Mars 2018

mars 2018 flash

FRANCE

AUTOUR DU DEVELOPPEMENT…

Assemblée Générale Ordinaire 2018

  • Joël Nussbaumer introduit la rencontre par la lecture du Psaume 46 : « Arrêtez et sachez que je suis Dieu ! ». Une invitation, au coeur de nos agendas et programmes bien remplis, à nous recentrer sur l’essentiel : Reconnaître et écouter Dieu !
    ·  Nouveaux correspondants d’église : Cédric EHRISMANNremplace Simone DIETENBECK et Esther KROPP
    -GROELL (Geisberg).
  • Le PV de l’AG 2017 est approuvé à l’unanimité.
  • Le rapport moral d’activité à plusieurs voix se fait l’écho de la large palette du vécu de l’année écoulé : accompagnement des envoyés, projets menés et/ou soutenus, tant à l’étranger qu’en France en lien avec l’AEEMF.
  • Le bilan financier 2017 (budget réalisé de 225 k€, +18 % par rapport à 2016), fait apparaitre un déficit de 9188 €. Le budget 2018 de 224 k€ (identique à 2017) est voté dans la confiance en Dieu et aux donateurs.
    Le vote de renouvellement de membres du CE est reporté au mois de juin.

La suite du Flash110.18 Kopdf

Fake News

Fake News : dans la bouche d’un président américain, une attaque contre les journalistes. En France, l’objet d’une loi prévue pour 2018. Pour certains, le reflet d’une crise des médias traditionnels ; pour d’autres, un moyen d’exercer un contre-pouvoir. Quelles réalités se cachent derrière cet anglicisme polémique et un peu « fourre-tout » ?

DÉSINFORMATION

Les fake news, « informations truquées » en français, sont soit inventées de toutes pièces, soit en partie vraies, mais déformées – utilisées hors contexte, incomplètes, ou mal interprétées – et circulent dans la sphère médiatique. Provenant d’individus, d’organisations ou de médias, elles s’appuient sur divers procédés afin de désinformer : photomontages, fausses citations, titres accrocheurs…

Certaines, humoristiques et parodiques, reprennent les codes du canular. D’autres visent à générer des profits publicitaires. D’autres enfin servent des idéologies, visent des personnalités ou à influencer les urnes. Rien de nouveau en somme, sinon la résonance inédite et globale de ce phénomène à l’ère du numérique et des réseaux sociaux.

RÉGULATION OU CENSURE ?

Photo : www.pexels.com

L’idée même d’une action de l’état contre les fake news fait actuellement débat, en France comme chez nos voisins européens. L’efficacité des lois existantes¹ semble limitée face à un flux continu d’informations et de réactions d’une intensité sans précédent…

Cependant, la liberté d’expression n’est-elle pas menacée si l’on confie à l’état une forme d’arbitrage du vrai et du faux, à travers une politique plus interventionniste sur le sujet ? « Qu’est-ce que la vérité ? » (Jn 18.38) se demandait déjà Pilate, le gouverneur romain. Est-ce l’avis de la majorité, l’intime conviction d’un dirigeant ou ce qui préserve l’ordre public ?

A l’heure où une réputation peut être détruite en quelques mots, et une idéologie transmise en quelques images, l’éducation et la responsabilisation de chaque citoyen face à l’information et aux médias semblent rester une priorité.

POSITIONNEMENTS

Gn 3.1-5 ; Mi 3.5,11 ; Mt 28.11-15 : trois exemples bibliques de détournements de l’information intéressants à relire !

Relire les évangiles et les épîtres sous l’angle de l’information peut aider à se positionner en disciples de Jésus face aux fake news, issues de « la ruse des hommes et [de] leur habileté dans les manœuvres d’égarement » (Ep 4.14-15). Pour ma part, j’en tire les questions suivantes : sommes-nous tenus au rythme actuel de l’information, à la tentation de la surenchère, ou appelés au « lâcher prise » ? Sommes-nous le sel de la terre, la lumière du monde (Mt 5.13-14), vrais dans notre manière de vérifier l’information, d’y réagir, d’informer autrui – en église et dans le monde ? Demandons-nous à Dieu le discernement (Rm 12.2) nécessaire pour que notre lecture des événements participe à notre témoignage ?

