfants, vu leur nombre plus que réduit.

Je m’interroge et je persévère dans la prière, même si je n’ai pas de réponse pour l’instant. Mes voeux pour vous au début de cette année 2018 est que nous restions tous unis dans la prière et attentifs à ce que le Saint-Esprit veut nous dire.

Ils en parlent – Pornographie – Le faux, le vrai & l’espérance !

Il n’est pas courant qu’un parti politique recommande un Dossier de Christ Seul publié par les Editions Mennonites. Dans l’édition de décembre 2017 du journal francophone de l’Union Démocratique Fédérale, on lit cette recension du Dossier de Christ Seul « Pornographie – Le faux, le vrai & l’espérance !  »

 

La pornographie concerne – avec les médias modernes– une bonne partie de la population. Briser le silence est le premier pas pour briser le pouvoir de la pornographie.

Un grand nombre de personnes – hommes et femmes – se voit un jour ou l’autre confronté à des images pornographiques. Pour bien trop de personnes, c’est le début d’une addiction souvent gardée sous silence.

Montrer les souffrances
L’ouvrage collectif «Pornographie – Le faux, le vrai & l’espérance! », traduit en partie de l’anglais, montre les dommages causés par ce fléau. En souffrent à la fois les consommatrices et les consommateurs, leurs proches et les personnes impliquées dans l’industrie de la pornographie. «L’industrie sexuelle est en réalité un trafic, et la grande majorité des personnes qui y sont impliquées sont là parce qu’elles ont été sexuellement abusées dans leur enfance et qu’elles n’avaient pas le choix. […] Notre culture a créé ce mythe que l’industrie sexuelle est attrayante, et que vous serez belle, sexy et attirante. Elle ne montre pas l’horreur du viol répété jour après jour.» (p. 34-35)
L’ouvrage dévoile les mensonges véhiculés par la pornographie, des mensonges sur les femmes et sur le sexe. Il présente des étapes vers un changement personnel: l’acceptation (admettre sa propre dépendance), la redevabilité (envers Dieu et des personnes de confiance ainsi qu’envers son conjoint) et l’action (des mesures concrètes pour mettre fin à la dépendance).

Et nous?
Un chapitre est dédié aux mesures de prévention à prendre par les Églises, les familles et par nous tous en tant que citoyens. Il renvoie encore à l’atelier collaboratif ou groupe de parole «90 jours pour abandonner la pornographie» (www.innocence.ch).
Divers témoignages illustrent à la fois la dépendance et la délivrance.
Ce livre des Éditions mennonites peut nous inspirer au niveau personnel pour vivre en pureté et dans des relations saines, au niveau des familles et des Églises – et pour notre engagement politique. Il est important de se détourner du faux vers le vrai, rempli de l’espérance que nous donne le Christ!
David Gysel

 

A commander ici !