Prédication du 22 décembre 2019 | Michaël H. | Esaïe 9.1-7 | « Eclairé par Sa lumière, je traverse confiant les ténèbres »

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Connaître les Évangéliques de la FPF

Un colloque organisé par la Fédération Protestante de France sur le thème « Les évangéliques de
la FPF, vers un nouvel élan ! » a eu lieu le 30 novembre 2019 à Paris. 200 personnes ont participé
à ce colloque qui avait pour but de faire découvrir la diversité des Églises et œuvres évangéliques
de la FPF, leur histoire et leurs engagements actuels.

Le soir, 450 personnes ont assisté à la conférence « Convictions et engagements d’un homme dans les détresses
de l’humanité », donnée par le Dr Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018.

Les vidéos des différentes interventions, ainsi que des articles et ressources en lien
avec le thème sont à consulter sur le site de la FPF.

La fête de Noël à Toul, les coulisses

Quelques mois avant son traditionnel spectacle de Noël, l’Église Évangélique Mennonite de Toul prend le rythme soutenu des préparatifs. Chaque dimanche, les moniteurs ainsi que nos chers enfants prennent leurs rôles dans le spectacle. Nos jeunes, âgés de 5 à 15 ans, trouvent facilement leurs places, et régulièrement les plus grands viennent au service des plus petits.

Cette année, quatre ateliers sont proposés : décoration, costumes, chorale et saynète.

Nous nous retrouvons avant les prises de poste, pour faire le point sur ce qui a été réalisé la semaine précédente.

MAIS QUE SE PASSE-T-IL DANS LES COULISSES ?

Noël 2017 : conte des trois arbres. Crédit photo: Lionnel Santini

À la décoration, les petites mains s’activent pour créer toutes les parties du décor avec soin et fierté : elles savent que le décor est essentiel pour donner vie à la représentation. Les jeunes couturières doivent apprendre rapidement à créer et confectionner les costumes. On mesure, on coupe, on coud et c’est l’heure des essayages ! Nos plus jeunes sont ravis de pouvoir y participer et s’émerveillent en voyant le travail accompli. Nous utilisons pour la décoration et les costumes principalement des produits réutilisés ou recyclés et nous les gardons précieusement pour les années futures si besoin.

Poursuivons par la préparation de notre saynète. Les rôles sont distribués minutieusement par notre scénariste. Il aide chacun à mettre le ton et la gestuelle, une certaine rigueur est attendue ! Les acteurs répètent pendant le culte durant 1 h 30, mais ils ont aussi pour mission d’apprendre leurs textes par cœur à la maison. Ils ne sont pas ménagés.

AVEC LES DONS DE CHACUN

Vient le tour de la chorale intergénérationnelle qui entrecoupera le spectacle. Elle est constituée d’un chef de chœur et d’environ 15 membres qui chantent deux voix : alto et soprano. Les choristes se retrouvent avant le culte, ou les dimanches après-midi pour un moment plus détendu, fou rire et bonne humeur sont au rendez-vous. Visiblement les plus dissipés ne sont pas toujours les plus jeunes…

Pendant les préparatifs de cette fête, nous voulons apprendre à nos enfants comment offrir une louange qui parle de la naissance de notre Sauveur, avec les dons de chacun et peu de moyens. Un spectacle que nous espérons à la hauteur de notre amour pour le Christ et que nous serions ravis de vous présenter si vous faites un détour dans notre belle ville de Toul pendant la période de Noël !

Être ou ne pas être…jeune

Dans notre pays de France, tout le monde est autorisé (et d’ailleurs ne s’en prive pas : nous sommes même champions en la matière) à manifester contre tout et aussi le contraire de tout. Récemment, on a pu voir la prime jeunesse se mobiliser à la fois pour le climat – ce climat dont les adultes se sont si bien occupés qu’il est complètement détraqué –, les économies d’énergie et le bien-être animal. Que trouver à redire à cela ? Ces manifestations ne sont-elles pas une preuve tangible de la maturité de la jeunesse actuelle et aussi que notre société est en train de changer ?

ENGAGEMENTS

Crédit photo : Pauline Laroy

À la maison, j’en mesure déjà les conséquences : mon épouse, en femme avisée, me reproche régulièrement, et même plus, de laisser par négligence les lumières allumées. En retour, je n’oublie jamais de souligner son usage abusif de l’eau du robinet. Quant à mes petits-enfants, ils ne sont pas en reste : surveillant le contenu des poubelles, ils me reprennent si le plastique y est mélangé au papier et aussi si mon brossage de dents nécessite une quantité d’eau trop importante.

