La vieillesse en (20) questions

Le premier Dossier de Christ Seul de l’année 2019 est annoncé, avec pour titre : « La vieillesse en (20) questions », sous la direction de Philippe Manga.

Le phénomène du vieillissement de la population est en pleine expansion en Occident.  Dans ce livre, 20 questions regroupées en cinq parties en esquissent les contours :

1. Qu’est-ce qu’une personne âgée ?

2. Le temps de la vieillesse

3. La personne âgée dépendante

4. Vivre la mort

5. La personne âgée et l’Église.

Ces pages combinent lucidité et espérance, préparation et lâcher-prise, meilleure compréhension et émotion… Les personnes atteintes par l’âge sont invitées à prendre du recul. Les personnes dans « l’adolescence de la vieillesse » sont encouragées à avancer en confiance. Les personnes plus jeunes peuvent mettre leur présent en perspective.

Grâce aux regards croisés des 11 auteurs, de nombreuses facettes de la vieillesse sont placées à la lumière (douce) de la foi chrétienne et d’une sagesse de la vie.

Pour vieux et jeunes, ce livre ne devrait pas prendre de rides de si tôt !

11 auteurs

Fabienne Bringia, aumônier hospitalier. Claire Frauchiger, infirmière à la retraite. Fritz Hege, senior. Jean Paul Herzog, aumônier hospitalier retraité. Catherine Kauffmann, psychologue. Denys Laruelle, directeur d’EHPAD retraité. Philippe Manga, directeur d’EHPAD retraité. Linda Oyer, formatrice en accompagnement spirituel. Denis Schultz, directeur d’EHPAD. Thierry Seewald, pasteur. Philippe Widmer, pasteur et aumônier retraité.

A paraître dans les prochaines semaines !

 

Autres Dossiers prévus pour 2019

2-2019 : Jean-Claude Muller, Chroniques (im)pertinentes sur la marche des Églises et du monde

3-2019 : Bioéthique et début de vie (titre provisoire), avec témoignages de plusieurs couples sur diagnostic prénatal et handicap, aide médicale à la procréation, etc. et commentaires de Luc Olekhnovitch (pasteur et éthicien) et John Wyatt (médecin en néonatalogie et éthicien).

Prédication du 10 mars 2019 | Luc Alexis L. | Jacques 3.2-12 | Dimanche pour la Paix, « Du bon usage des nouvelles technologies de communication dans nos vies d’assemblées »

Télécharger la prédication

« Tendances, Espérance » : Frédéric de Coninck lance un blog

Frédéric de Coninck, sociologue et prédicateur de l’Eglise mennonite de Villeneuve-le-Comte, se lance dans la tenue et l’animation d’un blog, intitulé Tendances, Espérance.

Son initiateur prévoit commenter les tendances du moment et l’évolution de la société, dans un vocabulaire accessible à des personnes qui ne sont pas des spécialistes. Le blog se veut un outil de dialogue et de réflexion dans un contexte mouvant, parfois déstabilisant, pour repérer les voies d’espérance.

Frédéric de Coninck espère poster un article par semaine. Le dernier article, daté du 4 mars, porte sur « Le mouvement des gilets jaunes, symptôme d’une crise profonde ». Cinq articles sont en ligne à ce jour, mais le nombre va augmenter !

On peut s’abonner à ce blog qui est aussi d’ores et déjà relayé par le portail Regards protestants.

Frédéric de Coninck a publié aux Editions Mennonites :

Ralentis… Fais du temps ton ami, 2015

Construire l’Eglise – Le travail de tous, 2008 (épuisé, réimpression prévue)

Compromis autorisé ?

Paul nous invite à ne pas suivre les coutumes du monde où nous vivons, mais à laisser Dieu nous transformer en nous donnant une intelligence nouvelle (Rm 12.1). Ou encore l’apôtre Jean : « N’aimez pas le monde ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, il n’aime pas Dieu le Père. » (1Jn 2.15). Les amish possèdent une devise très intéressante également : « Tu ne te conformeras pas au monde qui t’entoure. » Ces paroles peuvent nous paraître très dures à entendre.

Le compromis est difficile à appréhender pour notre vie de disciple. Nous ne voudrions pas forcément vivre comme les amish (même si nous avons beaucoup de choses à apprendre d’eux) !

