Les mennonites français face au nazisme

Une conférence sur ce sujet aura lieu le samedi 10 novembre 2018 à 20 h à Haut-Clocher, près de Sarrebourg (57).

Elle sera donnée par Stéphane Zehr, pasteur de la Mission Timothée, libraire de la Librairie Jean Calvin et éditeur de « Le salut ne vient pas d’Hitler – Un mennonite déporté à Natzweiler et Buchenwald » de Jean-Paul Kremer dont on trouve ici un résumé. Il a aussi écrit, avec Jean-Martin Wehrey, un article sur « Kremer contre Hitler. Une résistance mennonite en Alsace-Lorraine (1925-1945) », paru dans la revue Souvenance anabaptiste,  n° 37-2018, p. 8-27.

 

Infos :

« Les mennonites français face au nazisme », par Stéphane Zehr

Samedi 10 novembre 2018 à 20 h

Salle des fêtes de Haut-Clocher, 9 rue de l’église, 57400 Haut-Clocher.

Entrée libre.

Organisation : Librairie Jean Calvin et Association Française d’Histoire Anabaptiste Mennonite

Prédication du 28 octobre 2018 | Fabienne B.

Télécharger la prédication

B comme béatitudes

Les Béatitudes (Mt 5.3-11) forment l’un des plus célèbres textes de la Bible. La Fraternité des Veilleurs récite quotidiennement les Béatitudes en milieu de journée, les considérant comme « le Credo de vie que nous a donné Jésus ».

Mais qui concernent-elles ? Qui, parmi les privilégiés de l’Occident démocratique, se comptera parmi les pauvres ou les persécutés ? À qui, parmi les millions de miséreux de la planète, osera-t-on prêcher : « Heureux les pauvres ! Heureux ceux qui pleurent ! » ? Et les Béatitudes ne présentent-elles pas un idéal de pureté, de justice, de paix, humainement impossible à atteindre ?

IDÉAL IMPOSSIBLE À ATTEINDRE ?

De nombreux commentateurs le pensent, mais pas la tradition anabaptiste. Le Sermon sur la Montagne (Mt 5-7), et tout particulièrement les Béatitudes, a largement inspiré sa vision de la vie chrétienne et de l’Église. « Jésus enseigne à ses disciples la pauvreté en esprit, les larmes saintes, la douceur, la pureté du cœur, la miséricorde, la paix, la patience dans la persécution pour la justice, et la joie intérieure quand ils sont méprisés et insultés à cause de son nom », écrivait Dirk Philips (1504-1568).

Le Sermon sur la Montagne débute par un appel au bonheur ! Précisons : « Il ne s’agit pas du bonheur que produit la satiété, il ne s’agit pas de la jouissance des désirs satisfaits, mais bien du bonheur plus profond qui est donné aux yeux et aux cœurs ouverts. Pour être ouvert à Dieu, à sa richesse et à ses dons sans cesse renouvelés, il faut se sentir pauvre et vide, assoiffé et affamé. » (Eberhard Arnold, 1883-1935)

Les Béatitudes apportent une espérance qui dépasse les misères de la vie terrestre. Mais elles proclament également la bénédiction d’une vie guidée par Dieu, un nouvel ordre des choses, un bonheur en Christ déjà possible. Le Sermon sur la Montagne exhorte à concrétiser les Béatitudes par le pardon, l’amour des ennemis, la confiance en Dieu… Et tout l’Évangile dévoile l’accomplissement des Béatitudes dans la personne de Jésus. Le Christ, doux et humble de cœur (Mt 11.29), a souffert et pleuré. En lui, pureté, paix, amour, miséricorde ont pris un visage.

Les Béatitudes expriment la joie du Royaume, le bonheur du salut, destinés à devenir visibles dans l’Église de Jésus-Christ : « La bénédiction du Seigneur descend sur une assemblée qui vit dans la paix. Dieu lui-même veut vivre en elle. C’est pourquoi le Seigneur Jésus-Christ loue les artisans de paix ; il les déclare heureux d’être appelés enfants de Dieu ! » (Dirk Philips)

Recevons les Béatitudes comme une promesse qui fait vivre. Elles annoncent « un joyeux témoignage, un accomplissement de la puissance de l’Esprit ». (Pilgram Marpeck, v. 1495-1556)

« Heureux l’homme qui place en l’éternel sa confiance ! » Psaume 40.5

Vers une formation théologique anabaptiste en ligne

Ce programme a pour but de développer et de mettre à disposition des formations en ligne liées à la théologie anabaptiste, et particulièrement aux thèmes de la paix, de la justice et de la réconciliation.