L’autre jour Émile m’a demandé, suspicieux, si le pavé de saumon que je lui servais était bien labellisé bio et surtout s’il provenait d’une espèce non protégée. Un autre de mes petits-fils, futur bachelier, s’est converti au végétarisme. Heureusement, son engagement reste modéré. Il n’est pas encore prêt à aller frotter les oreilles du boucher du coin ni à rejoindre la ferme des mille vaches pour y libérer les animaux qu’on y confine. Si cela arrivait, que pourrais-je alors lui reprocher ?

JUGEMENT

En 1958, je suis descendu dans la rue pour protester contre la guerre d’Algérie, ce qui était pertinent, mais surtout contre le retour aux affaires du Général (décrit alors comme dictateur en puissance), ce qui l’était moins. Était-ce conforme à la « menno attitude » ? Certainement pas ! Attendu que la hiérarchie de l’époque n’en a rien su, personne ne m’a demandé de comptes.

Auditionnant régulièrement la voix des ondes, j’ai été surpris d’entendre un philosophe de renom, pourtant ancien soixante-huitard, mais certainement recyclé, dire pis que pendre de la suédoise Greta Thunberg, la traitant entre autres de « jeune Cyborg (chimère mi-robot mi-humaine), entièrement manipulée ». J’ai entendu aussi d’autres personnes reprendre la même antienne, recommandant à la jeunesse de s’occuper de ses études, le reste, ils s’en chargeaient. Cela m’incite à rappeler cette phrase du Seigneur :

« Si quelqu’un était une occasion de chute pour un de ces petits, il serait avantageux pour lui qu’on suspende à son cou une meule de moulin et qu’on le noie au fond de la mer. » (Matthieu 18.16)

L’expérience Mosaïc Orchestra

J’apprécie de venir à Mosaïc Orchestra ! C’est le lieu de nombreux possibles : possibilité de se remettre à un instrument après des années de sommeil musical pour dépoussiérer son oreille… Possibilité de partager l’expérience intense des douces mélodies qui donnent la chair de poule ! Et des vibrations profondes qui nous ancrent dans la terre et nous prennent jusqu’aux tripes ! C’est le lieu des rencontres, de la richesse d’échanger et d’apprendre aux côtés de musiciens professionnels et expérimentés auprès desquels on se sent meilleur ! C’est le lieu de la solidarité où l’harmonie et la justesse sont le souci de tous.

EN PLEIN ACCORD

Le Mosaïc Orchestra. Crédit photo: Porte Ouverte Mulhouse

J’apprécie de faire partie de cet ensemble : l’accent est mis sur l’unité, la cohésion de l’orchestre en tant que communauté assemblée. Car, comme pour l’Église (Jean 10.16), notre histoire s’inscrit au singulier. Un Orchestre. Une Église.

J’apprécie de fréquenter l’Orchestre. Il me permet d’entrevoir cette parole de bénédiction adressée aux Romains : « Que Dieu, source de toute patience et de tout réconfort, vous donne de vivre en plein accord les uns avec les autres, conformément à l’enseignement de Jésus-Christ. » (Rm 15.5)

RICHE DE NOS DIFFÉRENCES

Nous avons besoin des autres. Un plein accord, s’il n’a qu’une seule note, est bien monocorde. Afin qu’il résonne et remplisse l’espace sonore, il se doit de s’enrichir de différentes notes. Elles apportent les modulations qui laissent entrevoir la beauté de l’harmonie, mais aussi, parfois, des dissonances qui se frôlent et des frictions qui assaisonnent les partitions. Cette passion à rechercher la communion et à œuvrer pour l’unité était l’un des buts de l’Église du premier siècle. L’auteur de la lettre aux Hébreux rend les choses presque trop claires : « Veillons les uns sur les autres pour nous inciter à l’amour et à de belles œuvres. N’abandonnons pas notre assemblée (…), mais encourageons-nous mutuellement. » (Hb 10.24-25). En communauté, en Église, il m’est donné l’occasion d’inciter et d’être incité, d’encourager et d’être encouragé, d’aimer et d’être aimé.

