Prédication du 28 avril 2019 | Viviane O. | Esaïe 55.8-9 et autres | « L’importance d’une vision biblique du monde » (dimanche avec l’Ecole Emmanuel)


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Voici quelques références, lignes, pour accompagner la réflexion et la méditation de ce thème, inspiré par la lecture du chapitre 1, « L’importance d’une vision biblique du monde », écrit par Robert Mewton, du livre « Un espoir pour l’école – l’éducation chrétienne, une offre alternative » (collectif, chez Farel Editions) – ainsi que la présentation de Viviane :

Mewton Vision biblique du monde

– Esaïe 55.8-9.
– Psaume 36.10.
– Colossiens 1.16-17 > quel est le renouvellement de ma vision du monde ?

En voici le paragraphe de conclusion du chapitre 1 mentionné :

« Le défi.

Le disciple de Jésus-Christ est appelé d’abord à devenir conscient de la vision du monde selon laquelle il vit dans la réalité de chaque jour.
Il est appelé ensuite à contrôler cette vision en la mesurant aux critère bibliques de la création, la chute, la rédemption est l’accomplissement.
Cette vision, rajustée selon les critères bibliques, il est appelé à la vivre. C’est là sa seule vraie obéissance, son unique louange authentique.
Il est appelé enfin à inculquer cette vision à ses enfants afin qu’eux aussi vivent avec une intelligence renouvelée, sans quoi il ne pourra pas prétendre avoir entendu le retentissant « Shema Israël » [« Écoute, Israël »] de Yahvé ! (Deutéronome 6.4-9). »

Bonne méditation… Bon défi… !

 

Prédication du 21 avril 2019 | Michaël H. | Matthieu 28.1-7 | « Gros cailloux » (Dimanche de Pâques)

 

Dieu est digne de confiance

Vous souvenez-vous de l’édito du numéro de janvier ? J’y exprimais nos doutes et difficultés face au recrutement d’un nouveau rédacteur. Michel partant, nous n’avions personne pour lui succéder au 1er avril. La date prête à sourire, pour nous ce n’était que préoccupations.
Pourtant, j’ai eu la conviction de conclure l’édito en écrivant : « merci Seigneur » pour ce qui allait arriver, même si rien n’était engagé.
Vous le saviez déjà : oui, le Seigneur est hautement digne de confiance. Plus notre vie avec lui est longue et plus nous avons d’occasions de nous souvenir de sa présence dans les moments difficiles. Ce numéro sur la vieillesse en est une illustration.

DIEU MAÎTRISE

Tout aurait été tellement simple s’il avait suffi d’attendre les très claires indications d’en haut. Michel annonçant son départ inspiré par Dieu, Sylvie se serait proposée, inspirée par Dieu. Pas d’annonce à passer, pas besoin de chercher, quelles économies d’énergie !
L’histoire, comme l’Histoire, montre bien à quel point Dieu maîtrise, il ne sert à rien de s’inquiéter. À nous d’être responsables, de choisir, et si possible bien choisir… C’est ce que je comprends quand Paul Solomiac nous encourage à approfondir la question du rapport entre souveraineté de Dieu et libre choix (p.13).

RECONNAÎTRE SA VOIX

Finissons par une anecdote : empêtré dans un chantier de récupération d’eau de pluie à l’origine toute simple, j’ai été bloqué trois fois de suite au même endroit malgré trois tentatives de résolution différentes, fastidieuses, toutes mises en échec. Ni la physique, ni les notices, ni Internet, les coups de fil aux amis… n’apportaient de solution. Mon beau-père proposa diplomatiquement une solution par l’intermédiaire de sa fille, proposition que je me dépêchai de repousser : avait-il déjà installé un système de récupération d’eau ? Qu’en savait-il ?
Après 24 heures de réflexion et d’autres tests sans succès (même pires), j’essayai sans conviction ladite éventuelle solution qui fut d’emblée un succès…

OUI, DIEU NOUS PARLE, L’ÉCOUTONS-NOUS SEULEMENT ?

Bref, en ce printemps 2019 : Merci Seigneur ! Pour Michel, pour Sylvie, et pour mon beau-père !

