Prédication du 26 janvier 2020 | Bertrand R. | Marc 2.1-12 | « Jésus-Christ, notre espoir » (Dimanche de la fraternité mondiale)

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Prédication du 19 janvier 2020 | Fritz G. | Romains 1.18-24 | « La création : chemin vers Dieu ou vers l’idolatrie ? »

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Jésus : ami ou Seigneur ?

Qui est vraiment Jésus pour nous ? Notre ami ou notre Seigneur ? Quelle sorte de relation devons-nous avoir avec lui ? Quel doit être notre regard sur Jésus, en accord avec sa parole ? Voici une piste de réflexion qui peut éclairer notre façon de voir notre relation avec notre Sauveur.

QUE NOUS DIT JÉSUS

Nous chantons « Quel ami fidèle et tendre, nous avons en Jésus-Christ » ou ce chant d’un album pour enfants « Jésus-Christ est mon ami, je le loue chaque jour ». Peut-être même que nous avons présenté le message de l’Évangile en faisant comprendre que Jésus est un ami, car Jésus est proche de nous, nous pouvons compter sur lui comme sur un ami.

D’ailleurs Jésus ne dit-il pas : « Je vous appelle mes amis » (Jean 15.15) ?

UNE RELATION DE DÉPENDANCE

Photo : pexels.com

J’aimerais partir de ce texte, souvent cité, pour aller plus loin dans la réflexion : Jésus est bien plus que mon ami.

Qu’est-ce que Jésus nous dit ici ? Il ne nous dit pas qu’il est notre ami, mais que c’est lui qui nous a appelés ses amis. Nous ne trouvons pas dans le Nouveau Testament une phrase déclarant que Jésus est notre ami.

Ce qui est important, c’est le contexte dans lequel Jésus dit cette parole « vous êtes mes amis ». Jésus parle de la relation entre lui et ses disciples, et des disciples entre eux. C’est en Jean 15.1-17.

Tout d’abord (verset 1), Jésus dit qu’il est la vraie vigne. Puis il nous rappelle que ses disciples sont les sarments, c’est-à-dire les branches de cette vigne (verset 5). Jésus, en utilisant cette image, veut nous montrer la relation qu’il y a entre le disciple et Jésus : c’est une relation de dépendance entre le sarment et le pied de vigne. Jésus demande à son disciple d’être attaché à lui, c’est-à-dire de garder un lien, une relation avec lui.

Nous pourrions penser que ce que Jésus dit ici correspond bien à une relation d’amitié. Si je suis ami avec quelqu’un, il faut que je garde un lien, que j’entretienne une relation avec lui, par différents moyens (en le voyant, en le contactant,…). Si mon ami ne le fait pas, ou si moi-même je ne le fais pas, je peux me questionner sur le lien d’amitié.

Pourtant Jésus va plus loin : « Sans moi vous ne pouvez rien faire. » Jésus nous exhorte à être dépendants de lui. Et il nous le demande pour une raison bien précise : que nous restions attachés à lui et que nous portions du fruit (c’est le but des branches de la vigne), de peur d’être coupés (versets 4, 6). Est-ce que nous oserions demander à nos amis d’être dépendants de nous ? L’amitié, par principe, fonctionne par la présence de personnes indépendantes qui choisissent d’entretenir ce lien. Si l’un perd son indépendance, il n’est plus question d’amitié.

UNE RELATION D’OBÉISSANCE

Dans la suite du texte (verset 10), Jésus nous explique quel est le lien qui unit le disciple à Jésus-Christ. Il s’agit d’un lien d’obéissance : « Si vous obéissez à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour.» Nous sommes incités à obéir aux commandements de Jésus, à demeurer dans ses paroles (v.7). Nous ne pouvons pas demander à nos amis de nous obéir. Tout au plus pouvons-nous leur donner des conseils, qu’ils ne sont pas obligés d’écouter, et cela ne changerait en rien notre amitié. Si nous disons que Jésus est notre ami, il est plus difficile de penser que nous pourrions lui donner le moindre conseil !

