Quand la musique est bonne

Un dîner concert à l’église mennonite de Villeneuve-le-Comte (77) a été l’occasion de parler de Dieu avec les amis des membres de l’Eglise.

Venir dans le bâtiment d’une église pour une réunion demeure, pour beaucoup de nos contemporains, un défi. Mais voilà que nous les invitons à partager un repas, un vendredi soir, et à écouter un groupe musical évoquer les attentes des hommes et la manière dont les évangiles y font écho. La marche à franchir est déjà moins impressionnante.

Nous avons ainsi invité, au mois d’octobre, des musiciens de l’association PSALT, animée par Eric et Mélanie Pires, à partager chants et brèves introductions avec nous. L’assistance est au rendez-vous : 60 personnes (dont une vingtaine, seulement, de membres de l’église) et bon nombre d’entre elles ne viendraient pas, de but en blanc, à un culte.

CHANTS PROFANES

Nous commençons par un apéritif, puis vient un premier moment de chants pas spécialement religieux, qui parlent des espérances, des joies, des attentes, des peines et des déceptions de la condition humaine. Assis à table nous échangeons, pendant la pause qui suit. Mes voisins sont prudents. Ils n’ont pas trop l’habitude de parler de Dieu. Ils viennent voir, mais disent bien vivre sans l’hypothèse Dieu.

CHANTS DE FOI

La musique reprend avec, cette fois-ci, des chants marqués par la foi. Alors que le repas touche à sa fin, nous nous levons de table et les groupes se mélangent. Mes voisins de table, toujours aussi prudents, prennent quand même le temps d’échanger avec quelqu’un d’autre. Ils me semblent assez typiques de beaucoup d’habitants du périurbain qui nous entoure, en Seine-et-Marne, ancrés dans leurs habitudes et pas forcément prêts à sortir de leur cadre. Pourtant, ils sont venus, invités par un couple de l’Eglise et c’est déjà une ouverture qu’il faut saluer.

Nous essayons ainsi de proposer régulièrement des événements ouverts qui sont l’occasion d’échanges sans agressivité sur les questions religieuses. Il est encourageant de constater que l’assistance grandit progressivement. Certains reviennent, d’autres nous rejoignent. Le chemin qui mène à un pas de foi affirmé est souvent long. Mais ce type de proposition permet d’accompagner des personnes en recherche, en respectant leur rythme.

Ce sont de beaux moments et une démarche que nous poursuivrons.

Que ferons-nous ?

Après 12 ans passés au Conseil d’administration des Éditions Mennonites, j’ai voulu laisser la place. Malgré la sollicitation de nombreuses personnes pour entrer au Conseil, celui-ci reste en sous-effectif avec cinq membres au lieu des sept prévus par nos statuts, et le travail nécessite un nombre plus important de participants.

Au bureau des Éditions Mennonites, des changements dans la gestion administrative sont en cours et demandent un grand engagement. La parution des Dossiers de Christ Seul a pris ainsi du retard en 2017.

Par ailleurs, notre rédacteur, Michel Sommer, annonce son départ à l’automne 2018 (voir pages 45 et 57). Qui le remplacera ?

Enfin, c’est un grand défi de maintenir le nombre d’abonnés à Christ Seul et aux Dossiers de Christ Seul et de faire en sorte que les jeunes, qui souvent préfèrent les écrans à la lecture papier, s’abonnent à la for- mule Internet, à moitié prix. Les responsables des Éditions Mennonites se posent donc beaucoup de questions qui restent sans réponses.

Le passage de 2017 à 2018 est un moment privilégié pour réfléchir et faire un bilan. Que devons-nous faire pour assurer la pérennité de Christ Seul et des Éditions Mennonites ?

Bien sûr, il y a eu au cours des années (115 ans depuis la création du Bulletin Mennonite) des crises qui, par la grâce de Dieu, ont été surmontées : le Seigneur est fidèle (qu’il en soit remercié !), et les membres de nos Églises aussi (merci à eux également !).

APPELS

Nous savons que la prière est efficace, mais prions-nous pour les Éditions Mennonites ? Nous savons que le Seigneur nous appelle à le servir, mais croyons-nous qu’il appelle certains à oeuvrer dans le cadre de nos publications ?

Et s’il existe entre nos Églises mennonites une solidarité qui se traduit de différentes façons, portons-nous dans la prière toutes nos Églises, en particulier les moins nombreuses ? Je pense particulièrement à l’une des plus petites d’entre elles, celle de Peyruis (ex-Lurs) dans les Alpes-de-Haute-Provence, qui n’a pas d’école du dimanche pour les enfants, vu leur nombre plus que réduit.

Je m’interroge et je persévère dans la prière, même si je n’ai pas de réponse pour l’instant. Mes voeux pour vous au début de cette année 2018 est que nous restions tous unis dans la prière et attentifs à ce que le Saint-Esprit veut nous dire.

Ils en parlent – Pornographie – Le faux, le vrai & l’espérance !

Il n’est pas courant qu’un parti politique recommande un Dossier de Christ Seul publié par les Editions Mennonites. Dans l’édition de décembre 2017 du journal francophone de l’Union Démocratique Fédérale, on lit cette recension du Dossier de Christ Seul « Pornographie – Le faux, le vrai & l’espérance !  »

 

La pornographie concerne – avec les médias modernes– une bonne partie de la population. Briser le silence est le premier pas pour briser le pouvoir de la pornographie.

Un grand nombre de personnes – hommes et femmes – se voit un jour ou l’autre confronté à des images pornographiques. Pour bien trop de personnes, c’est le début d’une addiction souvent gardée sous silence.

Montrer les souffrances
L’ouvrage collectif «Pornographie – Le faux, le vrai & l’espérance! », traduit en partie de l’anglais, montre les dommages causés par ce fléau. En souffrent à la fois les consommatrices et les consommateurs, leurs proches et les personnes impliquées dans l’industrie de la pornographie. «L’industrie sexuelle est en réalité un trafic, et la grande majorité des personnes qui y sont impliquées sont là parce qu’elles ont été sexuellement abusées dans leur enfance et qu’elles n’avaient pas le choix. […] Notre culture a créé ce mythe que l’industrie sexuelle est attrayante, et que vous serez belle, sexy et attirante. Elle ne montre pas l’horreur du viol répété jour après jour.» (p. 34-35)
L’ouvrage dévoile les mensonges véhiculés par la pornographie, des mensonges sur les femmes et sur le sexe. Il présente des étapes vers un changement personnel: l’acceptation (admettre sa propre dépendance), la redevabilité (envers Dieu et des personnes de confiance ainsi qu’envers son conjoint) et l’action (des mesures concrètes pour mettre fin à la dépendance).

Et nous?
Un chapitre est dédié aux mesures de prévention à prendre par les Églises, les familles et par nous tous en tant que citoyens. Il renvoie encore à l’atelier collaboratif ou groupe de parole «90 jours pour abandonner la pornographie» (www.innocence.ch).
Divers témoignages illustrent à la fois la dépendance et la délivrance.
Ce livre des Éditions mennonites peut nous inspirer au niveau personnel pour vivre en pureté et dans des relations saines, au niveau des familles et des Églises – et pour notre engagement politique. Il est important de se détourner du faux vers le vrai, rempli de l’espérance que nous donne le Christ!
David Gysel

 

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