Note

1. En France, la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, consultable sur www.legifrance.gouv.fr

Si tu devais être un chant de louange, lequel serais-tu ?

Si je devais être un chant de louange, je pense qu’actuellement, ce serait le chant de Collectif Cieux Ouverts « L’amour de notre Père » (voir les paroles ci-dessous). Je trouve que ce chant décrit tellement bien ce que je peux ressentir dans la présence de Dieu. Il m’aide aussi à mettre des mots, même imparfaitement, sur ce qu’est l’amour de mon Papa. C’est quelque chose qui me dépasse tellement que j’ai du mal à en saisir la profondeur. Je choisirais d’être ce chant, car j’aspire à plus de proximité avec Dieu qui est mon plus grand trésor et dont je veux pouvoir profiter jour après jour. Les notions d’amour et de Père expriment en effet pour moi l’idée de proximité.

Ce qui me touche particulièrement dans ce chant, ce sont les paroles du « pont » (voir ci-dessous) qui me font ressentir toute la complexité de Dieu, à la fois sa puissance et sa douceur.

Photo : www.pexels.com

Tous ces termes qui démontrent la puissance (ouragan, lion, torrent, furie, volcan, tempête) mis côte à côte avec des mots évoquant la bienveillance (tendresse, amour, douceur, compassion, affection…) me font du bien, car j’ai souvent du mal à allier ces deux notions. Cela me rassure : je me dis qu’avec Dieu, tout est possible, même de réunir la puissance avec la tranquillité et la bonté. C’est pourquoi j’ai choisi ce chant, car il définit d’une certaine façon qui je suis et il m’aide également à m’appuyer sur Dieu pour trouver un équilibre dans cette dualité entre puissance et tranquillité.

« L’amour de notre Père »

Couplet 1
J’étais orphelin, seul, abandonné
Perdu sans chemin, et Ton amour m’a trouvé
Serré sur Ton coeur, blotti contre Toi
Ma vie enlacée, dans la chaleur de Tes bras.
Refrain
Il guérit, restaure, rend vivants les morts
Mon plus grand trésor, c’est l’amour de notre Père
O Feu qui dévore, baptise-moi encore
Esprit, âme et corps, dans l’amour de notre Père.
Couplet 2
J’étais orphelin, Tu m’as adopté
Saisi par Ta main, Tu m’as donné un foyer
De nouveaux vêtements, une bague au doigt
Tu transformes les mendiants, en enfants du Roi des rois.
Pont
Ouragan de tendresse, océan de sagesse
Joie jusqu’à l’ivresse, c’est l’amour de notre Père
C’est un lion qui rugit, un torrent qui jaillit
Douceur et furie, c’est l’amour de notre Père
Volcan de compassion, tempête d’affection
Confiance et passion, c’est l’amour de notre Père
Le Fils venu sur terre, Sa mort les bras ouverts
Splendeur et mystère, c’est l’amour de notre Père.

Paroles et musique : Samuel Olivier

 

Non au supermarché de la mort !

Le salon de l’armement, pudiquement baptisé « Eurosatory salon international de Défense et de Sécurité », se tiendra à Paris du 11 au 15 juin 2018. Comme tous les deux ans, une myriade de délégations et de professionnels viendront découvrir les mille et une façons les plus récentes de trucider son prochain, de surveiller sa population, ou, pour la bonne conscience du salon, de réagir à des situations de catastrophe. Car, ne nous y trompons pas, la motivation principale d’Eurosatory est bien la vente d’armes.

Bien entendu, ce salon accueille sans hésitation des représentants de régimes répressifs, voire de dictatures ou de pays impliqués dans des crimes de guerre. Soyons certains que les contrats négociés ne rendront pas le monde plus sûr, ils ne font que préparer la mort (voir ci-contre « L’avertissement de l’Histoire »).

IDÉES FAUSSES

Profitons de cette occasion pour passer en revue quelques idées fausses sur le commerce des armes. Florilège…

« Nous ne vendons d’armes qu’à nos alliés… »

Mais nos « alliés » du jour sont bien souvent le lieu de conflits futurs (Irak…). Ils peuvent être des pays autoritaires ou agressifs (voir ci-contre « Quels pays sont représentés ? »). Par exemple, l’Arabie Saoudite écrase sous les bombes européennes le Yémen qui subit, selon l’ONU, la pire crise humanitaire de la planète. De plus, la traçabilité des ventes d’armes est très faible (certains commerces alimentaires sont plus réglementés que celui des armes) et certaines organisations criminelles achètent leurs armes « légalement ».