Au verset 12, Jésus nous donne son commandement : les disciples doivent s’aimer les uns les autres, comme lui nous a aimés. Et il ajoute (verset 14) : « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. »

Arrivés à ce point nous avons un paradoxe à résoudre : nous sommes amis de Jésus, mais Jésus n’est pas notre ami. L’amitié ne doit pas se traduire par l’obéissance, mais notre amitié envers Jésus doit se manifester par notre obéissance. Jésus résout ce paradoxe au verset 14 : « Je ne vous appelle plus serviteurs, parce qu’un serviteur n’est pas mis au courant des affaires de son maître. Je vous appelle mes amis, parce que je vous ai fait part de tout ce que j’ai appris de mon Père. » Les serviteurs devaient à leur maître une obéissance aveugle. Le disciple sait qu’il doit obéir à son maître et pourquoi. Jésus nous révèle ce qu’il attend de nous et nous sommes appelés à y obéir librement.

QUI EST VRAIMENT JÉSUS POUR NOUS ?

Pourquoi Jésus n’est pas notre ami ? Tout simplement parce qu’il est le Seigneur. Nous ne pouvons pas nous comporter avec Jésus comme nous nous comportons avec un ami. Parce que Jésus est Seigneur, notre vie doit être en conformité avec ses exigences. Comment passer de Jésus-ami à Jésus-Seigneur ? Je vous invite à lire, méditer et vivre les exigences de notre Seigneur : le sermon sur la montagne (Mt 5-7).

JÉRÉMIE MANSION

Photo : pexels.com

Les anabaptistes face aux écrits de Paul

Historiquement, à la différence de Luther qui a redécouvert l’épître aux Romains, les anabaptistes ont mis l’accent sur les évangiles. Aujourd’hui encore, c’est une des spécificités des mennonites par rapport aux autres évangéliques, qui recherchent davantage dans les épîtres de Paul des orientations pour leurs Églises. La théologie anabaptiste-mennonite rejetterait-elle les écrits du grand apôtre ?

Commençons par le dire clairement : pas plus les anabaptistes au 16e siècle que les mennonites aujourd’hui n’ont rejeté ou ne rejettent l’apôtre Paul et ses épîtres ! Par contre, il est vrai qu’ils questionnent une certaine lecture de ses écrits, qui de leur point de vue n’intègre pas ou ne fait pas suffisamment le lien avec le principe de la Nachfolge Christi ou « suivance du Christ ». Essayons de comprendre, en partant d’une perspective historique.

LA REDÉCOUVERTE DE LUTHER

Luther, lorsqu’il redécouvre en 1512-1513 le message de Paul en Romains 1.16-17, fait l’expérience d’une profonde libération. Angoissé qu’il était jusque-là par la crainte qu’il ne pourrait jamais « en faire assez » pour satisfaire à la colère d’un Dieu présenté comme juge bien plus que comme Père, il trouve l’apaisement dans l’affirmation de l’apôtre « Le juste vivra par la foi ».

Pour le réformateur allemand, à la lumière de cette lecture, la justice de Dieu n’est plus celle d’un Dieu qui juge et punit quiconque ne satisfait pas à ses exigences, mais une justice donnée, accordée gratuitement, dont Dieu revêt. Cette justification est l’œuvre exclusive de Dieu, elle consiste en ce qu’il n’impute pas à l’homme son péché mais la justice du Christ qui le sauve. Le contact avec Dieu transforme ensuite le croyant, progressivement, mais – et c’est là que pointe la critique anabaptiste – la force qui pousse l’homme et l’oblige à faire la volonté divine reste étrangère à sa nature. En d’autres termes, le chrétien est, effectivement, par pure grâce, déclaré juste, mais sa nature n’est pas véritablement transformée par cette grâce. Il reste, bien que justifié, pécheur (le sens du simul justus et peccator).

LA CRITIQUE ANABAPTISTE

Photo : Priscilla du Preez

Les anabaptistes ne rejettent pas fondamentalement cette approche et ce vocabulaire, tiré des écrits pauliniens. Mais ils en critiquent la portée donnée, insuffisante à leurs yeux pour fonder une vie de disciple véritable, à la suite de Jésus. Au 16e siècle, ils dénoncent la manière dont certaines personnes profitent de l’enseignement luthérien du sola gratia (la grâce seule) pour ne plus faire aucun effort en vue de pratiquer le bien.

