Avril 2015

Lettre de Nouvelles N° 15 Avril 2015

1-nathanael-novembre-2014avril-2015

Chers famille et amis,

Il est temps de vous donner des nouvelles. Cela fait déjà 6 mois que je vous ai envoyé mes dernières nouvelles, une saison sèche s’en est allée.
La fin de l’année a été consacrée à reformer les villageois sur l’importance d’améliorer les techniques agricoles tel que vacciner ses animaux pour prévenir les maladies, ou encore comment élever un cochon quand il est dans un en-clos, ou bien pourquoi utiliser des produits naturels pour améliorer le sol de son potager ou prévenir les invasions de pucerons sur ses légumes. Ce sont des notions qui demandent du temps pour être comprises et mises en pratique car abstraites, anticipatives et nouvelles.
Nous avons eu un beau cadeau de Noël pour un village de 120 familles avec la mise en service du système d’adduc-tion d’eau individualisé.

pdfToute la news d’avril 20151.33 Mo

News novembre 2014

Lettre de Nouvelles N° 14 Octobre 2014

1-nathanael-novembre-2014Chers famille et amis,2-nathanael-novembre-2014

C’est avec ce proverbe chinois qui est à la base du déve-loppement communautaire que je vous salue du Laos:
« Dites-moi et je risque d’oublier,
Montrez-moi et j’aurai des chances de me souvenir,
Faites-moi participer et je suis sûre de me souvenir ! »
C’est ce que nous nous efforçons de faire au quotidien et chacun devrait en faire de même ! Former des formateurs locaux qui a leur tour seront à même de former leurs com-munautés. Facile à dire mais en pratique cela demande une débauche d’énergie insoupçonnée. Former des volon-taires de santé, des familles modèles, des responsables de village qui sont les piliers de la communauté demande du temps mais aussi de l’imagination, de la patience, et de la persévérance à répéter, répéter encore, mettre en pratique 1 fois, 2 fois, 3 fois et parfois ce n’est toujours pas acquis. Et oui c’est ici que l’on prend conscience qu’on est chan-ceux, gâté d’avoir grandi dans un pays développé en ayant accès à l’éducation depuis notre plus jeune âge, en étant préparé à anticiper, à prévenir plutôt qu’à guérir, etc.

pdfLa suite de la News2.86 Mo

News juillet 2014

Lettre de nouvelles Juillet 2014

novembre-2013-1Chers famille et amis,
C’est avec ce très beau texte « Seigneur, apprends-moi l’art des petits pas » que je vous salue du Laos.
Cela fait maintenant plus de 6 mois que je n’ai plus donné signe de vie. C’est toujours bien chargé mais aussi très varié avec ce projet communautaire.
En fin d’année nous avons commencé notre pre-mière éducation villageoise sur l’utilité de manger des légumes et de faire un potager toute l’année. Nous avons distribué à plus de 300 familles pauvres un set de graines (amarantes, piment, haricots, coriandre, …) et d’outils de jardinage.
Puis nous avons enchaîné avec une éducation villageoise sur l’hygiène. juin-2014L’hygiène du corps, de la maison, de l’environnement. S’en est suivi une mise en pratique avec le net-toyage du village en brûlant les déchets accumulés depuis des an-nées. Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine car depuis seulement quelques années les villa-geois commencent à accéder à des produits de base, sucrerie, boissons, cigarettes tenu par quelques familles du village. Une fois consommé ou utilisé l’emballage du produit est jeté par terre. Les caféiers derrière chaque maison sont couvert par une couche de déchets (habits, bouteilles, embal-lages, etc), rien n’est brûlé et trié. Le but c’est que chaque famille ait des paniers pour jeter les déchets dedans, creuse un trou pour les brûler et com-mence si possible à trier les déchets. Je dis si possible car c’est déjà un grand challenge d’avoir un panier, d’y jeter les déchets dedans puis de les brûler. Si durant ces 3 ans de projet il y a une prise de conscience qu’il faut protéger l’environnement et ne plus jeter les déchets n’importe où, je peux vous dire que ce sera une grande victoire.

pdfToute la News de juillet3.2 Mo

News Novembre 2013

Lettre de nouvelles de novembre 2013

 

Chers famille et amis,novembre-2013-1

 
Et bien cette fois le projet a bien démarré. Depuis le temps que nous en parlions, nous voilà en plein dans l’action. Et il y a du boulot.
 
Juste pour avoir une idée et pour que vous puissiez vous imaginer un peu la réalité du terrain j’ai trouvé intéressant de partager notre étude que nous avons menée en sep-tembre dans nos 14 villages cibles composés de plus de 6 000 personnes. Durant ces 3 prochaines années nous serons au côté de ces populations. Voici donc les principaux besoins ou problèmes vus par une partie de nos communautés à un moment donné. C’est comme une photo, prise à un instant précis, et qu’il faut rattacher à l’environnement du moment. Mais cela représente bien en général ce à quoi sont confrontés les villageois des 14 villages et les défis qui nous attendent.
 

