Prédication du 28 janvier 2018 | Fritz G. | « La vie avec Dieu est-elle garante d’une existence paisible ? » (Exode 33.14)

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Ils en parlent – PAIX ! mes brebis…

Le magazine  Le christianisme aujourd’hui, dans son édition de janvier 2018, propose la recension suivante du dernier Dossier de Christ Seul : PAIX ! mes brebis… Activités d’éducation à la non-violence.

Pendant une dizaine d’années, Silvie Hege a été professeure des écoles en zone d’éducation prioritaire. Dans ce cadre, elle a mené auprès des élèves un projet d’éducation à la paix, en les formant à la résolution non-violente des conflits.
Ce livret propose des animations destinées aux six à treize ans pour apprendre à faire la paix avec soi-même et les autres, gérer ses émotions, s’affirmer sans violence, développer l’empathie, transformer les conflits. Chaque séquence débute avec les objectifs de l’animation, puis des activités/petits jeux à vivre en groupe, suivis de questions «pour aller plus loin» et d’un éclairage biblique sur la thématique.
Si ces activités sont pensées pour être vécues dans le cadre ecclésial, elles peuvent aussi être reprises dans un environnement laïc.

Sandrine Roulet

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Bitcoin ou système upside-down ?

Le Bitcoin est un système de monnaie virtuelle créé en 2009 par un inconnu sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto. Le principe est que chaque transaction en bitcoin est authentifiée à l’aide d’algorithmes infalsifiables. Des ordinateurs décentralisés se chargent de cette authentification en prenant le rôle d’une banque centrale. Les fournisseurs de calcul sont rémunérés pour ce service en bitcoins. Toutefois, la création de bitcoins se limite à environ 21 millions d’unités.

En 2009, le bitcoin n’avait quasiment aucune valeur. Il a été vraisemblablement utilisé pour le blanchiment d’argent, puis les milieux financiers s’y sont intéressés. Le 25 novembre 2011, un bitcoin valait 1,83 euro, alors que le 18 décembre 2017, il atteignait déjà 16 216 euros. En investissant 2 000 euros en bitcoin en 2011, on aurait obtenu 17,7 millions d’euros en 2017.

Au vu de ce genre d’enrichissement fulgurant, la question se pose : est-ce que les fondamentaux de cette super-croissance sont sains ? Ou bien s’agit-il d’une bulle spéculative ?

UNE MESURE DE L’ÉGOCENTRISME

Photo : www.flickr.com – Tiger Pixel

Il est évident que si le volume de bitcoins est limité, une augmentation de la demande va automatiquement en augmenter le prix, par opposition aux monnaies traditionnelles, dans la mesure où leurs valeurs restent plus ou moins stables à cause des injections massives de liquidités, par les banques centrales, dans les systèmes financiers. Certains analystes financiers misent sur un plafond maximum de 300 000 euros le bitcoin. Autant dire que ce marché étroit va encore susciter bien des convoitises. En fin de compte, il y aura certainement des pertes et une crise quand les acteurs des marchés décideront que le bitcoin est surévalué. Cela vous semble-t-il irrationnel de la part des acteurs de la finance ? Beaucoup le pensent, en effet. Si l’on considère toutefois l’horizon souvent étroit de ce milieu, qui connaît comme seul objectif les profits individuels, de telles bulles créées de toutes pièces font partie intégrante de la logique de ces acteurs : la logique de l’égocentrisme.

ROYAUME À L’ENVERS

à ce sujet, la Bible est une fois de plus d’une grande actualité. Selon elle, le problème fondamental n’est pas que le système soit injuste. En effet, les dérives ne sont pas propres à un système ou à un autre, mais aux êtres humains qui composent le système. Il y a une rébellion contre la volonté du Créateur. Alors à quoi bon changer le système de quête de richesse, si le cœur des hommes reste égocentrique ? Jésus est venu nous montrer la voie de la modération, et il a opéré, à l’aide de l’Esprit Saint, un changement de perspective dans nos cœurs pour retourner à Dieu. Sans ce changement, on peut vouloir faire beaucoup de bonnes choses qui sont finalement vaines (1Co 13.3).