Toujours à l’œuvre…

« Plantés dans la maison du Seigneur, ils (les justes)  fleurissent dans les cours du temple de notre Dieu ;  ils sont encore féconds à l’âge des cheveux blancs, ils sont pleins de sève et verdoyants pour dire que le Seigneur est droit. » (Ps 92.14-16a)

Il y a de l’espérance pour les personnes âgées : elles peuvent encore porter du fruit et être des témoins du Seigneur, leur service n’est pas achevé !

De quelle manière ces affirmations se vérifient-elles dans la Bible ? Quelques exemples…

Dans le grand âge, certaines personnes sont encore pleines de vigueur et capables de réalisations étonnantes. L’exemple le plus illustre est celui de Caleb qui, animé d’une foi agissante, assure à 85 ans être aussi robuste qu’à 40 ans et demande en héritage une région montagneuse, difficile à conquérir (Jos 14.6s).

Moïse conduit le peuple d’Israël et conserve toute sa vitalité jusqu’à sa mort, à l’âge de 120 ans (Dt 34.7). Après un investissement total en faveur du peuple, sa déception est grande de ne pas pouvoir entrer dans le pays promis (Dt 3.23s). Mais il accepte la décision de Dieu sans baisser les bras. Soucieux de l’avenir du peuple, il lui demande de désigner un nouveau conducteur (Nb 27.16) et s’applique à préparer la relève.

NOUVEAU DÉPART

David vit une expérience similaire lorsque son rêve de bâtir le temple s’écroule (2S 7). Refusant de céder à la résignation, il se dépense sans compter pour les préparatifs de la construction et pour assurer la succession.

Abraham et Sara, de même que Zacharie et Élisabeth, se laissent surprendre par le Seigneur à un âge avancé. Alors que tout espoir de devenir parents s’est évanoui, ils entrent dans un projet inattendu et acceptent le défi de donner naissance à un enfant. Sommes-nous ouverts pour les surprises de Dieu à tout âge ?

L’œuvre de Dieu dans la vie de Jacob est évidente. Tour à tour trompeur et trompé, Jacob se rapproche de Dieu, se laisse transformer et chemine vers la sérénité. À la fin de sa vie, il témoigne de la grande fidélité de Dieu à son égard depuis sa naissance (Gn 48.15) et prononce des bénédictions pour l’avenir de ses petits-enfants et de ses enfants. N’est-ce pas le plus bel héritage qui puisse être légué ?

NOUVEAU RÔLE

D’où la prière du croyant qui se voit diminuer : « Jusque dans la vieillesse aux cheveux blancs, ô Dieu, ne m’abandonne pas, afin que je dise ta  force à cette génération, ta puissance à ceux qui viendront. » (Ps 71.18)

Élisabeth, déjà âgée, joue un rôle de « grande sœur » pour la jeune Marie, encore toute surprise d’apprendre qu’elle donnera naissance au Messie. Elle la confirme dans sa mission, l’encourage et se réjouit avec elle.

Dans l’attente d’une intervention de la part de Dieu, Siméon et Anne cultivent tous deux une relation intime et paisible avec lui. À l’écoute du Saint-Esprit, ils sont là lorsque l’enfant Jésus est présenté au temple. Bouleversés par cette rencontre, ils témoignent à qui veut l’entendre qu’il est le Sauveur et l’espérance du monde. Il n’y a pas d’âge pour partager la bonne nouvelle de Jésus !

TRANSMISSION

À la fin de sa vie, soumis à une captivité sévère, Paul encourage Timothée à persévérer dans son service en lui faisant part de son propre vécu : plusieurs proches l’ont quitté, se sont détournés de la foi (2 Tm 1.15 ; 2.18 ; 4.10). Lors de sa comparution au tribunal, il doit constater : « tous m’ont abandonné ! » (4.16). Mais, libre de toute amertume, il poursuit : « Qu’il ne leur en soit pas tenu compte. C’est le Seigneur qui m’a assisté… Il me délivrera de toute œuvre mauvaise et me sauvera pour son royaume céleste. »

Une attitude de confiance paisible en Dieu au milieu des épreuves est une grande source d’encouragement pour ceux qui en sont les témoins.