 

 

Besoins ou problèmes des communautés en pourcentage :

 

novembre-2013-2* 1/ l’accès à l’eau représente 43 % des besoins – problèmes: Ici 15 % de la population manque d’eau au quotidien car le point d’approvi-sionnement est en moyenne de 100 à 500 mètres de la maison. Puis 12 % demandent un captage d’eau de source pour palier au problème de manque d’eau mais la source se trouve souvent de 2 à 4 km du village. Enfin 15 % ont des problèmes d’approvisionnement en eau pour faire des rizières. Les terres sont surélevées par rapport à la rivière ; il faut donc mettre en place un système d’irrigation (barrage avec canaux). Une des conséquence directe est le manque de riz pour de nombreuses familles pendant plusieurs mois de l’année. Elles sont donc con-traintes de faire la culture du riz sur brûlis à plusieurs kilomètres de leurs maisons.
 
 
 
 

Nathanaël Rediger

Nathanaël Rediger, de l’assemblée de Delle, a été recruté par le Service Fraternel d’Entraide (SFE) pour superviser le projet soie sur le plateau des Boloven.

 

Extraits de sa lettre de nouvelles :

NathRed web

Chers famille et amis,

Départ sur les chapeaux de roue !!

Arrivé à Vientiane le 18 août, je suis accueilli par la famille Niess qui va me faire visiter la ville et m’aider à trouver mes premiers repères. Un super cadeau. De même, juste quelques jours avant mon arrivée, la famille Lebreuil faisait aussi ces grands débuts au Laos. Une arrivée simultanée qui m’a permis d’être entouré, moins isolé, de pouvoir vivre ensemble la découverte et de compter les uns sur les autres. Une vraie bouffée d’oxygène.

Le lendemain de mon arrivée je suis déjà dans le vif du sujet, à savoir apprendre le lao. Un démarrage un peu chaotique mais qui s’avère semaine après semaine utile pour s’intégrer, et échanger avec les Lao. J’ai eu la chance d’être dans un petit groupe de 3 personnes pour apprendre la langue. Ce fut plus facile. Le plus dur pour moi c’est le respect des tons. Plusieurs mots s’écrivent à l’identique mais se prononcent différemment et c’est ce qui donne le sens du mot. Attention aux erreurs. Exemple pour mou = cochon et ami. Pas vraiment la même chose. Ces 2 mois de langue ont vraiment été d’une grande aide et permettent une adaptation en douceur.

J’ai aussi pu faire de nombreuses rencontres car presque toutes les ONG ont leurs bases à la capitale. Ainsi notre voisin le plus proche est le MCC.

Transition en douceur:

Ensuite pendant 1 petit mois j’ai pris connaissance du projet en faisant des allers et retours entre le bureau du SFE à Vientiane et puis le Plateau des Bolovens (800 kms). J’ai eu droit au bus V.I.P du Laos, tout confort, conçu spécialement pour les falang (= étrangers = français). Seul bémol, le lit est à taille asiatique (1,70 sur 0,60). Tout est petit ici.

Durant ce temps j’ai appris à connaître l’équipe de travail (13 personnes) tous Lao, à prendre connaissance des activités (production et élevage de vers à soie), à découvrir les vrais plats lao (riz gluant, viande crue, piments à chaque repas, vers grillés, herbes et racines sauvages…) avec une vraie cuisine laotienne (terre battue, cuisson au charbon de bois…). Pas de pain et de dessert. C’est dur, dur mais je n’ai toujours pas perdu un kilo!!!

Nouveau départ :

Depuis le 10 novembre je suis autorisé à vivre sur la ferme, mon lieu de travail même si nous n’avons encore pas obtenu l’accord des autorités pour la poursuite du projet. Je fus accueilli comme un hôte de marque. On me prépara ma chambre avec soin, me cuisine pas épicée, me sert le verre d’eau à chaque fin de repas…. Des attentions auxquelles je ne suis pas habitué mais qui font très plaisir.

La vie en communauté se passe bien pour le moment. Nous sommes 9 à vivre sur le lieu de travail pour la semaine ou plus longtemps.

Sur le terrain c’est passionnant. Pour le moment nous suivons les 150 familles qui ont été équipées durant ces 3 dernières années : nous les aidons à travailler avec plus de rigueur, ceci pour améliorer la qualité des cocons et du fil produit, à se positionner sur le marché et enfin dans un délai plus ou moins bref à devenir indépendante en s’autogérant elles mêmes par l’organisation de groupement.

Tout un programme qui demande patience et persévérance mais qui vaut la peine quant au vue des premiers résultats encourageants.

J’ai pu profiter de la famille Lebreuil, de Christian qui vient aider au bureau par période, des collègues du bureau pour faire des sorties et être invité à découvrir la culture lao riche et variée. Enfin j’ai pu partager avec la famille Amstutz et Aude de bons moments. Très utile car ce sont les sages du projet.

Nathanaël.