L’I.A ou le renouvellement de l’intelligence

Pas un mois ne passe sans que la presse nous dévoile des nouveautés en matière d’intelligence artificielle. La rapidité de son développement et de ses applications donne le vertige. Dans ce tourbillon, doit-on craindre de perdre le contrôle ?

I.A. : C’EST QUOI ?

L’intelligence artificielle, souvent abrégée I.A., est la science dont le but est de faire faire par une machine des tâches que l’homme accomplit en utilisant son intelligence. Le rêve d’une machine intelligente date de l’Antiquité, mais c’est en 1956 qu’a été introduit pour la première fois le terme d’I.A.. Le jeu d’échecs sera un merveilleux terrain d’application où la machine proposera une action logique au regard des précédentes. à partir de là, tout s’accélère… En 2017, AlphaGo Zero, une I.A. développée par une filiale de Google, ridiculise le champion du monde du jeu de go, un jeu de stratégie complexe très répandu au Extrême- Orient. Pour cela, on avait simplement donné les règles du jeu au programme, sans connaissances préalables. En s’entraînant contre lui-même, l’ordinateur avait créé sa propre analyse. C’est vertigineux et pourtant, on est là en face d’une intelligence artificielle dite limitée. Elle n’effectue que ce qu’on lui a appris à faire dans un domaine précis. Alors, tout est sous contrôle, n’est-ce pas ?

Photo : www.unsplash.com – Heyerlein

I. A. : QUE DU PLUS ?

Piloter les voitures et les avions à notre place, faire le ménage et le repas de la semaine, voilà une offre simple que peut fournir l’I.A. Mais elle va plus loin que de nous soulager dans des tâches ingrates ou répétitives. L’I.A. peut s’occuper de notre santé, réguler les cœurs artificiels ou décider des traitements anticancéreux les mieux adaptés. Face à la défaillance humaine, l’I.A. se montre rassurante. Aujourd’hui, nous sommes sûrement nombreux à profiter, à des degrés divers et sans en avoir forcément conscience, des progrès de l’intelligence artificielle. Mais le moins qu’on puisse dire est que nous oscillons entre joie et crainte. Car les promesses de l’I.A. ne cessent de croître ! L’idée d’augmenter la capacité de nos propres cerveaux par des implants est en passe de devenir une réalité. L’I.A. vient au secours de notre faible humanité et nous aide à prendre des décisions. Elle nous guide dans nos lectures, notre façon de manger ou de nous habiller. Dans nos relations aux autres, parfois si complexes, la tentation d’être conseillés par une I.A. infaillible est grande…

RENOUVELLEMENT DE L’INTELLIGENCE

Une intelligence artificielle forte, dotée d’une conscience d’elle-même au sens humain du terme, n’existe pas encore. Une I.A. voulant dominer le monde et asservir notre espèce semble relever de la science-fiction. Toutefois, la prudence est de mise. L’I.A. est dangereuse plus dans la motivation et dans l’intention que dans l’application. L’orgueil de vouloir tout maîtriser est un danger de l’I.A.. L’homme dans sa quête d’être son propre Dieu risque de perdre la tête… Le danger d’uniformisation et d’un pouvoir central technologique est réel. Face à cela, l’éducation a une responsabilité, celle de former les jeunes à l’esprit critique, ce qui les protègera de la concurrence de l’I.A.. Oui, il est primordial aujourd’hui d’apprendre à nos jeunes à résumer, à critiquer, à analyser un texte plutôt que de vouloir en faire tous des spécialistes en codage. « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Rm 12.2), voilà un conseil on ne peut plus d’actualité…

 

Engrenage de violence au collège

Les ados et les jeunes sont confrontés à la violence, au collège par exemple, ou en sont les acteurs. Comment réagir en tant que parents face aux agissements violents de son enfant ? Témoignage.

En septembre, notre fils est entré en 6e année, au collège. Petit à petit, les violences verbales se propagent et se banalisent dans la classe. La conseillère d’éducation du collège (CPE) doit régulièrement intervenir et alerte les parents. Notre fils est puni d’une semaine lourde (semaine complète au collège pour réfléchir sur ses actes et ses paroles). Nous prenons rendez-vous avec la CPE. Lors de cet entretien, un dialogue de confiance entre adultes s’établit clairement devant notre fils.

Deux mois plus tard, nous découvrons qu’il nous avait caché une heure de retenue, en imitant notre signature. Notre confiance envers lui est fragilisée, nous demandons à Dieu comment faire pour la restaurer.