La nature fondamentalement pécheresse de tous les hommes, voilà le vrai problème ; le système en est la conséquence (Rm 3.10). à partir du changement de cœur, le royaume upside-down ou à l’envers (Matthieu 4-7), c’est-à-dire où les règles sont inversées, peut avoir un impact important. Il ne s’agit plus d’égoïsme mais d’amour. Le plus grand, c’est celui qui sert les autres par amour ; le vrai riche, c’est celui qui donne par amour pour défendre la veuve et l’orphelin.

Examinons notre conduite pour savoir si nous sommes dans la foi. Est-ce que nous reconnaissons que Jésus-Christ est en nous (2Co 13.5) ? Qu’est-ce qui nous a le plus touchés dans cet article : l’opportunité manquée d’avoir acheté des bitcoins au bon moment ou l’appel à prendre notre croix, à suivre Jésus pour lui obéir et aimer comme il a aimé ? Aimer contre vents et marées ?

 

Pour aller plus loin…

www.christnet.ch (forum chrétien de réflexion sociale, économique et environnementale)

Une exposition sur Martin Luther King 50 ans après sa mort

A l’occasion du 50e anniversaire de la mort de Martin Luther King, une exposition a été créée et est à disposition des associations, Eglises, mairies, établissements d’enseignement…

Composée de 20 panneaux grand format (70 cm x 100 cm) et de 60 affiches au format A2 (42 cm x 60 cm), elle sera disponible dès le 15 mars 2018. Elle est enrichie par de nombreux produits et documents complémentaires : livres, magazine, BD, DVD…

On peut la découvrir sur le site www.mlk50.fr et la commander en ligne.

Le site donne accès également à des ressources supplémentaires d’historiens, sociologues, théologiens, et répertorie des conférenciers, musiciens, artistes.. qui pourront répondre aux demandes des organisateurs d’expositions.

MLK

Le 4 avril 1968, Martin Luther King mourrait assassiné. Le message de ce pasteur baptiste, prix Nobel de la paix, a marqué les consciences dans le monde entier.

50 ans plus tard, il reste d’une brûlante actualité à un moment où ressurgissent ici et là des messages de haine et des politiques d’exclusion.

La vie et le message de Martin Luther King ont été marqués par le refus de la violence, des injustices, de la ségrégation, du racisme. Il a inlassablement milité en faveur de la réconciliation et du vivre ensemble.

 

Contact

Association « Martin Luther King 50 ans après »

48 rue de Lille, 75007 Paris

Tél. 06 99 05 68 88 ; 09 50 59 61 36

contact@mlk50.fr – www.mlk50.fr

T comme Taizé

La communauté de Taizé, en Bourgogne, a été fondée en 1940 par Roger Schutz (1915-2005). Consacré pasteur à Neuchâtel, frère Roger allait faire renaître, à proximité de l’ancienne abbaye de Cluny, un monachisme d’origine protestante avec une vocation de réconciliation et d’unité entre chrétiens. Taizé abrite aujourd’hui une centaine de frères, protestants et catholiques, unis autour de leur prieur, frère Alois, pour devenir « parmi les hommes un signe d’amour fraternel » (Règle de Taizé). En réponse à l’appel du Seigneur à le suivre, ils sont portés « à l’audace d’un oui jusqu’au dernier souffle » (Sources de Taizé). Des milliers de personnes, surtout des jeunes, se rendent à Taizé chaque année pour se ressourcer, pour une expérience spirituelle de prière, d’écoute de la Parole de Dieu et d’unité fraternelle.

PARABOLE DE COMMUNION

Photo : www.flickr.com – too07cool

Le désir de vivre dès maintenant une « parabole de communion » ne rejoint-il pas la volonté des anabaptistes de former des communautés de croyants, engagés à la suite de Jésus pour manifester concrètement la réalité de son règne ?