Cependant, il nous faut essayer de comprendre plusieurs choses avant de répondre à notre question et de trouver des pistes pratiques pour notre vie de disciple. Tout d’abord, c’est quoi « le monde » dont il est question dans la Bible ? Et puis c’est quoi un compromis ? Comment savoir si je vis dans le compromis ?

LE MONDE

Première question : c’est quoi, le monde ? Pour faire simple, c’est tout ce qui s’oppose à Dieu, à ce qu’il veut pour nous, aux principes que nous pouvons trouver dans les évangiles. L’apôtre Jean en donne une définition : « Voici ce qu’on trouve dans le monde : les mauvais désirs que chacun porte en soi, l’envie de posséder ce qu’on voit, et l’orgueil qui vient de la richesse. Eh bien, tout cela ne vient pas du Père, mais du monde. » (1Jn 2.16)

LE COMPROMIS

Il y a des compromis tentants… Photo : www.pexels.com

Qu’est-ce qu’un compromis ? Un compromis est un arrangement, une négociation entre deux ou plusieurs parties. Le compromis en soi n’est pas mauvais. La vie en groupe, en communauté, en couple, en famille, en Église nécessite des compromis. Le compromis permet de mieux vivre ensemble. Imaginons un groupe où chacun resterait sur ses positions. Il deviendrait insupportable à vivre et ne pourrait pas avancer dans des projets. Le compromis est l’inverse de la dictature. La dictature, c’est imposer ses idées sans prendre en compte les autres.

Dans la vie de disciple, dans notre relation avec Dieu, le compromis est plus difficile à admettre. Nous ne pouvons pas chercher un arrangement quelconque ou marchander avec Dieu. Notre vie de disciple entre dans le cadre d’une alliance. Et c’est Dieu qui a posé les conditions : les 10 commandements, le Sermon sur la montagne. Dieu a donné des bénédictions ou des malédictions selon nos choix.

Ce que Dieu attend de nous, c’est soit un oui soit un non, mais pas de « oui, mais ». Voir par exemple Matthieu 5.37 : « Que votre parole soit ‘‘oui’’ pour oui, ‘‘non’’ pour non ; ce qu’on y ajoute vient du mal. » Jésus attend de ses disciples un engagement total, une vie radicale. Jésus a donné beaucoup d’enseignements là-dessus, mais il y en a un que j’apprécie particulièrement. Nous trouvons cet enseignement dans l’évangile de Luc 9.57-62. C’est le verset 62 qui a retenu mon attention. « Jésus lui répondit : ‘‘Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu.’’ » Quel est le problème ici ? Le candidat disciple envisage déjà le compromis. Son cœur et sa volonté ne sont pas pleinement dirigés vers le Christ. Essayez de conduire une voiture en regardant constamment derrière : il y a de fortes chances que vous n’avanciez pas beaucoup et que vous heurtiez un obstacle.

UNE QUESTION À POSER

L’apôtre Pierre écrit ceci : « Chacun est esclave de ce qui l’a dominé. » (2P 2.19b). Or Jésus nous a appelés à une liberté pleine et entière. Je n’ai donné jusqu’à maintenant aucun exemple pratique : bon nombre nous sont enseignés dans la Bible, il suffit donc de la lire.

Mais le compromis est parfois plus sournois. D’où cette question, à laquelle je vous invite à réfléchir : de quoi suis-je esclave ? Qu’est-ce qui me domine aujourd’hui ? C’est peut-être une émotion (colère, peur, égoïsme…) ? Une habitude, une technologie, des relations… ? Si cette émotion, cette habitude, cette technologie, ces relations me dominent (c’est-à-dire que je ne peux pas m’en passer), j’en suis devenu esclave, je suis peut-être en train de vivre le compromis avec Dieu, parce que cet aspect prend trop de place par rapport à la relation avec Dieu. N’oublions pas le premier commandement : « Tu n’auras pas d’autre Dieu. » Un compromis est ce qui prend la place de Dieu, celui qui nous a libérés de l’esclavage (cf. Ex 20.2).

 

 

Prédication du 3 mars 2019 | Michaël H. | Actes 2 | « Equipés du Saint-Esprit, pour notre mission »

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