Parce que notre but ultime, c’est d’être à l’image de Celui que nous suivons, afin qu’« ainsi, d’un même cœur et d’une seule voix, (nous célébrions) la gloire du Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ ». (Rm 15.6)

 

Une année de volontariat à l’étranger : une expérience inoubliable

Bonjour, je m’appelle Simon et je rentre d’une année passée au Canada en tant que volontaire. Je viens de l’Église mennonite de la Prairie à Montbéliard et j’ai découvert ce programme de mission grâce à l’association « Joie et Vie ».

Je suis donc parti un an à Lethbridge, au sud de l’Alberta dans l’ouest canadien, anglophone.

Lethbridge, qui compte environ 95 000 habitants, fait partie des villes les plus dangereuses du pays.

L’usage de drogue y est très répandu et ces dernières années, le nombre d’overdoses a fortement augmenté en raison de la consommation de drogues de plus en plus dures.

Pour essayer de prévenir ces overdoses, la ville a construit, il y a un an, un centre d’injection. Les toxicomanes peuvent venir consommer leurs drogues dans un lieu sécurisé.

Cette nouvelle offre de prise en charge a contribué à une arrivée massive de drogués dans la ville. Ils vivent dans les rues de Lethbridge pour consommer de la drogue sans avoir de problèmes avec les autorités. De nombreux dealers sont également présents pour répondre à une demande croissante de drogue.

Quand je te parle de ces drogues, je ne parle pas de cannabis mais plutôt de cocaïne, d’héroïne, de fentanyl et de carfentanyl.

Pour te donner une idée, le carfentanyl, qui est la drogue la plus répandue dans les rues de Lethbridge, est 100 fois plus intense que le fentanyl et 10 000 fois plus intense que la morphine.

Mais pourquoi je te raconte tout ça ?

Parce que j’ai travaillé avec ces personnes, les drogués, les sans-abris, les prostituées, etc.

En tant que volontaire, j’ai servi dans l’association chrétienne « Street Alive Mission » qui se situe au cœur de la ville.

Cette association a pour but de venir en aide et donner espoir à ces populations.

Une journée de travail type

Le matin, gérer le stock et la distribution d’habits et de matériel de maison pour les personnes dans le besoin.

Tout ce qui est distribué provient des dons des citoyens de Lethbridge.

L’après-midi, plusieurs options

Activité bancaire : Le gouvernement canadien accorde une aide financière mensuelle aux démunis, et l’association offre à cette population une aide à la gestion de ces finances de façon individualisée pour être au plus près de leurs besoins.

Activité cuisine : Préparer des sandwiches pour la distribution alimentaire du lendemain.

Activité rencontre : Aller au contact des sans-abris dans les rues avec un van pour une distribution de boissons chaudes, nourriture, gants et autres articles permettant d’affronter le climat parfois rude (des températures de -40°C sont fréquentes en hiver) et tenter de leur apporter un peu de réconfort sur leur lieu de vie.

Le soir, un repas chaud est préparé par des équipes de volontaires venant des Églises de toute la ville et d’autres associations, et servi dans la salle de culte de « Street Alive ».

Ce qui m’a le plus marqué c’est de voir autant de personnes sans espoir, sans famille, se noyer dans l’alcool et la drogue pour essayer de combler leurs besoins et se sentir mieux…

Alors tu te demandes pourquoi j’ai fait ça ?

J’étais en BTS en mécanique agricole avant de partir et je ne me voyais pas continuer dans ce domaine. Je ne savais pas quoi faire et j’ai décidé tout simplement de me laisser guider par Dieu.

Je suis parti sans beaucoup d’anglais en poche et sans rien connaître de ce type de travail. Une fois là-bas, Dieu ne m’a vraiment pas déçu, je t’assure, j’ai vécu des moments de fou. Il m’a permis de découvrir la voie dans laquelle je veux maintenant travailler. Ces rencontres et discussions avec des personnes sans logement, sans argent m’ont permis de partager ma foi.

Sans compter un dépaysement total, une nature grandiose et des amitiés précieuses. Quel privilège ! Ce temps, loin de ma famille et de mon univers habituel, m’a permis de mieux savoir qui j’étais réellement. Je suis très reconnaissant envers Dieu pour tout ce que j’ai vécu pendant cette année.

Ce que je retiens de cette expérience, c’est de toujours faire confiance à Dieu, car même si nous ne voyons pas toujours la route à prendre, Lui la connaît et sait le plan merveilleux qui se cache derrière un détour.

Quelques encouragements pour t’engager dans un ministère quelconque ?