 

« L’industrie de l’armement crée de l’emploi et des richesses… »

C’est oublier le soutien colossal de l’État à travers, en particulier, les subventions gouvernementales et le travail de VRP de ses plus hauts représentants. Sait-on que les interventions militaires françaises sont reconnues par Serge Dassault (fabricant d’armes français) comme un véritable « avantage compétitif » ? Pour résumer, ce n’est pas l’industrie de l’armement qui crée les emplois, mais la volonté politique de faire de l’institution militaire un enjeu majeur de l’action publique. Est-il si difficile d’envisager d’autres priorités ? Comme le dit la Bible, la débauche d’énergie et d’argent que représente l’armement suffirait bien à nous chauffer pendant sept ans : « Alors […] ils brûleront les armes : petits et grands boucliers […] et les arcs et les flèches. Ils en feront du feu qui durera sept ans. » (Ez 39.9)

« Si nous ne vendons pas d’armes, un autre le fera… »

S’autoriserait-on un tel cynisme dans tous les domaines ? Est-il normal de fabriquer tous les ans plus de balles qu’il n’y a d’humains sur Terre ? Pensons à la femme adultère (Jn 8) : quand chacun s’examine, il ne se trouve plus personne pour lancer la première pierre. Et si chaque producteur ou marchand d’armes réfléchissait à sa propre responsabilité dans la vente d’armes avant de se cacher derrière celle des autres ?

Et si nous prenions la décision de dire ensemble « non au supermarché de la mort » ?

Illustration : https://stopfuellingwar.org/fr

Pour aller plus loin…

www.stopfuellingwar.org

• Du 11 au 15 juin 2018 : manifestation non-violente tous les jours devant le salon de l’armement à Villepinte.

La résurrection corporelle de Jésus, ça change quoi ?

Ils ont vu et ont touché. Les « témoins » ont assisté à une partie de la vie de Jésus, à sa mort, et suite à ses « apparitions », à sa résurrection (1Co 5.3-8), ils pourront dire : « Vous avez tué Jésus, Dieu l’a ressuscité, nous en sommes témoins. » (Ac 3 à 5)

Contrairement à ce que croyaient les sadducéens, l’histoire humaine n’est pas terminée avec cette vie seulement (Ac 4.2) : il y a la résurrection corporelle. Certains depuis ont plaidé qu’il s’agissait là de l’apparition d’un esprit de Jésus, « sans chair ni os » (Lc 24.39), un peu à la manière du mythe du révolutionnaire Che Guevara qui « vit ». D’autres ont pensé que c’était la réanimation d’un mourant, revenu à une vie consciente après un coma. D’autres encore ont dit que la résurrection est une foi des disciples, sans ancrage dans la réalité (R. Bultmann).

Or les évangiles insistent sur le fait que Jésus est une personne ressuscitée avec un corps transformé, glorifié, ayant la même identité (Lc 24.39-42). Finie la décomposition du mort ! C’est un corps régi par l’Esprit, un « corps spirituel » (1Co 15. 44), dont les potentialités nous échappent certes, nos repères étant tous liés à la mort et à la dégénérescence. Mais lorsqu’on parle d’un « corps spirituel », cela ne contredit pas le fait qu’il s’agit bien d’un corps physique.

Pourquoi est-ce important ? Voici en sept points ce que cela change.

RÉPONSE DIVINE SURPRENANTE

C’est d’abord la réponse de Dieu à la mise à mort de son Fils Jésus. La colère est apaisée, réponse extraordinaire d’un Dieu qui aime. Loin de l’instinct revanchard, « la résurrection est la réponse non violente d’un Dieu qui n’est qu’amour, pardon et réconciliation » (Alfred Bour). Cette réponse fonde l’assurance du pardon de Dieu par rapport à nos abandons, nos trahisons, nos pensées ou nos actions mauvaises.