La mise en place et le suivi du programme sont assurés par le comité de pilotage qui vient de se réunir en septembre 2018. Il est constitué par Roger N’dri, théologien et informaticien, responsable du Département de Développement Holistique de la Faculté évangélique de l’Alliance Chrétienne (FATEAC) à Abidjan, John Masebi du Centre Universitaire de Missiologie (Kinshasa), Matthew Krabill, de la Faculté de Théologie Fuller (Californie) et bientôt au Centre Mennonite de Paris, et par l’auteur de ces lignes. Avec sa femme Toni, Matthew Krabill possède une expérience de la mise en place de programmes en ligne à Fuller. Toni Krabill et Martine Audéoud, professeur à la FATEAC, pourront jouer un rôle de conseil technique à côté de l’expertise de Roger N’dri.

UN PROGRAMME HÉBERGÉ À ABIDJAN

Photo : www.pixabay.com – kalhh

En raison d’une panne d’avion, John Masebi n’a malheureusement pas pu être présent à la rencontre, mais la communication via Skype et téléphone a été possible. L’aspect le plus marquant de cette rencontre a été l’examen du programme en ligne du Département de Développement Holistique de la FATEAC à Abidjan, et la découverte d’une vingtaine de cours qui pourront facilement entrer dans le projet envisagé : par exemple, « Partenariat et réseaux », « Culture, Ethnicité et Diversité », « Gestion des conflits », « Analyse de situation », « Église, Shalom et résilience des populations vulnérables », « Leadership, paix et réconciliation ».

La FATEAC, en voie de devenir une université, propose ces cours en ligne aux niveaux master et doctorat. Ils ont été développés en grande partie par Martine Audéoud. Celle-ci, qui vient de rentrer en Alsace avec sa famille, a travaillé à la FATEAC en lien avec Mennonite Mission Network et elle continuera son engagement en Côte d’Ivoire avec plusieurs visites par an.

L’ensemble des partenaires concernés (voir encadré ci-dessous) mettra en place le « Centre de formation à la justice et à la paix » qui sera hébergé à la FATEAC à Abidjan, faculté qui a des liens avec les mennonites depuis un certain temps déjà. Le Centre de formation à la justice et à la paix entrera donc dans le département de développement holistique qui, par la FATEAC, bénéficie d’une accréditation universitaire valable sur les trois continents concernés.

DIFFÉRENTS NIVEAUX D’ÉTUDES

Chaque école partenaire créera des cours qui pourront entrer dans le curriculum qui vise d’abord le niveau master et ensuite le niveau doctorat, sans oublier des cours de base en théologie et histoire anabaptistes. Les crédits pour les cours suivis pourront être ensuite reconnus par l’école où se trouve inscrit l’étudiant en question.

Le défi est grand, car il faudra à l’avenir trouver des ressources, créer des cours et un curriculum cohérent. Cependant, le modèle et l’expérience du Département de Développement Holistique à Abidjan (qui compte plusieurs centaines d’étudiants des pays africains), ainsi que les cours déjà construits, ont été un signe concret que le projet pourra se réaliser.

INTERCULTURALITÉ

Lors de la première rencontre de 2017, Jean-Claude Girondin, pasteur de l’Église mennonite de Villeneuve-le-Comte, a insisté auprès des participants sur l’importance d’une véritable « interculturalité » du projet et sur le respect mutuel nécessaire entre les partenaires. Travailler ensemble entre partenaires de trois continents, sachant que la grande majorité des mennonites francophones se trouvent en Afrique, voilà un enjeu de taille.

 

Historique

En septembre 2017, à Abidjan, des représentants de neuf écoles bibliques ou théologiques et six institutions partenaires ont signé une convention de collaboration pour créer un « Consortium des institutions offrant des formations théologiques et bibliques anabaptistes ».

Ces écoles et partenaires viennent de trois continents et de neuf pays francophones et cherchent à réaliser un souhait qui s’exprime depuis un certain temps au sein du Réseau mennonite francophone. S’y trouvent évidemment des membres de ce Réseau représentant la France, la Suisse, la République Démocratique du Congo (RDC), le Burkina Faso et le Québec, ainsi que des agences missionnaires ayant des liens avec ces Églises et écoles. En même temps, étant donné les liens existant depuis longtemps entre les mennonites et d’autres Églises en Afrique et l’intérêt de ces Églises pour le projet, des écoles non mennonites, plutôt interdénominationnelles, ont aussi signé la convention. Celles-ci se trouvent au Bénin, en Côte d’Ivoire, en RDC et au Tchad.

 

Le numérique comme veau d’or ?

En quelques années, la France a fait de rapides « avancées » dans la digitalisation de son administration, le Gouvernement actuel étant bien décidé à passer au « tout numérique » d’ici 2022. Il est poussé/porté par un double objectif : celui, d’une part, de simplifier des démarches administratives et d’en améliorer l’efficacité et, par-delà, de faire des économies. Celui, d’autre part, de renforcer l’accès des dispositifs au plus grand nombre. Or, contrairement à ce qui est souhaité, pour de plus en plus de personnes, cette virtualisation de l’administration n’est pas synonyme d’égalité, mais bien de mise à l’écart.