FUGUE

Puis un matin, notre fils fugue. Il n’ose pas nous avouer une nouvelle retenue. Panique ! Nous prévenons le collège, nous appelons la police. Heureusement, sa sœur le retrouve sur le chemin du collège. Notre fils est immédiatement écouté par l’infirmière et la médiatrice du collège. Nous dialoguons avec le collège. Nous redisons à notre fils qu’il n’est pas seul, qu’il doit assumer ses erreurs et effectuer ses deux heures de retenue. Nous lui demandons de ne plus s’enfermer dans le mensonge et de rechercher la vérité. Nous lui imposons de rédiger une lettre pour demander pardon à son professeur.

Photo : www.unsplash.com-Thompson

AU COMMISSARIAT

Parallèlement, la violence verbale est revenue dans la classe. Les élèves n’arrivent plus à communiquer sans injures. En revenant du collège, notre fils et son ami se battent contre d’autres camarades qui les avaient insultés. Résultat : nous recevons une convocation au commissariat suite à une plainte déposée par les parents d’un enfant qui a reçu un coup de poing pendant la bagarre. Nous informons le collège de tous ces événements.

Nous partons alors à la recherche de la vérité. Nous apprenons peu à peu que notre fils et ses camarades n’ont pas tout dit, les témoignages se contredisent. Nous appelons d’autres parents pour faire le point sur la violence en classe, sur ce qu’ils comprennent de leur côté.

PARENTS RÉUNIS ET UNIS

Nous décidons alors d’organiser une réunion parents-enfants chez nous pour avoir un discours commun face à nos enfants : « Nous sommes tous contre la violence, nous soutenons le travail contre la violence effectué par le collège, nous défendons la bienveillance. » Tous les parents ont décidé de venir à cette réunion, même les parents qui ont porté plainte. Nous avons prévenu le collège de notre démarche. La CPE nous a remerciés pour notre travail de co-éducation. Elle nous a expliqué ce qu’elle mettait en place au niveau du collège : des groupes de réflexion sur la non-violence.

Notre fils a été entendu par la police. Il est vrai que nous avons été surpris par le protocole : il n’a que 11 ans, mais on lui a pris ses empreintes, sa photo de face, sa photo de profil, son ADN. Il est fiché dans les données de la police nationale. Malgré les témoignages contradictoires, il a été considéré comme responsable de violence physique sur un camarade. Si un nouveau problème arrivait dans les trois prochaines années, notre fils serait directement convoqué au tribunal.

LEÇONS

Aujourd’hui encore, nous ne détenons pas la vérité sur les faits, mais le travail de dialogue entre le collège et les parents, entre parents, nous a permis d’avancer dans le respect de chacun. Nous avons résisté aux pièges de la violence qui entraînent dans des réflexions du type : « Mon fils n’aurait jamais fait ça ! », « Le collège ne fait pas son boulot ! », « Les autres parents font n’importe quoi ! »

Nous sommes persuadés que Dieu a répondu à nos prières en nous montrant le chemin à suivre.

En effet, comment lutter contre la violence entre nos enfants si nous sommes violents entre adultes ? Si nous, parents, ne défendons pas les règles de vie du collège, le respect des professeurs, la communication non-violente, nos enfants seront désorientés.

Au collège et lors de notre réunion parents-enfants, des enfants se sont demandé pardon et nous avons tous constaté un apaisement du climat de la classe.

Pendant ces épreuves, nous avons demandé à des frères et sœurs en Christ de prier pour nous ; le lien fraternel a été un immense réconfort pour notre famille. Notre Seigneur entend nos prières et répond ! Nous pouvons tout lui confier.

Dieu nous a guidés sur le chemin du dialogue avec Matthieu 5.25 : « Mets-toi promptement d’accord avec ta partie adverse, pendant que tu es en chemin avec elle, de peur que ta partie adverse ne te livre au juge, et que le juge ne te livre au sergent, et que tu ne sois jeté en prison. »

TÉMOIGNAGE ANONYME publié avec l’accord des personnes concernées

 

Dois-je choisir entre Dieu et ma liberté ?

Certains fuient toute croyance pour être sûrs d’être libres. D’autres disent qu’ils sont plus libres maintenant qu’ils sont chrétiens. Où est le problème ? Parlent-ils de la même liberté ?

Pour beaucoup de monde, Dieu rime avec religion, interdits, cultes ennuyeux, églises sombres, traditions, presque tout ce qui ferait fuir quelqu’un avide de liberté !

Du coup, pour vivre libre, faire ce que je veux, il faudrait surtout éviter de rencontrer Dieu.