Menno Simons (v. 1496-1561) insistait sur la signification actuelle du salut, sur une nouvelle naissance qui sanctifie l’existence, par la foi et le don du Saint-Esprit. Un frère de Taizé a écrit : « Qui suit [Jésus] passe par un enfantement. C’est aussi douloureux qu’une naissance humaine, mais le bonheur qui en découle n’est pas moins grand. Car on participe déjà à une nouvelle création. » J’ai pu confier à ce frère que ses lignes étaient proches de la spiritualité anabaptiste. Il a souri en me confiant qu’il avait, entre autres, des origines mennonites…

La communauté de Taizé offre à des jeunes venus de toutes les Églises et du monde entier une étape dans leur cheminement spirituel, qui peut les conduire à donner leur vie au Seigneur. Le même frère a encore écrit : « Suivre Jésus ne se comprend que sur le plan de l’amour. Qui suit Jésus peut se savoir porté par l’amour même de Dieu. […] En nous laissant attirer par cet amour [de Jésus], nous pourrons aller au-delà de nous-mêmes. Il n’attend pas seulement de nous que nous l’aimions. Il nous donne de l’aimer. Il nous le donne en mettant en nous son Esprit. »

Sur une colline de Bourgogne, près d’une vieille église romane, le Christ appelle aujourd’hui des centaines de personnes à le suivre, et à vivre quelque chose de l’unité qu’il réclamait pour ses disciples (Jn 17.20-24). Nous ne saurions ignorer un lieu aussi porteur d’espérance.

«  A ceci, tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres. » Evangile de Jean 13.35

 

L’I.A ou le renouvellement de l’intelligence

Pas un mois ne passe sans que la presse nous dévoile des nouveautés en matière d’intelligence artificielle. La rapidité de son développement et de ses applications donne le vertige. Dans ce tourbillon, doit-on craindre de perdre le contrôle ?

I.A. : C’EST QUOI ?

L’intelligence artificielle, souvent abrégée I.A., est la science dont le but est de faire faire par une machine des tâches que l’homme accomplit en utilisant son intelligence. Le rêve d’une machine intelligente date de l’Antiquité, mais c’est en 1956 qu’a été introduit pour la première fois le terme d’I.A.. Le jeu d’échecs sera un merveilleux terrain d’application où la machine proposera une action logique au regard des précédentes. à partir de là, tout s’accélère… En 2017, AlphaGo Zero, une I.A. développée par une filiale de Google, ridiculise le champion du monde du jeu de go, un jeu de stratégie complexe très répandu au Extrême- Orient. Pour cela, on avait simplement donné les règles du jeu au programme, sans connaissances préalables. En s’entraînant contre lui-même, l’ordinateur avait créé sa propre analyse. C’est vertigineux et pourtant, on est là en face d’une intelligence artificielle dite limitée. Elle n’effectue que ce qu’on lui a appris à faire dans un domaine précis. Alors, tout est sous contrôle, n’est-ce pas ?

Photo : www.unsplash.com – Heyerlein

I. A. : QUE DU PLUS ?

Piloter les voitures et les avions à notre place, faire le ménage et le repas de la semaine, voilà une offre simple que peut fournir l’I.A. Mais elle va plus loin que de nous soulager dans des tâches ingrates ou répétitives. L’I.A. peut s’occuper de notre santé, réguler les cœurs artificiels ou décider des traitements anticancéreux les mieux adaptés. Face à la défaillance humaine, l’I.A. se montre rassurante. Aujourd’hui, nous sommes sûrement nombreux à profiter, à des degrés divers et sans en avoir forcément conscience, des progrès de l’intelligence artificielle. Mais le moins qu’on puisse dire est que nous oscillons entre joie et crainte. Car les promesses de l’I.A. ne cessent de croître ! L’idée d’augmenter la capacité de nos propres cerveaux par des implants est en passe de devenir une réalité. L’I.A. vient au secours de notre faible humanité et nous aide à prendre des décisions. Elle nous guide dans nos lectures, notre façon de manger ou de nous habiller. Dans nos relations aux autres, parfois si complexes, la tentation d’être conseillés par une I.A. infaillible est grande…

RENOUVELLEMENT DE L’INTELLIGENCE

Une intelligence artificielle forte, dotée d’une conscience d’elle-même au sens humain du terme, n’existe pas encore. Une I.A. voulant dominer le monde et asservir notre espèce semble relever de la science-fiction. Toutefois, la prudence est de mise. L’I.A. est dangereuse plus dans la motivation et dans l’intention que dans l’application. L’orgueil de vouloir tout maîtriser est un danger de l’I.A.. L’homme dans sa quête d’être son propre Dieu risque de perdre la tête… Le danger d’uniformisation et d’un pouvoir central technologique est réel. Face à cela, l’éducation a une responsabilité, celle de former les jeunes à l’esprit critique, ce qui les protègera de la concurrence de l’I.A.. Oui, il est primordial aujourd’hui d’apprendre à nos jeunes à résumer, à critiquer, à analyser un texte plutôt que de vouloir en faire tous des spécialistes en codage. « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Rm 12.2), voilà un conseil on ne peut plus d’actualité…

 

Engrenage de violence au collège

Les ados et les jeunes sont confrontés à la violence, au collège par exemple, ou en sont les acteurs. Comment réagir en tant que parents face aux agissements violents de son enfant ? Témoignage.