Au moment de quitter cette terre, Paul n’énumère pas tout ce qu’il a réalisé pour Dieu, mais il exprime sa reconnaissance d’avoir combattu le bon combat, achevé la course et gardé la foi (4.7).

Que nous soyons encore actifs ou plutôt en retrait, sachons accueillir le plan de Dieu pour notre vie et laisser sa sève couler en nous, afin de porter du fruit pour sa gloire.

 

Permis de tuer pour les intelligences artificielles ?

« C’est pas moi, c’est le caillou ! » s’excuse l’enfant devant la vitre brisée… Situation anodine qui prête à sourire. Et pourtant. Quand un système de surveillance automatique de frontière ouvrira le feu et tuera des êtres humains, qui sera le responsable ? L’imprudent qui aura franchi les barrières ? La balle qui l’aura tué ? Le technicien qui aura allumé la machine ? L’ingénieur qui aura conçu le système ? L’informaticien qui aura écrit le programme ? Le politique qui aura décidé d’utiliser le dispositif ? La question n’est déjà plus théorique…

DES ARMES AUTONOMES

Depuis plus de dix ans, des dispositifs de surveillance automatiques sont utilisés, par exemple à la frontière coréenne. Ils demandent encore l’autorisation d’humains pour tirer, mais disposent d’un mode automatique et pourraient donc s’en passer. On parle alors de « système d’armes létales autonomes » ou plus explicitement de « robots tueurs autonomes ». Ce domaine de recherche en intelligence artificielle est au cœur des préoccupations des fabricants d’armes (voir encadré 1), posant de graves questions éthiques (encadré 2) et techniques (encadré 3). Cependant, la peur de freiner le développement économique lié à l’intelligence artificielle fait fermer les yeux sur le danger de ses applications militaires. Mars et Mammon font toujours bon ménage.

SURSAUT NÉCESSAIRE

Face à ce danger, un sursaut de conscience collective est nécessaire. Ainsi dès 2015, près de 20 000 spécialistes en intelligence artificielle ou personnes se sentant concernées, comme le physicien Stephen Hawking ou le cofondateur d’Apple Steve Wozniak, ont demandé l’arrêt des recherches sur les systèmes autonomes capables de tuer. Plus récemment, emboîtant le pas à un groupe d’experts de l’ONU, l’Union Européenne a adopté le 12 septembre 2018 une résolution demandant l’interdiction des systèmes d’armes létales autonomes. Elle demande notamment aux différents pays d’Europe de travailler au lancement de négociations internationales, afin d’obtenir un accord contraignant pour les interdire. Cela ne pourra avoir lieu que si les populations soutiennent cette action. Rien n’empêche d’en parler à nos députés !

RÉSISTER À LA COURSE À L’ABÎME

Face à cette volonté de non-armement, l’argument essentiel des défenseurs de robots tueurs est très simple : si d’autres pays le font (Chine, Russie, USA), alors il faut les imiter pour survivre. Un nouveau type de course à l’armement, en somme. Espérons que l’humanité aura le courage de résister à cette tentation. Espérons que les Églises sauront jouer leur rôle et s’élever contre une nouvelle course à l’abîme.

Le prophète Amos mettait déjà en garde (6.3) : « Vous cherchez à reculer le jour du malheur, en réalité, vous rapprochez le règne de la violence. »

 

1. INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET FABRICANTS D’ARMES

Salon Eurosatory, Paris, juin 2018, le plus important salon d’armement d’Europe. Le « meilleur » endroit pour savoir quelles seront les armes de demain… Une conférence par jour était consacrée à l’intelligence artificielle et à ses applications, notamment militaires, mais d’autres réunions ont évoqué, par exemple, « l’emploi des systèmes automatisés », les « robots sentinelles » ou la « guerre par procuration » (confiée à des machines). En 2020, le thème sera sans aucun doute encore à l’honneur : la page d’accueil du site de l’événement montre un petit robot humanoïde en treillis… tout un programme.