Sauf que la réalité est très différente. Je connais personnellement beaucoup de chrétiens qui s’éclatent dans leur vie. Quand on leur pose la question : dois-je choisir entre Dieu et la liberté ? Ils vous répondent : mais la vraie liberté est en Dieu ! Surprenant !

Mais quand on parle de liberté, c’est par rapport à quoi, ou à qui ? De quoi faut-il que je sois libéré ? On peut poser la question autrement : est-ce que la vraie liberté, ce n’est pas de faire ce que je veux ?

Photo : www.pexels.com

LIBRE DE FAIRE CE QUE TU DOIS !

Jésus nous dit que non. La vraie liberté, c’est de faire ce que tu dois, pas ce que tu veux ! Bizarre ? Mais non, imagine… Si chacun faisait comme il en a envie, ça serait rapidement l’anarchie complète. Un peu comme dans une salle d’école maternelle où des gamins seraient livrés à eux-mêmes, sans instit pour s’en occuper. Essayez pour voir. Vive le désordre ! Ce n’est plus de la liberté, c’est de la pagaille, de l’anarchie !

Si la vraie liberté est de faire ce que je dois, et non ce que je veux, alors là oui, j’admets que j’ai besoin d’un coup de main. Il faut que je sois réellement libéré de mes penchants égoïstes et méchants pour pouvoir vivre comme ça.

CHRIST REND POSSIBLE CE QUE JE NE PEUX PAS FAIRE TOUT SEUL

La Bible nous dit que Jésus est venu redresser ce qui était tordu. Personnellement, il y avait des mots qui ne faisaient pas partie de mon vocabulaire, comme par exemple : « Je te demande pardon. » Ça me paraissait d’un autre monde ! En fait, je n’étais pas libre de reconnaître mes erreurs, pas libre d’être vrai. Tu comprends ? Le jour où Jésus m’a sauvé, il m’a aussi libéré de mon égoïsme, et il a commencé à m’apprendre à reconnaître les torts que j’avais causés. J’ai découvert une nouvelle liberté : la liberté du pardon ! Je peux t’assurer que c’est de la dynamite et que ça procure un bonheur incroyable ! Être capable de faire du bien, de ne plus se laisser entraîner à des passions qui nous rabaissent. Je parle là de la liberté de la pureté… Bref, pour moi, c’est ce que je savais devoir faire, mais je ne le pouvais pas.

LE CHOIX EST VITE FAIT

Alors oui, je confirme. Pas besoin de choisir entre Dieu et ma liberté. Au contraire, c’est en choisissant Dieu que je deviens libre, vraiment libre. Libre de vivre la vie que Dieu a prévue pour moi !

site internet : www.tajeunesse.org/fr

 

 

Bien lire la bible en public

Lors du culte, il est important de soigner le chant, la musique et la prédication, mais aussi la lecture de la Bible. Cette lecture n’est pas banale : elle vise à réveiller chez l’auditeur des sentiments variés, à le conduire à la réflexion, au questionnement intérieur et à faire écho à des émotions du vécu. Lire un texte biblique, c’est utiliser tout son être comme « caisse de résonance » au service de la Parole de Dieu. Quelques éléments pratiques peuvent être utiles !

1. VEILLER À UNE VOIX CLAIRE ET INTELLIGIBLE

Cela implique un souffle régulier, une bonne articulation et un dynamisme adapté au texte et à son contenu. Une expression adaptée est essentielle à une lecture intelligible, mais elle ne suffit pas à transmettre un sens.

2. FAIRE COMPRENDRE LE SENS DU TEXTE

Photo : www.unsplash.com

Le sens d’un texte lu à haute voix réside dans la ponctuation orale. Repérez l’articulation des idées et des phrases. Veillez particulièrement à la ponctuation, non seulement à celle qui est dans le texte, mais à celle que l’oralité rend nécessaire. Choisissez les éléments centraux et mettez-les en valeur par le rythme que vous donnez à la lecture. Il va sans dire que pour transmettre un texte compréhensible, il faut l’avoir compris soi-même.

3. SUSCITER L’ATTENTION

On constate fréquemment le « ton monotone » de certaines lectures ou le débit triste et sans couleur d’un orateur. Le lecteur peut y remédier en introduisant des irrégularités dans le débit verbal et des intonations différentes, comme il le ferait naturellement dans une conversation de la vie quotidienne.