C’est pourquoi ils ont, au lieu d’insister sur la justification, plutôt mis l’accent sur la nouvelle naissance et sur les conséquences obligées de cette dernière : l’obéissance aux commandements de Jésus et la marche à la suite du Maître, comme celui-ci y invite, particulièrement dans les évangiles. Par la nouvelle naissance, l’homme n’est pas seulement « justifié extérieurement », sans que sa nature ne soit touchée, mais aussi profondément transformé, régénéré, rendu à nouveau capable d’obéir aux commandements du Christ. Ses capacités ayant été restaurées, sa responsabilité en matière de comportement et d’éthique est engagée.

Ainsi, ce n’est pas tant sur le principe en tant que tel de la justification comme unique moyen de salut que les anabaptistes se sont opposés à Luther, que sur la portée et l’impact de cette justification sur la nature humaine. Pour eux, dans le contexte et les polémiques de leur temps, la lecture luthérienne des écrits de Paul devait absolument être complétée par une intégration des enseignements de Jésus tels que les rapportent les évangiles.

ET AUJOURD’HUI ?

Il serait présomptueux d’insinuer que le débat se pose aujourd’hui dans les mêmes termes et dans les mêmes rapports qu’au 16e siècle. Les mennonites ne sont de loin pas les seuls à s’appuyer sur les évangiles. Comme tous les chrétiens, ils se réfèrent aussi aux écrits de Paul, mais rappellent que ces derniers doivent être lus à la lumière des enseignements du Christ. Parce que le risque existe, rappellent-ils, de réduire la foi à un croire qui ne se concrétiserait pas dans un engagement et une obéissance de disciple de Jésus. Pour en arriver là, soit dit en passant, il faudrait quand même bien mal lire les épîtres de l’apôtre, qui sont loin de n’être que des textes théologiques sans portée pratique. En effet, même si elles n’arrivent souvent que dans les deuxièmes parties de ses lettres, les exhortations à une vie d’obéissance et de fidélité au Jésus des évangiles y sont aussi nombreuses…

Les violences faites aux femmes

DE « ME TOO » À « BALANCE TON PORC »

Les langues se délient sur les violences faites aux femmes, notamment dans le milieu des artistes qui est parfois présenté comme en avance sur les évolutions de la société. Une amie photographe m’a raconté que dans le milieu des photographes de mode, elle avait été témoin d’un quasi-droit de cuissage des artistes sur les stagiaires.

Le fondement de l’éthique repose sur l’accueil et le respect de la différence du prochain. Comme la distinction homme/femme apparaît dès les premiers chapitres de la Genèse, elle peut être considérée comme une école de comportement. Un homme qui est respectueux des femmes le sera aussi vis-à-vis de tous ses prochains.

UN EXEMPLE BIBLIQUE

Photo : Gabriel Benois

Le livre des Juges raconte les décennies qui ont suivi l’installation des Hébreux en terre promise. Le long du livre, nous assistons à une dégradation progressive de la situation éthique et spirituelle du peuple. Les derniers chapitres décrivent le désastreux conflit entre les Israélites et la tribu de Benjamin. Suite à un fait divers sordide, les Israélites entrent en guerre contre les Benjaminites et massacrent tous ses membres à part 600 soldats qui se sont retranchés sur un rocher. Quand ils s’aperçoivent de ce qu’ils ont fait, ils se rendent compte qu’il faut reconstituer la tribu. Comme il n’y a plus de femmes, ils décident de s’emparer des vierges d’une ville qui n’a pas participé à la coalition pour les offrir aux Benjaminites, puis d’inviter les fils de Benjamin à se servir en kidnappant les jeunes filles qui s’étaient rassemblées pour une fête religieuse.

On peut se demander ce que ce récit fait dans la Bible. Il est une illustration du verset plusieurs fois répété dans ces chapitres : « En ces jours-là, il n’y avait pas de roi en Israël : chacun faisait ce qui lui convenait. » (Jg 17.6, 18.1, 19.1, 25) Quand il n’y a plus d’autorité pour faire respecter la loi, c’est la loi du n’importe quoi qui s’impose !