E-EXCLUSION ?

Photo : www.pixabay.com

Certaines voix – travailleurs sociaux, représentants associatifs, etc. – se font aujourd’hui entendre pour alerter sur les risques de précarisation induits par la digitalisation accrue – et contrainte – des relations administratives. Les personnes en situation de fragilité cumulent souvent des difficultés d’accès, d’usage et de cognition¹ dans leurs démarches administratives. Elles peinent à accéder aux dispositifs, à trouver les informations souhaitées, de même qu’à entrer en contact et à communiquer avec les professionnels. Ces nouvelles injonctions/obligations représentent ainsi autant de nouvelles barrières qui se dressent devant elles, les conduisant parfois à abandonner leurs démarches. Pour peu qu’elles ne disposent pas dans leur réseau de personnes capables de leur servir d’intermédiaires et de les accompagner dans ce dédale technologique, elles peuvent alors se retrouver privées de leurs droits (Défenseur des droits, 2017).

VERS UNE SOLIDARITÉ NUMÉRIQUE ?

Cette situation nous amène à prendre conscience, en tant que chrétiens, des nouveaux visages de la précarité et nous sensibilise aux besoins grandissants d’accompagnement numérique que rencontrent un certain nombre de nos prochains. Un encouragement à développer et pratiquer l’entraide, également sur la Toile…

Plus largement, cette situation nous incite également à réfléchir sur la place et le rôle que notre société – et nous-mêmes – confère à la technologie ; elle représente en cela une invitation à la « prudence » et un appel à la sagesse pour éviter de succomber aux chants de la toute-puissance technologique et pour se garder de lui déléguer de manière irréfléchie de trop grands pans de notre existence. Veillons ainsi à ce que ces technologies ne fassent figure ni de tour de Babel, ni de veau d’or dans nos vies, mais que celles-ci soient de plus en plus des outils au service du plus grand nombre. Et continuons à remettre la conduite de notre existence en premier lieu aux mains de notre Seigneur.

Note

1. Ou littéracie : connaissances fondamentales en lecture et écriture permettant à une personne d’être fonctionnelle en société.

Pour aller plus loin… www.christnet.ch (forum chrétien de réflexion sociale, économique et environnementale)

Il y a 100 ans, c’était la fin de la première guerre mondiale

Lundi 11 novembre 1918, Georges Clemenceau, le chef du gouvernement français, présente officiellement devant les députés le texte de l’armistice. Les sonneries des cloches de toutes les églises de Paris annoncent la capitulation allemande. L’Alsace et la Lorraine, annexées par les Allemands dès 1870, reviennent à la France. En ce 11 novembre 1918, la France compte approximativement 1 322 000 Français morts ou disparus et au moins 4 266 000 blessés graves dans la guerre de 14-18. L’historien et académicien Max Gallo écrit dans son livre (p. 32), 1918 : la terrible victoire : « En France pas un village, pas un quartier des villes de la République, où l’on ne croise femmes, enfants, vieux hommes en deuil, brassard funèbre au bras, voile noir cachant les visages ravagés des épouses, des sœurs, des mères. Et l’on ne remarque même plus les mutilés tant ils sont nombreux. » à ces mutilés de guerre appartiennent ceux que l’historienne Sophie Laporte décrit, dans un ouvrage au titre évocateur, Les gueules cassées.

La haine et le sentiment de vengeance ont dominé cette fin de la guerre la plus meurtrière de l’histoire d’Europe jusqu’alors.

HARTMANNWILLERKOPF

La Première Guerre mondiale a été une guerre de tranchées : ici, dans la Somme en 1916. Photo : Wikipédia

Quand le Président allemand Joachim Gauck et le Président français François Hollande se sont rencontrés au Hartmannswillerkopf le 3 août 2014 pour commémorer le début de la Première Guerre mondiale 100 ans après, la France et l’Allemagne ont fait un grand pas vers la réconciliation. Au Hartmannswillerkopf même, 30 000 soldats français et allemands sont morts pendant la guerre de 14-18. Lors de la cérémonie de commémoration de 2014, 100 jeunes Allemands et Français présents ont rédigé ensemble un message de paix entre les deux pays.

La commémoration des 100 ans de la fin de cette guerre qui a coûté la vie à environ 20 millions de personnes ne peut se faire sans mener une réflexion sur la guerre et attirer l’attention sur le rôle des chrétiens face à ce mal qui n’a cessé de hanter l’humanité.

Aujourd’hui, la montée des idées nationalistes extrêmes replie les pays européens sur eux-mêmes, et il est à craindre des populismes qu’ils n’hésitent pas à réveiller les vieilles haines des deux dernières guerres mondiales. Allons-nous vers une troisième guerre mondiale ?