La lecture personnelle de la Bible ne peut pas remplacer la lecture communautaire, au même titre qu’une rencontre fraternelle ou un repas partagé est complémentaire de certains aspects solitaires de notre existence quotidienne. Le lecteur est, lui, le premier bénéficiaire de cette parole. Il est donc l’animateur d’un partage. Membre de la communauté, il s’offre pour un service, et c’est un service joyeux, puisqu’il s’agit d’une richesse pour tous. « Heureux celui qui donne lecture des paroles de cette prophétie et ceux qui les entendent, et qui obéissent à ce qui est écrit dans ce livre, car le temps est proche. » (Ap 1.3)

Pour aller plus loin…

• Alain Combes, « Lecture publique de la Bible », in Christophe Paya et Bernard Huck (sous dir.), Dictionnaire de théologie pratique, Excelsis, 2011, Charols, p. 447-452

• Formations ou spectacles avec Alain et Marion Combes : www.aventures.org

 

Mennomanie ou Mennophobie ?

Conférence Mennonite Européenne 2018 en mai prochain, Dimanche de la fraternité mennonite mondiale ayant lieu le dimanche le plus proche du 21 janvier en souvenir des premiers baptêmes « anabaptistes » à Zürich le 21 janvier 1525, etc. Ces événements estampillés « mennonites » attirent, agacent ou laissent indifférent.

Il s’agit d’en dégager le sens et d’en situer l’importance.

SENS ET IMPORTANCE

Le sens : ces événements sont l’occasion de se souvenir d’une his- toire riche en leçons (la foi chrétienne est « incarnée ») et d’aller à la rencontre de chrétiens d’autres pays et d’autres cultures (l’Église est transnationale). L’occasion de célébrer et d’écouter ensemble le Dieu trinitaire (il est la source de la vie, du salut et du monde nouveau).

L’importance : relative certes, au vu de l’universalité de l’Église qui déborde toute confession particulière, relative au vu de la minorité parmi la minorité évangélique et protestante que représentent les mennonites en France ou dans les autres pays européens ; importance significative pourtant, si l’on croit que les convictions théologiques de ce courant d’Église apportent une contribution bienvenue à une plus grande fi délité au Christ.

Que vous soyez mennomanes ou mennophobes, mennos-accros ou mennos par défaut, rendez-vous à Montbéliard du 10 au 13 mai 2018 ! Pour ne pas jouer en solo, pour parler de transmissio, pour voir (de) plus haut…

Prédication du 21 janvier 2018 | Catherine G.

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Europe. Instrument de paix ? Un dossier pour le Dimanche pour la paix 2018

Europe. Instrument de paix ? C’est le thème retenu pour le Dimanche pour la paix 2018, célébré dans les Eglises mennonites de France le 11 mars prochain.

Le dossier de préparation du culte inclut :

  • des chants et des prières
  • une réflexion sur « L’union européenne : instrument de paix et de justice ? » par Frédéric Rognon
  • une réflexion sur « Le projet européen : de la construction de la paix à la résurgence des mouvements isolationistes » par Frédéric de Coninck
  • un canevas pour la prédication (Es 2.1-5 ; Jé 29.4-7 ; 1Tm 2.1-4) par Pascal Keller
  • trois histoires pour les enfants, proposées par Sylvain Roussey
  • une proposition d’offrande destinée au réseau oecuménique européen des Eglises pacifistes, Church & Peace (Eglise & Paix).

Le dossier est disponible ici.

Chaque année, la Commission de Réflexion pour la Paix des Eglises mennonites de France propose ce Dimanche pour la paix, ainsi qu’un dossier de réflexion et de préparation du culte.

Prédication du 14 janvier 2018 | Stephan N. | « Avoir le regard de Jésus » (Jean 9.1-17)

Télécharger la prédication

La place des enfants au culte

La pente est forte vers des cultes où les enfants sont ignorés… Contre-exemple positif et courageux !

L’Eglise de Châtenois (88) est en train de vivre un renouveau et s’interroge depuis plusieurs mois sur la place occupée par les enfants au sein du culte. Quel parent n’a pas entendu sa descendance rechigner à s’habiller pour aller au culte plutôt que de rester sous la couette ou jouer sur sa console ? Et si la motivation des enfants dépendait de la place qui leur est laissée lors du culte ?

Leur participation se résume parfois à un court moment de chants de louange ou à une histoire avant le départ pour l’école du dimanche. Il nous est apparu important de leur donner une part bien plus importante au sein du culte. Les enfants ne sont ni une perturbation pour son bon déroulement, ni de simples spectateurs !

BESOINS DES ENFANTS

Photomontage : Virginie Duval-Wingel

Nous avons essayé de construire le culte en pensant à eux : leurs besoins sont à intégrer dans la vie cultuelle de l’assemblée. Ainsi, un dimanche sur deux, les cultes deviennent « familiaux » et sont préparés en tenant compte de la présence des enfants tout au long de la matinée. Nous avons dû apprendre à mettre de côté la formule traditionnelle en essayant de les faire participer par différents moyens (voir ci-dessous).