ACTUALISATION

Une société peut se juger à la façon dont les sexes se respectent, cela relève de la loi et de l’éducation. Il est juste que la loi sanctionne les comportements violents, mais dans le cas des abus sexuels, les procès se finissent souvent par des non-lieux car il est difficile d’apporter des preuves et c’est parole contre parole.

Quand le devin Balaam a été invité à maudire Israël, il a prononcé des paroles de bénédiction : «Que tes tentes sont belles, ô Jacob, tes demeures, ô Israël ! » (Nb 24.5)

Un commentaire rabbinique explique que Balaam a remarqué que le campement des Hébreux était organisé de telle sorte que les ouvertures des tentes n’étaient jamais les unes en face des autres. Cette disposition préservait l’intimité de chaque famille. Les Hébreux n’avaient pas besoin du regard des autres pour bien se comporter. C’est ce que nous devons transmettre à nos enfants. Un défi pour l’Église !

Une Mennonite Américaine à l’honneur

En février 2013, Loïs Gunden est devenue, à titre posthume, « Juste parmi les nations », titre donné au nom de l’État d’Israël par le mémorial Yad Vashem à Jérusalem. Ce titre est décerné à ceux qui ont mis leur vie en danger pour sauver des juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

QUI ÉTAIT LOÏS GUNDEN ?

Cette jeune mennonite américaine a été envoyée, en 1941, par le Comité central mennonite (MCC) comme volontaire dans le sud de la France afin d’aider le comité de secours mennonite dans l’assistance aux réfugiés. Elle est amenée à diriger la villa Saint-Christophe à Canet-Plage où elle a la responsabilité d’une soixantaine d’enfants, d’abord des Espagnols dont les parents ont fui l’Espagne franquiste et qui sortent du camp de Rivesaltes, à côté de Perpignan, puis des enfants juifs libérés ou échappés du même camp de Rivesaltes. Ce camp devient en 1942 le centre de regroupement des juifs pour la zone Sud. Loïs Gunden est parvenue à faire sortir quelques enfants du camp et à plusieurs reprises, elle aura l’occasion de protéger des enfants juifs contre des policiers français venus les chercher. C’est pour ces actions qu’elle a reçu en 2013 le titre de « Juste parmi les nations ».

Fin janvier 1943, les volontaires américains sont arrêtés et internés en Allemagne. Après une année de résidence surveillée, ils seront échangés contre des prisonniers allemands et embarqueront pour les États-Unis. En février 1943, après la réquisition de la Villa Saint-Christophe par les Allemands, le travail du MCC se poursuivra dans le Lot.

SE SOUVENIR

Crédit photo : Mireille Chiroleu

En juin 2014, une stèle en mémoire de la Villa Saint-Christophe avait été inaugurée. Claude Hege avait assisté à la cérémonie, en tant que représentant des mennonites. À cette occasion, d’anciens enfants juifs passés par la Villa Saint-Christophe et qui considéraient devoir la vie au MCC, ont exprimé leur profonde reconnaissance.

En octobre 2019, c’est une aire de jeux pour enfants qui a reçu le nom de Loïs Gunden. Au vu des activités de Loïs ‒ s’occuper d’une soixantaine d’enfants dans des conditions matérielles très difficiles ‒, le choix d’une aire de jeux pour enfants est pertinent et a du sens.

Dans notre société actuelle où le mot fraternité semble bien moins utilisé que les mots liberté et égalité, il est important de se rappeler les actions courageuses comme celles de Loïs Gunden. Bien sûr cela nous renvoie à la question : qu’aurais-je fait à sa place ?

ET AUJOURD’HUI ?

Cela pose aussi la question, lorsqu’on est chrétien, du rapport aux autorités, d’une désobéissance éventuelle. Dans quelle mesure sommes-nous influencés par la société sur des points aussi importants que le mariage pour tous, les enjeux bioéthiques de début et de fin de vie, l’accueil des migrants…? Paul écrit dans la lettre aux Romains : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait. » (Rm 12.2). La Bible ne répond pas toujours précisément ni directement à certaines questions. Cependant ce qu’elle nous révèle de Dieu permet de discerner les grandes orientations.