APPROBATION DIVINE SUR L’ŒUVRE DE JÉSUS

C’est ensuite la possibilité de savoir que la mort du Christ n’était pas son échec, mais le contraire, l’approbation divine sur sa vie. « Il s’est humilié… c’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé » (Ph 2.8-9). « La résurrection valide la croix » (John Stott). Et dès lors, elle est capitale pour la foi : « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est une illusion, et vous êtes encore sous le poids de vos péchés. » (1Co 15.14-18). Dieu valide la mort expiatoire du Christ et il nous le fait savoir ! Sa justice devient ma justice, il a été « ressuscité pour notre justification » (1Tm 3.16 et Rm 4.25).

PUISSANCE EFFICACE DE TRANSFORMATION

La résurrection est à l’œuvre là même où l’humanité sent son vide, c’est-à-dire par rapport à la mort elle-même et aux puissances désormais vaincues par Jésus. Le dominateur n’a plus de prise sur Jésus, c’est donc le dominateur qui est jugé et détrôné (Jn 12 et 16). Dieu transforme dès à présent la mort spirituelle en une vie spirituelle, en libérant des addictions et asservissements, nous faisant passer de l’égoïsme à la vie fraternelle, de l’immoralité à la bientraitance… Il le peut. Cette puissance, il l’a « déployée en Christ en le ressuscitant des morts » (Ep 1.18-20). Nous qui n’avons pas vu le Christ glorifié, mais croyons sur la base du témoignage des Écritures, nous pouvons, nous aussi, expérimenter la puissance de transformation du Christ dans le concret de la vie.

FONDEMENT D’UNE ESPÉRANCE INDIVIDUELLE

Sa résurrection est le gage de notre propre résurrection corporelle. Jésus étant ressuscité, « les morts ressusciter[ont] eux aussi » (Ac 4.2). Cela fait partie du triomphe final et grandiose de Dieu ; un horizon est ouvert. Nous attendons dès lors un corps nouveau semblable à son corps de résurrection (Ph 3.21 ; 1Co 15.42-44). Le Christ ressuscité est par là « prémices », « le premier-né d’entre les morts » (Rm 9.29). À cette dimension individuelle est associée une espérance cosmique, car il ne s’agit pas de corps flottant en l’air…

ESPÉRANCE POUR TOUT LE CRÉÉ

Notre espoir revêt une dimension « matérielle cosmique », concrète ; le disciple de Jésus-Christ attend un renouvellement de l’univers (Mt 19.28). Cette création sera elle aussi un jour libérée entièrement de l’esclavage qui la lie (Rm 8.20-21). Dieu fera pour la Création ce qu’il a fait pour Jésus à la résurrection (N.T. Wright).

RÉORIENTATION DU COMPORTEMENT

Notre désir le plus profond se dirige alors, dans la présence et la communion du Seigneur, vers la venue de ce monde nouveau où la justice habitera et où la mort ne sera plus. Notre engagement de vie – le métier, nos façons de traiter les autres, le corps et la nature – converge vers ce but (Rm 8.20-23 ; 2Pi 3.13 et Ap 21.1). C’est ce que veut dire l’apôtre Pierre, lorsqu’il dit que Dieu « nous a fait naître à une vie nouvelle, grâce à la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts » (1Pi 1.3). Plus que le pardon, elle touche aussi l’orientation de la vie par l’Esprit envoyé. L’Église, avec nos vies, est alors annonciatrice d’une Création (enfin) guérie.

JÉSUS-CHRIST, NOUVELLE HUMANITÉ

Le Christ devient à la fois sauveur et prototype d’une création guérie. « Tous ceux qui fondent sur le Christ une telle espérance se rendent eux-mêmes purs, tout comme le Christ est pur » (1Jn 3.3, voir aussi 2Pi 3.11). La pureté est le fait de vouloir une seule chose, marcher à la suite de Jésus et souhaiter que son règne vienne. Être « citoyen du ciel » maintenant (Ph 3.20) ne veut pas dire « vivre au ciel » et échapper à l’univers sensible et matériel, mais vivre selon le Christ qui y règne et d’où il viendra pour transformer nos corps !

Ce serait trop long ici de dire l’influence de la philosophie platonicienne sur nos représentations de l’avenir et de la terre et les manières de lire la Bible. Cela a pollué l’Église et l’a détournée de sa véritable mission. Le point focal et central de l’espérance et de la foi chrétiennes est la résurrection corporelle de Jésus. Le message du matin de Pâques proclame en effet que le crucifié est ressuscité, inaugurant une réalité nouvelle où « la mort ne limite plus la vie, mais la vie limite toute mort » (André Birmelé, sur 1Co 15). La mort vaincue fait que « l’amour est éternel » (1Co 13), et c’est plus que de la poésie.