En septembre, notre fils est entré en 6e année, au collège. Petit à petit, les violences verbales se propagent et se banalisent dans la classe. La conseillère d’éducation du collège (CPE) doit régulièrement intervenir et alerte les parents. Notre fils est puni d’une semaine lourde (semaine complète au collège pour réfléchir sur ses actes et ses paroles). Nous prenons rendez-vous avec la CPE. Lors de cet entretien, un dialogue de confiance entre adultes s’établit clairement devant notre fils.

Deux mois plus tard, nous découvrons qu’il nous avait caché une heure de retenue, en imitant notre signature. Notre confiance envers lui est fragilisée, nous demandons à Dieu comment faire pour la restaurer.

FUGUE

Puis un matin, notre fils fugue. Il n’ose pas nous avouer une nouvelle retenue. Panique ! Nous prévenons le collège, nous appelons la police. Heureusement, sa sœur le retrouve sur le chemin du collège. Notre fils est immédiatement écouté par l’infirmière et la médiatrice du collège. Nous dialoguons avec le collège. Nous redisons à notre fils qu’il n’est pas seul, qu’il doit assumer ses erreurs et effectuer ses deux heures de retenue. Nous lui demandons de ne plus s’enfermer dans le mensonge et de rechercher la vérité. Nous lui imposons de rédiger une lettre pour demander pardon à son professeur.

Photo : www.unsplash.com-Thompson

AU COMMISSARIAT

Parallèlement, la violence verbale est revenue dans la classe. Les élèves n’arrivent plus à communiquer sans injures. En revenant du collège, notre fils et son ami se battent contre d’autres camarades qui les avaient insultés. Résultat : nous recevons une convocation au commissariat suite à une plainte déposée par les parents d’un enfant qui a reçu un coup de poing pendant la bagarre. Nous informons le collège de tous ces événements.

Nous partons alors à la recherche de la vérité. Nous apprenons peu à peu que notre fils et ses camarades n’ont pas tout dit, les témoignages se contredisent. Nous appelons d’autres parents pour faire le point sur la violence en classe, sur ce qu’ils comprennent de leur côté.

PARENTS RÉUNIS ET UNIS

Nous décidons alors d’organiser une réunion parents-enfants chez nous pour avoir un discours commun face à nos enfants : « Nous sommes tous contre la violence, nous soutenons le travail contre la violence effectué par le collège, nous défendons la bienveillance. » Tous les parents ont décidé de venir à cette réunion, même les parents qui ont porté plainte. Nous avons prévenu le collège de notre démarche. La CPE nous a remerciés pour notre travail de co-éducation. Elle nous a expliqué ce qu’elle mettait en place au niveau du collège : des groupes de réflexion sur la non-violence.

Notre fils a été entendu par la police. Il est vrai que nous avons été surpris par le protocole : il n’a que 11 ans, mais on lui a pris ses empreintes, sa photo de face, sa photo de profil, son ADN. Il est fiché dans les données de la police nationale. Malgré les témoignages contradictoires, il a été considéré comme responsable de violence physique sur un camarade. Si un nouveau problème arrivait dans les trois prochaines années, notre fils serait directement convoqué au tribunal.

LEÇONS

Aujourd’hui encore, nous ne détenons pas la vérité sur les faits, mais le travail de dialogue entre le collège et les parents, entre parents, nous a permis d’avancer dans le respect de chacun. Nous avons résisté aux pièges de la violence qui entraînent dans des réflexions du type : « Mon fils n’aurait jamais fait ça ! », « Le collège ne fait pas son boulot ! », « Les autres parents font n’importe quoi ! »

Nous sommes persuadés que Dieu a répondu à nos prières en nous montrant le chemin à suivre.