RAISONS ET CAUSES DES GUERRES

Dans son ouvrage critique, Karl Barth and the Problem of War, le théologien mennonite John H. Yoder rappelle comment naissent les guerres entre les pays. La raison principale tient au fait qu’un peuple, par la faute d’un autre peuple, doit choisir entre sa propre disparition ou son auto-défense. D’autres raisons conduisant à la guerre sont par exemple l’idée d’une mission historique d’une nation, la défense de l’ordre international contre une menace supposée ou la défense de l’honneur national.

à ces raisons conduisant aux guerres s’ajoutent les causes liées aux guerres civiles qui ont émaillé les 30 dernières années (ex-Yougoslavie, Libéria, Rwanda, République Démocratique du Congo, Libye, Syrie, Yémen, etc.). Plusieurs de ces guerres, d’abord internes, sont causées par la recherche de liberté et de justice.

Le monde qui commémore cette année le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale n’est pas à l’abri des menaces de mini-guerres urbaines, comme celle de la ville allemande de Chemnitz en août 2018.

VEILLER !

Les chrétiens et l’Église ont-ils un rôle à jouer dans le domaine public ? Le prophète Jérémie a certes appelé à la soumission à Babylone (Jr 27). Mais pour les chrétiens, la soumission n’exclut pas la critique du pouvoir public. C’est pour cela que nous pouvons vivre dans nos pays et exprimer notre opposition à la vente d’armes (Eurosatory), à la mobilisation des jeunes pour le service national obligatoire, à la politique anti-immigration.

Il nous faut être vigilants devant les populismes qui construisent leur discours sur la peur : peur de l’étranger, peur de la diminution du pouvoir d’achat, peur de la perte des normes et des valeurs traditionnelles.

Alors que nous commémorons le centenaire de la Première Guerre mondiale, nous sommes à l’ère des nouvelles guerres entre les pays et des guerres internes accélérées par les technologies nouvelles (drones, attaques informatiques, réseaux sociaux mal utilisés). Les chrétiens pacifistes de notre temps sont exhortés à veiller davantage en comptant sur l’aide du Saint-Esprit.

Éditions Mennonites 2018-10-22 14:35:07

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat(GIEC) de l’ONU a publié, le 8 octobre, un rapport sur les conséquences d’un réchauffement des températures de la planète de 1,5 °C par rapport à la période préindustrielle : canicules et sécheresses, extinction d’espèces, acidification et montées des océans, baisse de rendement des cultures… Limiter l’augmentation à 1,5 °C est un objectif exigeant : réduction des émissions de CO2 de 45 % d’ici 2030 et « neutralité carbone » en 2050.

Le consensus scientifique est massif : c’est bien l’activité humaine qui est la cause du réchauffement climatique. Pourtant, pris dans un système en surchauffe, les décideurs politico-économiques et les citoyens que nous sommes continuent, globalement, à polluer la planète sans vergogne et à se réjouir d’un été indien qui n’en finit pas… Il en coûte de changer, vraiment.

UN DIEU TROP PETIT

Et les chrétiens ? Notre Dieu est souvent trop petit. Nous négligeons le fait qu’il est le Créateur du ciel et de la terre et qu’il les transformera un jour. Cette Création, il y tient et l’a confiée à la gestion des êtres humains. Il ne souhaite pas la mettre à la poubelle parce que défigurée, mais la rendre plus belle (Rm 8.20-21).

Jean-François Mouhot, directeur du Centre A Rocha des Courmettes, interpelle : « Comment prétendre aimer le Créateur et laisser se détériorer tout ce qu’il a créé ? Ce serait un petit peu comme dire « J’aime Chagall » et laisser une bande de jeunes taguer ses toiles et brûler son musée sans réagir. Comment peut-on laisser la planète se réchauffer[…] sans se préoccuper des générations futures ou de ceux […] qui souffrent déjà des dérèglements climatiques ? » L’amour pour Dieu et pour le prochain conduisent au soin pour la Création. Tout est lié.

Plusieurs Églises mennonites de France ont construit, construisent ou vont construire de nouveaux bâtiments (p. 22-23). Verts ? Posons maintenant des signes, en Église et personnellement, du jour où (Ap 22.2) les feuilles de l’arbre de vie serviront à la guérison des nations et où (Ap 7.17) l’Agneau conduira les siens aux sources des eaux de la vie.

Prédication du 21 octobre 2018 | Bertrand R. | « Comme les aigles… » | Esaïe 40.25-31

Télécharger la prédication

Prédication du 14 octobre 2018 | Michaël H. | « Pour une justice généreuse » | Esaïe 58

Télécharger la prédication

Prédication du 7 octobre 2018 | Etienne B. |

Télécharger la prédication