Qu’en est-il du commerce des armes ? Si l’on s’en tient à l’Ancien Testament en occultant le commandement « Tu ne tueras point », on ne trouvera probablement pas de réprobation ! Mais l’amour que Jésus-Christ nous demande d’avoir, même envers nos ennemis, ne peut justifier l’usage des armes dans un conflit et par là-même leur commerce. Sur cette question, nous laissons-nous influencer par les arguments de la société comme « si tu veux la paix, prépare la guerre », ou encore, dans les conditions actuelles de chômage, « on ne peut pas se permettre de toucher à la branche de l’armement qui emploie tellement de personnes » ? Ou alors, avec une intelligence renouvelée, voulons nous affirmer que l’argent consacré au marché des armes serait beaucoup mieux employé à favoriser des initiatives de paix ?

Dimanche pour la paix 2020 : « Aux armes, citoyens ! »

« La Commission de Réflexion pour la Paix (CRP) vous propose pour le Dimanche pour la Paix du 8 mars 2020
un Dossier dont le thème est Aux Armes Citoyens ! Un cri de ralliement pour prier, et agir contre le salon
d’armement Euro Satory qui aura lieu du 8 au 12 juin 2020 à Paris. »

Le dossier de préparation du culte inclut :

  • une proposition de déroulement du culte, incluant des chants et des prières, proposée par Sylvain Roussey
  • un canevas pour la prédication par Antoine Nouis
  • une histoire pour les enfants, proposée par Silvie Hege
  • des propositions d’actions concrètes
  • une proposition d’offrande destinée à l’organisation Stop Fuelling War

Le dossier est disponible ici

Chaque année, la Commission de Réflexion pour la Paix des Eglises mennonites de France propose ce Dimanche pour la paix, ainsi qu’un dossier de réflexion et de préparation du culte.

Une voix pour aujourd’hui

Les chrétiens sont les croyants les plus dispersés dans le monde, établis sur tous les continents en grand nombre. D’année en année, le centre de gravité du christianisme se déplace du nord vers le sud et de l’ouest vers l’est. C’est une nouvelle encourageante, les disciples du Christ ont pris au sérieux son ordre missionnaire.

Au fil de leur histoire et de leur expansion, les chrétiens se sont souvent trouvés confrontés à la question de la pertinence de leur foi dans des contextes culturels et sociaux très variés. À la Pentecôte, l’Église naissante a accueilli des juifs de divers lieux de l’Empire romain puis, très vite, des païens dans un contexte multiculturel. Ses responsables ont dû définir les fondements de la foi chrétienne et la façon de la vivre en tous lieux.

VIVRE LA COMMUNION FRATERNELLE

L’apôtre Paul, par sa double appartenance juive et romaine, a particulièrement bien compris la richesse d’un Évangile qui répond aux besoins de toute l’humanité et ne se réduit pas à une culture ou une ethnie (p.12).

En nous intéressant aux préoccupations des Églises mennonites du Burkina Faso (p.13), en priant pour nos frères et sœurs d’Algérie (p.20) et en réfléchissant à la façon de vivre en communautés intergénérationnelles (p.19 et 22) dans nos Églises d’Europe, nous serons au diapason de l’apôtre. Dans ses épîtres, il montre son désir d’aider les communautés chrétiennes de tout l’Empire à vivre concrètement les enseignements du Christ, dans les relations familiales, professionnelles ou dans la cité.

S’ENRACINER EN CHRIST

L’Évangile est une puissance transformatrice (p.18). Paul en est un exemple radical. Sa personnalité peut nous intimider ou certaines de ses affirmations nous interroger (p.10), mais comment ne pas être touchés par sa passion pour Jésus, passion pour le connaître personnellement et le faire connaître ?

Comment, dans notre contexte particulier, avoir cette même passion pour Jésus ? En laissant l’Esprit qui vit en nous nous transformer jour après jour, nous serons les témoins fidèles en actes et en paroles de l’Évangile du Salut, dans nos contextes respectifs, individuellement et en communautés.

Prédication du 12 janvier 2020 | Michaël H. | 2 Chroniques 18 | « Comment discerner la volonté de Dieu ? »

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