En effet, comment lutter contre la violence entre nos enfants si nous sommes violents entre adultes ? Si nous, parents, ne défendons pas les règles de vie du collège, le respect des professeurs, la communication non-violente, nos enfants seront désorientés.

Au collège et lors de notre réunion parents-enfants, des enfants se sont demandé pardon et nous avons tous constaté un apaisement du climat de la classe.

Pendant ces épreuves, nous avons demandé à des frères et sœurs en Christ de prier pour nous ; le lien fraternel a été un immense réconfort pour notre famille. Notre Seigneur entend nos prières et répond ! Nous pouvons tout lui confier.

Dieu nous a guidés sur le chemin du dialogue avec Matthieu 5.25 : « Mets-toi promptement d’accord avec ta partie adverse, pendant que tu es en chemin avec elle, de peur que ta partie adverse ne te livre au juge, et que le juge ne te livre au sergent, et que tu ne sois jeté en prison. »

TÉMOIGNAGE ANONYME publié avec l’accord des personnes concernées

 

Dois-je choisir entre Dieu et ma liberté ?

Certains fuient toute croyance pour être sûrs d’être libres. D’autres disent qu’ils sont plus libres maintenant qu’ils sont chrétiens. Où est le problème ? Parlent-ils de la même liberté ?

Pour beaucoup de monde, Dieu rime avec religion, interdits, cultes ennuyeux, églises sombres, traditions, presque tout ce qui ferait fuir quelqu’un avide de liberté !

Du coup, pour vivre libre, faire ce que je veux, il faudrait surtout éviter de rencontrer Dieu.

Sauf que la réalité est très différente. Je connais personnellement beaucoup de chrétiens qui s’éclatent dans leur vie. Quand on leur pose la question : dois-je choisir entre Dieu et la liberté ? Ils vous répondent : mais la vraie liberté est en Dieu ! Surprenant !

Mais quand on parle de liberté, c’est par rapport à quoi, ou à qui ? De quoi faut-il que je sois libéré ? On peut poser la question autrement : est-ce que la vraie liberté, ce n’est pas de faire ce que je veux ?

Photo : www.pexels.com

LIBRE DE FAIRE CE QUE TU DOIS !

Jésus nous dit que non. La vraie liberté, c’est de faire ce que tu dois, pas ce que tu veux ! Bizarre ? Mais non, imagine… Si chacun faisait comme il en a envie, ça serait rapidement l’anarchie complète. Un peu comme dans une salle d’école maternelle où des gamins seraient livrés à eux-mêmes, sans instit pour s’en occuper. Essayez pour voir. Vive le désordre ! Ce n’est plus de la liberté, c’est de la pagaille, de l’anarchie !

Si la vraie liberté est de faire ce que je dois, et non ce que je veux, alors là oui, j’admets que j’ai besoin d’un coup de main. Il faut que je sois réellement libéré de mes penchants égoïstes et méchants pour pouvoir vivre comme ça.

CHRIST REND POSSIBLE CE QUE JE NE PEUX PAS FAIRE TOUT SEUL

La Bible nous dit que Jésus est venu redresser ce qui était tordu. Personnellement, il y avait des mots qui ne faisaient pas partie de mon vocabulaire, comme par exemple : « Je te demande pardon. » Ça me paraissait d’un autre monde ! En fait, je n’étais pas libre de reconnaître mes erreurs, pas libre d’être vrai. Tu comprends ? Le jour où Jésus m’a sauvé, il m’a aussi libéré de mon égoïsme, et il a commencé à m’apprendre à reconnaître les torts que j’avais causés. J’ai découvert une nouvelle liberté : la liberté du pardon ! Je peux t’assurer que c’est de la dynamite et que ça procure un bonheur incroyable ! Être capable de faire du bien, de ne plus se laisser entraîner à des passions qui nous rabaissent. Je parle là de la liberté de la pureté… Bref, pour moi, c’est ce que je savais devoir faire, mais je ne le pouvais pas.