Plus clairement encore, l’entreprise Kalachnikov a annoncé l’utilisation d’une technologie d’apprentissage automatique pour permettre à un module de combat « d’identifier des cibles, de s’améliorer par l’expérience et de décider par lui-même des tirs à effectuer »… (SR)

2. QUESTIONS ÉTHIQUES

Peut-on donner à une machine le droit de décider d’ôter la vie ? Qui sera responsable si une machine perpétue des crimes de guerre ? Une intelligence artificielle n’est pas en mesure de respecter les « lois de la guerre ». Il n’est pas possible de dire à un robot : voici les règles à appliquer. Enfin, si une machine devenait capable d’appliquer des lois morales, aurions-nous encore le droit d’en faire notre esclave ? (SR)

3. QUESTIONS TECHNIQUES

Les robots tueurs autonomes utilisent des algorithmes de décisions (=qui aident à la décision). Or, ces algorithmes peuvent se révéler faillibles. Comment éviter un bug qui conduirait un robot à s’attaquer à tout être humain ? Plus grave, ces systèmes pourraient être la cible de piratage informatique. Enfin, les systèmes tueurs utilisent des technologies assez largement diffusées et des logiciels qui, mis au point, seraient faciles à dupliquer. Ce qui ouvre un vaste champ d’application à des personnes mal intentionnées… (SR)

G comme Grâce

La grâce désigne l’amour de Dieu, manifesté dans le don de son Fils Jésus-Christ. Ce mot évoque la découverte émerveillée des premiers chrétiens : en Jésus, Dieu nous tend la main pour nous offrir gratuitement son salut. « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi ; vous n’y êtes pour rien, c’est le don de  Dieu. » (Ep 2.8)

La Réforme protestante a insisté sur le caractère inconditionnel de cette faveur de Dieu qu’il suffit d’accueillir par la foi. Pour sauvegarder absolument l’initiative divine, Jean Calvin (1509-1564) parlait d’un « dessein éternel de Dieu » par lequel certains seraient prédestinés au salut. Pourtant, la grâce désigne l’intervention miséricordieuse de Dieu dans l’Histoire, en faveur de chaque être humain, de tout l’être humain et de tous les êtres humains.

GRÂCE ORIGINELLE

L’anabaptisme évoquait une « grâce originelle », créatrice dans la Genèse, toujours à l’œuvre dans la re-création de l’homme pécheur. Puissance transformatrice, elle permet au croyant de résister au péché, de retrouver ses « facultés perdues » (Balthasar Hubmaier, 1480/85-1528). Pilgram Marpeck (v. 1495-1556) voyait dans la grâce la restauration de la nature originelle de l’être humain. Être disciple de Jésus, c’est « marcher dans la grâce ». De sa prison, l’anabaptiste Leonhard Schiemer écrivait en 1527 : « Quand l’Esprit du Christ vient en moi… je suis désormais sous la grâce ». La grâce permet de devenir un avec le Christ, dans la vie comme dans la mort : « Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est Christ qui vit en moi. » (Ga 2.20)

GRÂCE TOTALE

Menno Simons (v. 1496-1561) prêchait une grâce totale, de la création au salut, englobant tous les aspects de l’existence. La rédemption acquise en Christ précède notre capacité à l’accepter. Elle concerne les petits enfants, qui n’ont donc nullement besoin d’être baptisés. Elle attend la réponse joyeuse de la foi de ceux qui voudront renaître pour une vie nouvelle et marcher dans la résurrection. À eux, Christ accorde, « par pure grâce, de devenir participants de sa justice, de ses mérites, de sa croix, de son sang et de sa mort cruelle, oui, de toute sa vie, de son amour et de son Esprit, car ils sont un seul corps et un seul esprit avec lui ». Dieu est amour depuis toujours. Mais c’est la signification actuelle de cet amour qui intéressait les anabaptistes. La grâce agit dans la vie des disciples de son Fils. Vivant avec le Christ, ils ressusciteront aussi avec lui.

« ELLE S’EST MANIFESTÉE, LA GRÂCE DE DIEU, SOURCE DE SALUT POUR TOUS LES HOMMES. » TITE 2.11

Liberté en Christ : comment la gères-tu ?