Illustration : Otto Sohn-Rethel, sans titre, papier sur bois, 100 x 100 cm – Wikimedia Commons

Ménage de Printemps

« Vous savez à quoi on reconnaît un riche ? C’est quelqu’un qui ne nettoie plus ses toilettes lui-même. » À l’occasion de la Journée in- ternationale pour les Droits des femmes le 8 mars, un député a ainsi interpellé les parlementaires de l’Assemblée nationale à propos des conditions de travail de leurs femmes de ménage. Faisant appel au langage biblique, il a parlé de « poutre » devant les yeux des députés qui tiennent de beaux discours mais s’accommodent « fort bien de cette injustice de proximité » : ces femmes gagnent dix fois moins qu’eux et vivent sous le seuil de pauvreté. À défaut de remédier à cette situation, il a invité les parlementaires à nettoyer eux-mêmes leurs toilettes !

On parle volontiers de « servir » et de « service », dans les Églises et aussi en politique. Il arrive que, dans ces deux lieux, le sens de ces mots soit corrompu : on dit servir les autres, mais en réalité, on s’en sert, pour mieux arriver à ses propres fi ns, pour se tailler une répu- tation, pour rester au centre de l’image. Se mettre au service des autres, c’est, au fond, être décentré de soi, pour se mettre à dispo- sition, quitte à faire le sale boulot, celui que personne ne veut faire.

Au nom de la répartition des tâches, des compétences nécessaires ou des priorités à conserver, dans l’Église, le couple ou en politique, on résiste à un tel service radical – les hommes probablement plus souvent que les femmes… Les riches probablement plus souvent que les pauvres… Les responsables de l’Église font-ils le ménage à l’église ? Les maris chrétiens nettoient-ils les toilettes à domi- cile ? Comment les hommes et les femmes politiques traitent-ils les autres ?

Celui que nous confessons comme Seigneur a, un jour, fait le sale boulot, le job le plus déconsidéré : laver les pieds (Jn 13.1-17). Ce geste refl était sa manière d’être au service des autres, comme il l’a dit lui-même : « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir. » (Mc 10.45). Ce geste parle de Dieu à nos pieds, d’un Dieu tenaillé par le désir de sauver les autres et sa création, en se mettant à leur service. En ce temps de Pâques, souvenons-nous : le Ressuscité est le laveur de pieds ! Et la puissance de la ré- surrection nous invite à faire de même…

Prédication du 18 mars 2018 | Olivier B. |

Télécharger la prédication

Mission et migration : histoire des mennonites d’Amérique latine

Mission et migration est le titre du troisième volume de l’Histoire générale des mennonites dans le monde, récemment paru en traduction française.

Après les deux premiers livres de cette série sur l’Histoire mennonite en Afrique et en Europe, cet ouvrage retrace, à l’aide de de plus de 180 photos, de cartes et de nombreux encadrés, la vie des Eglises mennonites en Amérique centrale et en Amérique du Sud. C’est en 1919 qu’a eu lieu le premier culte d’une Eglise mennonite sur ce continent, en Argentine, suite à des efforts missionnaires nord-américains. Une autre étape importante a été l’établissement de colons mennonites au Mexique, au Paraguay et au Brésil dans les années 1920 et 1930, en provenance du Canada et de Russie. Depuis lors, le travail missionnaire s’est poursuivi avec la création de nouvelles Eglises et communautés, regroupant aujourd’hui plus de 150 000 membres dans 26 pays.

Jaime Prieto Valladares, Mission et migration – Amérique latine. Histoire générale des mennonites dans le monde, tome 3, Editions de la Talwogne, 2018, 363 pages.

On peut commander le livre par le site des Editions de la Talwogne.

Les deux premiers volumes en français de l’Histoire générale des mennonites sont disponibles ici.

Prédication du 11 mars 2018 | Etienne B. | « La plénitude de Dieu… désir ou réalité ? » (Eph. 3.14-19)

Télécharger la prédication

Prédication du 4 mars 2018 | Denis K. | « La paille et la poutre » (Luc 6.41-42)

Télécharger la prédication