LE CHOIX EST VITE FAIT

Alors oui, je confirme. Pas besoin de choisir entre Dieu et ma liberté. Au contraire, c’est en choisissant Dieu que je deviens libre, vraiment libre. Libre de vivre la vie que Dieu a prévue pour moi !

site internet : www.tajeunesse.org/fr

 

 

Bien lire la bible en public

Lors du culte, il est important de soigner le chant, la musique et la prédication, mais aussi la lecture de la Bible. Cette lecture n’est pas banale : elle vise à réveiller chez l’auditeur des sentiments variés, à le conduire à la réflexion, au questionnement intérieur et à faire écho à des émotions du vécu. Lire un texte biblique, c’est utiliser tout son être comme « caisse de résonance » au service de la Parole de Dieu. Quelques éléments pratiques peuvent être utiles !

1. VEILLER À UNE VOIX CLAIRE ET INTELLIGIBLE

Cela implique un souffle régulier, une bonne articulation et un dynamisme adapté au texte et à son contenu. Une expression adaptée est essentielle à une lecture intelligible, mais elle ne suffit pas à transmettre un sens.

2. FAIRE COMPRENDRE LE SENS DU TEXTE

Photo : www.unsplash.com

Le sens d’un texte lu à haute voix réside dans la ponctuation orale. Repérez l’articulation des idées et des phrases. Veillez particulièrement à la ponctuation, non seulement à celle qui est dans le texte, mais à celle que l’oralité rend nécessaire. Choisissez les éléments centraux et mettez-les en valeur par le rythme que vous donnez à la lecture. Il va sans dire que pour transmettre un texte compréhensible, il faut l’avoir compris soi-même.

3. SUSCITER L’ATTENTION

On constate fréquemment le « ton monotone » de certaines lectures ou le débit triste et sans couleur d’un orateur. Le lecteur peut y remédier en introduisant des irrégularités dans le débit verbal et des intonations différentes, comme il le ferait naturellement dans une conversation de la vie quotidienne.

La lecture personnelle de la Bible ne peut pas remplacer la lecture communautaire, au même titre qu’une rencontre fraternelle ou un repas partagé est complémentaire de certains aspects solitaires de notre existence quotidienne. Le lecteur est, lui, le premier bénéficiaire de cette parole. Il est donc l’animateur d’un partage. Membre de la communauté, il s’offre pour un service, et c’est un service joyeux, puisqu’il s’agit d’une richesse pour tous. « Heureux celui qui donne lecture des paroles de cette prophétie et ceux qui les entendent, et qui obéissent à ce qui est écrit dans ce livre, car le temps est proche. » (Ap 1.3)

Pour aller plus loin…

• Alain Combes, « Lecture publique de la Bible », in Christophe Paya et Bernard Huck (sous dir.), Dictionnaire de théologie pratique, Excelsis, 2011, Charols, p. 447-452

• Formations ou spectacles avec Alain et Marion Combes : www.aventures.org

 

Mennomanie ou Mennophobie ?

Conférence Mennonite Européenne 2018 en mai prochain, Dimanche de la fraternité mennonite mondiale ayant lieu le dimanche le plus proche du 21 janvier en souvenir des premiers baptêmes « anabaptistes » à Zürich le 21 janvier 1525, etc. Ces événements estampillés « mennonites » attirent, agacent ou laissent indifférent.

Il s’agit d’en dégager le sens et d’en situer l’importance.

SENS ET IMPORTANCE

Le sens : ces événements sont l’occasion de se souvenir d’une his- toire riche en leçons (la foi chrétienne est « incarnée ») et d’aller à la rencontre de chrétiens d’autres pays et d’autres cultures (l’Église est transnationale). L’occasion de célébrer et d’écouter ensemble le Dieu trinitaire (il est la source de la vie, du salut et du monde nouveau).

L’importance : relative certes, au vu de l’universalité de l’Église qui déborde toute confession particulière, relative au vu de la minorité parmi la minorité évangélique et protestante que représentent les mennonites en France ou dans les autres pays européens ; importance significative pourtant, si l’on croit que les convictions théologiques de ce courant d’Église apportent une contribution bienvenue à une plus grande fi délité au Christ.

Que vous soyez mennomanes ou mennophobes, mennos-accros ou mennos par défaut, rendez-vous à Montbéliard du 10 au 13 mai 2018 ! Pour ne pas jouer en solo, pour parler de transmissio, pour voir (de) plus haut…