La liberté n’est pas synonyme d’indépendance ou d’absence de limites. Nous sommes tous soumis à un cadre, avec ou sans Dieu. En France, nous sommes libres. Notre liberté est encadrée par tous les droits et devoirs que notre pays a mis en place (code civil, Droits de l’Homme). C’est dans ce cadre que nous pouvons vivre pleinement notre liberté. De même, spirituellement, nous sommes toujours dépendants d’une loi, mais la question est : « Qui va énoncer les règles ? ». La loi du péché ou la loi de l’Esprit, c’est-à-dire de Dieu ? L’une te conduit à la mort, l’autre à la vie.

En Jésus, nous sommes réellement et pleinement libres (Jn 8.36). Nous sommes libres de la loi du péché et de la mort (Rm 8.9). En nous rendant libres, Jésus nous a donné la vie et nous sommes appelés « enfants de Dieu ». Notre relation avec Dieu est devenue une authentique relation d’amour vrai.

Pour nous aider à faire bon usage de notre liberté en Christ, voici trois questions que nous pouvons nous poser.

I. « Mes paroles et mes actes me rendent-ils esclave de quelque chose ou de quelqu’un ? »

« Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais moi, je ne permettrai à rien d’avoir autorité sur moi. » (1 Co 6.12)

Jésus nous a libérés du péché afin que nous lui appartenions et que nous vivions libres. Ce n’est pas pour retourner en arrière et nous remettre sous l’esclavage du péché (Ga 5.1). Pensant que le cadre que Dieu a imposé nous empêche d’avoir une vie meilleure, nous avons tendance à revenir en arrière, c’est-à-dire à une vie « autonome » et sans Dieu. N’oublions pas que Dieu est le créateur, qu’il nous connaît mieux que nous-mêmes et qu’il sait ce dont nous avons besoin pour être heureux.

Jésus dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque commet le péché est esclave du péché. » (Jn 8.34). Malheureusement, bien souvent, nous pensons être libres tout en vivant esclaves car nous persistons dans le péché. Notre passé non réglé, le manque de pardon ou les dépendances (nourriture, travail, loisir, drogue, alcool, sexe, relations, …) peuvent à tout moment ressurgir et nous faire revenir dans l’esclavage du péché. Cependant, par son Esprit, Jésus nous aide à tenir fermes face aux tentations, à nous maîtriser, à pardonner et à régler les choses du passé. Que Dieu nous révèle si nous sommes esclaves de quelque chose ou de quelqu’un !

II. « Mes paroles et mes actes me font-ils grandir dans la foi ou sont-ils des occasions de chute ? »

« Oui, tout m’est permis, mais tout n’est pas bon pour nous. Tout est permis mais tout n’aide pas à grandir dans la foi. » (1 Co 10.23) Notre liberté nous amène à vivre autrement, pour Dieu et avec Dieu. Elle nous amène à grandir dans la foi. Plus nous grandissons et connaissons Dieu, plus nous pouvons vivre pleinement notre liberté, comme Dieu le veut.

Mais notre liberté ne nous concerne pas nous seulement. Elle nous pousse à regarder l’intérêt de l’autre (1 Co 10.24). Si au nom de la liberté, je suis une occasion de chute par mes paroles ou mes actes, alors je suis dans l’erreur. Notre liberté nous amène à avancer ensemble pleinement vers Christ et à vivre notre identité en Christ jusqu’au bout.

III. « Mes paroles et mes actes glorifient-ils Dieu ou le méprisent-ils ? »

« … bref, quoi que ce soit que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. » (1 Co 10.31) Cette dernière question montre que la liberté nous est donnée par Dieu et que nous ne vivons plus pour nous-mêmes mais pour Dieu. Toute la gloire lui revient. Nous sommes appelés à le glorifier par nos paroles, nos actes, notre corps et notre amour véritable pour notre prochain et pour Dieu.

Finalement …

Jésus nous rend libres du péché et du pouvoir de Satan. Nous pouvons désormais vivre pleinement notre liberté en Christ, sans retourner dans l’esclavage de quoi que ce soit, tout en grandissant dans la foi et avec notre prochain, pour la gloire de Dieu. Pour cela, Dieu nous a donné son Esprit et sa Parole.

 

 

Prédication du 14 avril 2019 | Fritz G. | Matthieu 21 « Dimanche des Rameaux »

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Prédication du 7 avril 2019 | Eric B. | Habacuc 1.2-4 | « Dans l’attente d’une réponse à ma prière… »