Même si ton appel demeure flou, il y a des signes ou des événements qui peuvent te guider dans ton choix. Le choix d’une vocation ne vient pas d’un seul coup (ou du moins rarement). Il faut laisser la grâce de Dieu t’habiter et grandir en toi. Suis toutes les formations que tu peux et surtout, dépose ton projet dans la prière, pour te poser humblement, en vérité, à l’écoute de Dieu, de toi-même et des autres… Dieu prépare le terrain depuis fort longtemps, fais-lui confiance !

Au commencement,Dieu

«Dieu considéra tout ce qu’il avait créé : c’était très bon. il y eu un soir, il y eut un matin : ce fut le sixième jour. » Genèse 1 . 3 1

Alors que nous sommes à la fois dans un commencement (une nouvelle année), et dans la poursuite de quelque chose qui est déjà (la routine et sa course après le temps), arrêtons-nous. Posons-nous juste un peu, mais bien.

Ce n’est pas facile de se poser. Le travail et le bénévolat l’empêchent bien souvent. Alors quand on se pose, spirituellement et/ou physiquement, le support est essentiel. Vous avez choisi Christ Seul, je ne peux que vous
féliciter pour ce choix !

Plus sérieusement, quand on se « pause » pour réfléchir en début d’année, on peut se demander à quoi 2020 va ressembler. 2020 sera-telle une bonne année ? Ce numéro vous propose de voir de quoi l’année 2019 a été faite. Et voir de quoi le passé a été fait aide à faire confiance à Celui qui fait tout « très bon ».

Je veux contempler la parution de ce premier numéro de l’année comme un exaucement, un petit miracle. Je veux contempler ce qu’il contient comme le miroir qui reflète la beauté de l’Église, l’épouse que Jésus s’est choisie, à grand prix. Et pourtant, trop souvent, je vois d’abord ses défauts.

Dieu fait toute chose belle en son temps.  « Il a implanté au tréfonds de l’être humain le sens de l’éternité, sans toutefois que l’homme puisse appréhender l’oeuvre que Dieu accomplit du commencement à la fin.» Ecclésiaste 3 . 1 1

Cette année, le numéro « patchwork » regroupe les contributions des assemblées et oeuvres sans qu’il y ait de thème imposé. Cela donne une idée, un reflet, de la vie des Églises, de ce que chacune est prête à partager. Joie et tristesse, projets et questionnements alternent au fil des pages : autant de situations à présenter au Seigneur.

Alors contemplez et priez, ou… priez et contemplez.

Il y a un article pour chaque jour de janvier, et même davantage, alors pourquoi ne pas utiliser ce numéro de Christ Seul comme calendrier de prière ?

Bonne année 2020, qu’elle soit… une belle année de prière !

BIOETHIQUE et début de vie : Ce livre … pas comme les autres !

BIOETHIQUE et début de vie : Témoignages commentés

(Les auteurs : Luc Olekhnovitch – John Wyatt, ainsi que plusieurs témoins)

Ce livre a été écrit pour « entendre » le vécu de plusieurs couples chrétiens, confrontés à ces problématiques de bioéthique dans la vie réelle.

L’attente d’une naissance, amène toutes sortes de questions. Parfois la réalité rattrape nos craintes et « ce qui n’arrive qu’aux autres » débarque dans notre vie. On n’a alors plus la possibilité d’esquiver les questions et il faut se positionner, prendre des décisions, et finalement répondre…

Des commentaires de spécialistes (médecin / éthicien) font échos à ces situations réelles et évitent ainsi un discours général théorique et abstrait sur ces sujets d’actualité, qui promettent de faire encore débat pendant les années à venir.

En effet, la législation en France et ailleurs est remise en question et des groupes de pensée, voir parfois des groupes de pression, orientent des prises de position qui influencent notre société et les politiques.

Pour y voir plus clair sur le fond du sujet, laissez-vous embarquer dans des parcours de vie, chacun particuliers et écouter l’apport de spécialistes souvent peu entendus dans le débat.

Un livre très utile pour comprendre ce thème et alimenter vos prochaines discussions sur ces sujets « chauds ».

Pour en savoir plus : détails ici !

Prédication du 8 décembre 2019 | Denis K. | Luc 1.5-38 | « Coire encore en l’impossible ? »

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Prédication du 1er décembre 2019 | Bertrand R. | Ephésiens 2.11-13 et Romains 5.1-5 | « L’espérance qui ne trompe pas »

 

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