Cela demande bien entendu un effort d’adaptation et la recherche de nouvelles idées qui permettent au final à tous de rester plus attentifs et plus intéressés. Cela montre surtout à nos enfants qu’ils font partie intégrante de l’Eglise.

INTERGÉNÉRATIONNEL

Cette place laissée aux enfants est un sujet important, car il touche de près au projet intergénérationnel de Dieu. Aujourd’hui, notre assemblée se réjouit de la présence des enfants et de leur engagement, mais aussi de partager davantage la responsabilité de leur formation spirituelle et cultuelle dans la foi chrétienne. Ainsi, la réalité du corps du Christ est encore plus perceptible !

IDÉES POUR INCLURE LES ENFANTS AU CULTE

• Choisir un sujet présenté simplement et que les enfants peuvent comprendre

• Raconter une histoire • Faire un jeu

• Leur poser des questions • Parler ou les faire parler de ce qu’ils ont fait à l’école du dimanche

• Leur faire choisir des chants • Leur faire gérer la projection des chants

• Les faire jouer d’un instrument

• Choisir des supports qui les interpellent : projection d’images, petites vidéos

• Faire « une leçon de choses » à partir d’objets

• Leur faire lire un passage biblique, un verset, jouer un personnage

• Changer le rythme du culte

• Laisser la place aux imprévus • Recourir à l’humour

• Témoigner en leur présence

• Leur faire raconter leur colo ou leur week-end jeunes

• Les laisser poser des questions et donner leur avis

• Accepter les « débordements »

Semaine type à Ensisheim

ll y a quelques années, l’Eglise d’Ensisheim près de Mulhouse lançait un appel pour que la rejoignent de nouvelles personnes, en particulier des musiciens ! Les auteurs de cet article avaient répondu présents ! Et si le phénomène se reproduisait… ?

LUNDI MATIN

On se remet tout doucement du culte de la veille. C’était vraiment enrichissant ! L’orateur était captivant, et nous a donné du grain à moudre. De notre côté, on commence déjà à réfléchir à notre prochaine présidence… Tiens, et si on changeait un peu ? On pourrait mettre la Cène au tout début ! C’est l’avantage de notre petite Eglise… on peut expérimenter !

MERCREDI APRÈS-MIDI

Un petit coup de fil d’une sœur de l’Eglise. Elle appelle pour prendre des nouvelles, s’assurer que nous allons bien, et nous transmettre la liste des chants et les versets qu’elle a préparés pour le culte de dimanche prochain. On va pouvoir commencer à répéter les cantiques que l’on ne connaît pas, et préparer la projection à l’avance.

JEUDI SOIR

Les membres de l’Eglise se retrouvent pour l’étude biblique. On réfléchit autour d’Esaïe avec Pascal Keller, référent pastoral. C’est le bon moment pour poser des questions, et apprendre en bonne compagnie. La semaine prochaine, c’est la réunion de prière ; les différents sujets de prière que des missionnaires ou des associations nous ont envoyés sont déjà disposés sur la table.

VENDREDI SOIR

C’est la réunion du Conseil ! On aborde tous les sujets à l’ordre du jour : il faut qu’on réfléchisse à l’organisation de notre prochain cycle de cinéma/débats au sein de l’Eglise ; on prévoit la prochaine rencontre interreligieuse avec les différentes confessions de la ville. Merci Seigneur de nous accompagner dans tous ces projets, qui, aussi passionnants qu’ils soient, ne sont pas toujours faciles à porter pour nos frêles épaules ! Si seulement quelques personnes pouvaient franchir la porte du 37, rue de la gare, pour nous découvrir, nous donner un coup de main… La réunion de Conseil se termine avec l’idée de faire un article pour Christ Seul !

DIMANCHE MATIN

Quel plaisir de se réunir et de louer le Seigneur ensemble, toujours dans cette même ambiance bienveillante et chaleureuse ! Il faut un peu jongler entre la « projo », le piano, et la garderie pour l’unique enfant de l’assemblée (en plus, il fallait que ce soit le nôtre !), mais c’est une joie de nous voir vaillants malgré tout. Vivement la semaine prochaine…

L’assemblée d’Ensisheim est une petite Eglise pleine de vie, mais on a besoin de vous ! Oui, vous, qui êtes jeune ou moins jeune, célibataire, jeune couple ou parents. Vous qui savez jouer d’un instrument. Vous qui avez envie d’être au service d’une petite assemblée, vous qui avez envie de vous engager avec nous ! Venez nombreux, on a de la place…