Plus de liens, moins de biens

Et si nous reprenions à notre compte ce slogan du mouvement de la décroissance ? Davantage de relations avec les frères et soeurs de l’assemblée locale, et moins de biens matériels et immatériels. Comment est-ce possible ? Les chrétiens pratiquant la communauté de vie et de biens indiquent la voie. En renonçant à la propriété privée lorsqu’ils entrent dans une telle communauté, ils vivent concrètement le slogan ci-dessus. Au Bruderhof par exemple (www.bruderhof.com/fr), leur motivation est de suivre ensemble Jésus et son enseignement dans le Sermon sur la montagne, d’être disciples en communauté. Ils expérimentent alors plus de liens et vivent avec moins de biens.

LA PARABOLE DE LA BUANDERIE

Pouvons-nous mettre davantage de dimension communautaire dans nos vies (chrétiennes), chacun à son niveau et selon sa situa- tion ? La mise en commun, même partielle, a pour conséquence moins de biens. Dans le cohabitat où je réside, la buanderie en est la parabole : deux machines à laver pour trois familles, une de moins que « normalement ». Bonus écologique : c’est bon pour la planète ! Bonus pratique : avec deux machines, la lessive se fait deux fois plus vite ! La communauté chrétienne nous est donnée. En Christ et dans la force de son Esprit, elle nous apprend à vivre libérés de l’accumulation des biens, par le lien du partage. Signe d’espoir dans ce monde d’inégalités, esquisse du monde à venir.

Prédication du 18 février 2018 | Fabienne B. | « Le désert… » (Mc 1.9-13)

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La chrétienté est morte. Vive la postchrétienté !

La foi chrétienne et l’Eglise sont aujourd’hui mises de côté par beaucoup. On ne veut plus d’un christianisme puissant, dominateur, privilégié. Les institutions de l’Eglise ont mauvaise presse. Le temps de la chrétienté est en voie de disparition, voire passé. Nous voici dans une période nouvelle, incertaine, que l’on peut appeler – à défaut de mieux – la postchrétienté.

Dans un livre juste publié et intitulé « Quand l’Eglise n’est plus au centre du village…« , Stuart Murray donne des clés de compréhension de ce contexte changeant. Et plutôt que de se lamenter sur une époque révolue, il invite à faire face au présent avec courage et créativité, pour inventer des formes renouvelées de vie en Eglise, de mission, d’implantation d’Eglises…De nombreux exemples ponctuent ces pages qui proposent des pistes pratiques bienvenues.

La chrétienté est morte. Vive la postchrétienté, si les chrétiens et les Eglises y renouent avec la « suivance » de Jésus aux marges de la société !

 

L’auteur

Stuart Murray est formateur et consultant pour le Réseau anabaptiste en Grande-Bretagne. Il a été implanteur d’Eglise à Londres. Il est l’auteur de plusieurs livres sur la mission, l’implantation d’Eglises, la postchrétienté, dont en français Radicalement chrétien ! (coédition Excelsis et Talwogne). « Quand l’Eglise n’est plus au centre du village… » rassemble des conférences données en Suisse par l’auteur en 2013.

 

Table des matières

1. Chrétienté et postchrétienté

2. La mission après la chrétienté

3. L’Eglise après la chrétienté

4. L’implantation d’Eglise après la chrétienté

5. L’Europe après la chrétienté

 

« Quand l’Eglise n’est plus au centre du village… » par Stuart Murray, Dossier de Christ Seul 3/2017, Editions Mennonites, 2018, 88 pages, 9 €

 

Prédication du 4 février 2018 | Marie-Noëlle Y.

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